Pillage et répression élevés au rang de mode de gouvernance par le régime totalitaire du Polisario.

Pas moins de 300 séquestrés issus de Rguibat Bouihates se sont attroupés devant le siège du secrétariat général, à Rabouni, pour dénoncer la chape de plomb répressive qui s’abat sur leur tribu depuis l’été 2014.

Rappelez-vous: en août 2014, la tribu Rguibates Labouihat avait été aux premières lignes pour revendiquer la libération de la fille sahraouie naturalisée espagnole, Mahjouba Mohamed Hamdi Eddef, relâchée en septembre sous une forte pression de l’opinion publique internationale et, faut-il le préciser encore une fois, sur intervention directe des autorités de Madrid.
Cette tristement célèbre affaire aurait pu s’arrêter à ce stade après la relaxe de Mahjouba. Or, ce n’est pas de cette oreille que le Polisario semble l'avoir entendu. Les nervis de Mohamed Abdelaziz ont procédé à une vague d’arrestations dans les rangs de cette tribu. Parmi les personnes arrêtées, plusieurs dizaines sont toujours en détention à la prison-mouroir de Dhaïbia.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle vague contestataire initiée par la même tribu Rguibat Laouihat. Selon les sources du LE360, pas moins de 300 membres de cette tribu ont battu le pavé, le 3 mars, devant le siège du secrétariat général du Polisario pour revendiquer la libération des leurs, en exigeant dédommagement et poursuites judiciaires contre les responsables de cette insoutenable campagne de répression qui les vise particulièrement.
Au cours de ce sit-in, tenu entre 11 et 14 heures, les protestataires ont scandé des slogans révélateurs de cette «hogra» que leur tribu subit, dans sa chair et dans son âme, depuis les mémorables manifestations d’août dernier. «Les Sahraouis ne sont pas à vendre». «Lâche communauté internationale, où sont les droits de l’Homme ?». «Ne sommes-nous pas tous égaux devant la loi ?». C’est au rythme de ces slogans enflammés que les contestataires ont marché, en cette chaude journée du 3 mars, à partir de la région administrative dite "Martyr Al Hafed", vers le siège de Mohamed Abdelaziz, à Rabouni, en passant par celui du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), auquel ils comptaient remettre une lettre criant, à la face du monde, leur ras-le-bol du silence coupable de la communauté internationale. Et notamment de celui de ces inénarrables "preux chevaliers "du droit-de-l’hommisme bon teint, dont cette flamboyante présidente de la Fondation Kennedy, nommément épinglée lors du sit-in du 3 mars. Voilà, c'est dit! Mais elle est où cette dame "qui rit" du calvaire des pauvres séquestrés?!

10/03/2015