Les images diffusées par CNN sur la vente de migrants noirs en Libye remettent cruellement à l'esprit la réalité encore plus atroce à Tindouf, où les enfants de Noirs naissent aussi esclaves et sont "dûment" considérés par le Polisario comme étant "propriété" de leurs maîtres blancs! Les preuves.

Les images diffusées récemment par CNN sur le commerce de migrants noirs en Libye ont provoqué une onde de choc dans l'opinion publique internationale. On ose à peine croire que des pratiques de la tristement célèbre époque de la "traite des noirs" puissent encore exister au XXIe siècle! Pourtant, cette pratique infamante a cours depuis plus de quarante ans à Tindouf et la communauté internationale ne s'est pas inquiétée outre mesure quant à l'existence de cette réalité qui est encore plus crue et plus affligeante. Aucun preux chevalier du droit-de-l'hommisme bon teint, n'a jusqu'ici dénoncé ouvertement cette réalité ayant toujours cours dans les camps de Lahmada et qui surpasse, dans l'échelle de la cruauté, celle que CNN vient de dévoiler, à la surprise, voire la stupéfaction des "bien-pensants"! Vous figureriez-vous que la mise en esclavage des Noirs est institutionnalisée à Tindouf? Il n'y a qu'à consulter ce document "fuité" en 2007 et "dûment" signé par le soi-disant "ministère de la Justice et des affaires religieuses" (de quelle religion se revendiquent les matons stalo-léniniens du Front Polisario?!) pour se rendre à l'affligrante évidence: un maître blanc atteste dans ce document cacheté par ledit "ministère" de la soi-disant "RASD" avoir renoncé à tout droit de propriété sur deux familles de peau noire, dont des enfants nés esclaves!

 

Voilà qui remettrait au second plan les images, quoique "shoking", de la chaîne américaine d'information en continu, puisque, en tout état de cause, ce commerce infamant de migrants noirs ne revêt aucun caractère institutionnel en Libye, même sous l'ancien règne du satrape de Tripoli, feu Mouammar Kadhafi. A Tindouf, la pratique de l'esclavage est non seulement tolérée mais elle fait aussi LOI! Et ce n'est surtout pas ce document que nous reproduisons ci-dessous qui va dire le contraire. Il suffit à lui seul pour démentir les slogans dont se gargarisent hypocritement, et sur tous les toits, le Polisario et son mentor algérien, notamment quand ils prétendent défendre "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination" et "se battre pour la liberté et la dignité des réfugiés sahraouis"!

 

Mais passons, car il y a aussi des images encore davantage assommantes de la pratique d'esclavage à Tindouf mais qui n'ont curieusement pas produit le même effet que celles se rapportant à la mise en vente de migrants noirs en Libye!

 

"Stolen" ou les images "volées" d'enfants nés esclaves à Tindouf!

 

Rappelez-vous: en 2006, deux journalistes du Sydney Morning Herald, Violeta Ayala et Dan Fallshaw, se rendent à Tindouf, à la demande du représentant du Polisario en Australie, un certain Kamel Fadel, pour réaliser un film sur l'aspect humain du conflit du Sahara et mettre la lumière sur le vécu des habitants des camps. L'idée de départ était de réaliser un film de propagande au profit du Polisario, et son sponsor algérien, sur le calvaire qui serait induit de la séparation des familles de part et d'autre du mur de défense marocain. Mais une fois dans les camps, quelle ne fut la surprise des deux reporters en apprenant, par la voix même des habitants, que des familles entières étaient mises en esclavage pour l'incroyable raison qu'elles étaient d'une tout autre couleur de peau! Le déclic a été une rencontre avec "une belle fille noire sahraouie", dénommée "Fetim", "la première personne à nous parler sans évoquer la politique". Premier témoignage, et voilà que les deux reporters sont complètement sidérés au point de décider de changer de piste d'enquête. Ils apprennent que les camps de Tindouf étaient divisés en deux: d'un côté, les noirs de peau et de l'autre, leurs maîtres blancs, les "Bayden", pour reprendre un terme courant dans les camps! Au fil des témoignages, ils découvrent, à leur grande stupéfaction, que les Noirs, ramenés souvent de Mauritanie (les Harratines), n'avaient pas les mêmes droits que ceux qui dirigeaient les camps. "Fetim nous a dit que les Noires étaient toujours des esclaves, qu'elles n'avaient pas le droit de décider avec qui elles allaient se marier, que leurs enfants pouvaient être enlevés et qu'elles n'avaient pas non plus de pouvoir sur leur destin"!

 

Choc chez les deux reporters qui ont finalement décidé de dévoiler au monde cette réalité monstrueuse et montrer le visage hideux du front polisario (une tache noire sur le front de l'humanité) comptable de véritables "crimes contre l'humanité", comme l'avait clamé haut et fort en avril 2013 le juriste espagnol Miguel Angel Puyol Garcia, après avoir vu le film "Stolen" diffusé en 2009 à l'occasion du Festival international du Film de Melbourne. Le juriste espagnol réagissait alors à une recommandation soumise par les Etats-Unis au Conseil de sécurité, en vue d'élargir le mandat de la Minurso au monitoring des droits de l'Homme au Sahara. Il a saisi cette occasion pour dénoncer l'hypocrisie de l'Administration américaine qui voulait bien ouvrir un oeil sur la situation au Sahara, de loin meilleure que celle prévalant en Algérie tout entière, et fermer un autre sur l'affligeante réalité dans le goulag de Tindouf, où des pratiques d'un autre âge ont toujours lieu sans que personne au monde n'ose encore dénoncer, à plus forte raison agir. Jusqu'à quand?

25/11/2017