Le rapporteur de la commission Développement du Parlement européen, Cristian Dan Preda, a recommandé au Parlement européen d'approuver la conclusion du protocole de pêche entre le Maroc et l'Union européenne.

Dans son projet d'avis sur ce protocole qui sera examiné mardi au sein de la commission Développement, l'eurodéputé du Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens) souligne que l'approbation du nouveau protocole renforcera le partenariat entre l'UE et le Maroc et contribuera au développement de la filière pêche. 

 

Pour ces raisons et bien d'autres, l'eurodéputé roumain a invité les parlementaires européens à saisir l'occasion que représente cet accord pour collaborer de manière constructive avec le partenaire marocain afin de promouvoir 'nos valeurs et objectifs communs''. 

 

Il a également mis en avant l'importance particulière de cet accord qui représente environ un quart du budget que la DG MARE (La direction générale des affaires maritimes et de la pêche) alloue aux accords de pêche bilatéraux, notant que les améliorations apportées par ce protocole répondent dans une large mesure aux exigences formulées par le Parlement européen en décembre 2011. 

 

Le rapporteur de la commission Développement a expliqué à ce propos que le principe de durabilité a été bien pris en compte lors des négociations dans la mesure où les deux parties ont pleinement tenu compte des rapports scientifiques relatifs à l'état des stocks et à leur évolution probable, ainsi qu'à l'évaluation du niveau d'utilisation des possibilités de pêche prévues dans le protocole précédent. 

 

L'accord consolide aussi les dispositions de contrôle des quantités capturées par les navires de pêches de l'Union européenne à travers la mise en place de missions conjointes, la présence de marins marocains à bord des navires de l'Union et le renforcement du système de suivi par satellite. 

 

Le protocole est également conforme aux exigences en matière de développement car près de la moitié de la contrepartie financière (14 millions d'euros) sera consacrée à la promotion du secteur de la pêche au Maroc et profitera plus particulièrement au plan Halieutis, qui vise à renforcer la durabilité, la performance et la compétitivité de ce secteur économique au cours de la période 2010-2020, a-t-il insisté. 

 

Dan Preda a, en outre, fait observer que la particularité de cet accord réside aussi dans le fait qu'il a été conclu entre deux partenaires qui partagent une frontière commune et qui ont décidé de renforcer leurs relations politiques et de s'acheminer vers une intégration progressive de leurs économies. 

 

'L'accord d'association entré en vigueur en 2000 et le statut avancé accordé au Maroc en 2008 démontrent la volonté des deux parties de continuer à renforcer leurs relations bilatérales'', a noté le parlementaire européen qui a rappelé que le Maroc est le premier pays du voisinage européen à avoir obtenu un statut avancé il y a 5 ans et 'reste l'un des plus proches alliés de l'Europe dans une région en proie aux troubles''. 

 

Conclu pour une durée de quatre ans, le nouveau protocole prévoit six catégories de pêche avec une réduction des possibilités de pêche par rapport au précédent en autorisant 126 navires européens contre 137 auparavant. 

 

Ce protocole, dont la contrepartie financière totale annuelle estimée se chiffre à 40 millions d'euros, dont 14 millions dédiés au renforcement économique du secteur de la pêche nationale, a pour objectif principal d'offrir des possibilités de pêche pour les navires de l'UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible. 

 

Il vise aussi à renforcer la coopération entre Rabat et Bruxelles en vue de l'instauration d'un cadre de partenariat pour le développement d'une politique de pêche durable qui bénéficie aux deux parties.

05/11/2013