Le Sénat français accuse ouvertement l’Algérie de fermer les yeux sur le trafic d’armes en provenance des dépôts libyens. Ce laxisme de la part des décideurs algériens permet à ces armes de parvenir jusqu’aux pays de la région et même en Europe.

 

C’est désormais un fait. Chaque fois que la stabilité et la sécurité de la région de l’Afrique du Nord sont évoquées, l’Algérie se trouve sur la sellette. En effet, un rapport du Sénat français vient de lever toute équivoque dans ce sens.

 

Selon les informations véhiculées par ce rapport, les décideurs algériens ferment les yeux sur le trafic des armes en provenance des dépôts en Libye, un pays qui reste plongé dans le chaos. Ce trafic, précise encore le rapport en question, ne se limite plus aux armes légères comme auparavant, mais il englobe également des armes lourdes.

 

Cet armement, qui traverse l’Algérie, parvient ainsi aux pays de la région et arrive même en Europe. Bien plus, la guerre, qui ravage la Libye, aurait encouragé les trafiquants en tous genres de s’adonner au trafic des armes lourdes, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition de ce week-end  des 9 et 10 juillet.

 

Et de préciser que ce danger, qui guette les pays riverains, a poussé le Maroc à renforcer sa sécurité tout au long de ses frontières avec l’Algérie. Ce rapport des sénateurs français confirme ainsi des informations rapportées par un site américain spécialisé dans les affaires militaires dans le monde, fait remarquer la publication.

 

De même, le rapport de la Haute Chambre du Parlement français accuse l’Algérie d’exercer un chantage sur les Touaregs maliens par ce commerce illégal. Ceci, car ce trafic ne concerne pas uniquement les armes, légères ou lourdes, mais il touche également les produits subventionnés en Algérie.

 

Ainsi, pas moins de 4.640 tonnes de produits subventionnés, transportés par 180 camions, inondent chaque semaine les régions du nord du Mali. Selon la même source, les produits consommables subventionnés en Libye sont également acheminés par les contrebandiers vers le nord du Mali.

 

Par ailleurs, poursuit le quotidien, des rapports occidentaux avaient soulevé ce trafic d’armes qui commence à prendre des proportions alarmantes à cause de la guerre en Libye et le conflit armé au Mali, depuis des années.

 

09/07/2016