Alger : Face à la guerre qui s'entame au Mali, notamment après l'intervention militaire française visant à stopper l’offensive des groupes terroristes vers le sud de ce pays; le président algérien Abdelaziz Bouteflika n'a pas encore réagi à cette "guerre".

Dès le départ, Alger a refusé l’option militaire, privilégiant « le dialogue » et la concertation politique. Alger a pris l’initiative de parrainer « un accord » avec Ansar Dine, perçu par Paris comme un groupe terroriste, et avec le MNLA, Mouvement de libération de l’Azawad. Les deux groupes se sont engagés à «s’abstenir de toute action susceptible d’engendrer une situation de confrontation et toute forme d’hostilité dans la zone qu’ils contrôlent». 

 

Toutefois, Abdelaziz Bouteflika n’a rien dit face à tout ceci. Samedi, l’agence officielle APS a laborieusement rappelé que Bouteflika a, dans une interview à l’agence française AFP, déclaré que l’Algérie préconise «une solution politique négociée entre le gouvernement malien et les groupes de la rébellion malienne qui acceptent de rester dans la communauté nationale et qui se démarquent, nettement, des activités terroristes et criminelles»; assure le site algérie TSA. 

 

Par ailleurs, le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, Amar Belani a assuré, après l’intervention militaire française, que «L’Algérie condamne avec la dernière énergie les incursions et les attaques menées par les groupes terroristes dans la région de Mopti qu’elle considère comme une nouvelle agression contre l’intégrité territoriale du Mali ». 

 

Cependant, les médias algériens se demandent ce qui reste de la position, présentée comme doctrinaire, de l’Algérie sur le refus de l’intervention militaire étrangère au Sahel, et de l’engagement pris par l’Algérie avec des groupes tels qu’Ansar Dine, qui sont subitement devenus des « groupes terroristes ?». 

 

C'est dire que la diplomatie algérienne s'est tirée une balle dans le pied, selon la même source.

14/01/2013