Le démantèlement par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) d’un réseau de trafic international de drogue ayant des liens avec des personnes originaires de Tindouf vient "nous rappeler que le trafic de drogue figure parmi tant d’autres activités illicites et de contrebande émanant des camps de Tindouf, sous le contrôle du polisario", a déclaré, vendredi, à la MAP l’ancien diplomate US, Robert Holley. 

 

"Tout d’abord, je souhaite préciser que je ne suis aucunement surpris par l’arrestation de trafiquants de drogue affiliés au polisario", a souligné cet expert des questions maghrébines, ajoutant que "la drogue figure parmi les commodités faisant l’objet, depuis plusieurs années déjà, de contrebande émanant des camps de Tindouf". 

 

Ce genre de trafic, a-t-il fait observer, est "quasi-inévitable quand on a des milliers de jeunes parqués dans les camps de Tindouf, sans perspectives pour eux-mêmes et leurs familles", ajoutant que ces derniers sont les victimes et les otages "de la cupidité et des ambitions personnelles des chefs corrompus du polisario". 

 

"Les camps de Tindouf sont ainsi devenus des fiefs privés du polisario où sévissent l’arbitraire et le non-droit", a déploré M. Holley, en mettant en garde contre "l’explosion de la violence dans ces camps, qui ne surprendra personne". 

 

Il est, en effet, "regrettable que la communauté internationale tarde à désamorcer cette + bombe à retardement + comme l’avait qualifiée le secrétaire général de l’ONU, Ban ki-Moon, lui-même". 

 

"La solution existe déjà", a souligné M. Holley, en faisant état de sa "crainte que rien ne sera fait jusqu’à ce que quelque chose de bien plus grave ne pousse la communauté internationale à donner à cette question l’importance qu’elle mérite". 

 

03/09/2016