Rabat - L'Union des écrivains du Maroc (UEM) a qualifié la proposition de modification du mandat de la MINURSO de parti pris flagrant pour la thèse des séparatistes, qui ont longtemps fabriqué de toutes pièces et avec le soutien de l'Etat algérien tous les prétextes possibles pour entrainer les Nations unies dans des positions aux antipodes du processus de règlement par les négociations.

Dans un communiqué parvenu jeudi à la MAP, l'UEM met en garde contre ce retournement dangereux de l'administration américaine, qui s'est laissée entrainer par les mensonges véhiculés par le front du Polisario, hérité de la guerre froide et de la pensée totalitaire. 

 

Il exprime son souhait de voir Washington revenir sur sa position et ne jamais traiter, au même pied d'égalité, un Etat imbu d'une volonté constante de consécration d'une réelle démocratie, considéré comme l'un des piliers de la sécurité et la stabilité dans la région maghrébine et qui a toujours appartenu au monde libre, et des groupuscules qui se sont approvisionnés en armes de pays qui étaient de tout temps contre les principes de la légalité internationale et les valeurs de liberté et de démocratie espérés par les peuples. 

 

Ces groupes, poursuit le document, ont dressé un rideau de fer sur les camps et pris des expatriés sahraouis comme otages qu'ils monnayent dans des marchés politiques douteux. 

 

L'UEM note une contradiction claire entre le contenu du dernier rapport présenté par le secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité et la proposition de modification du mandat de la MINURSO, car le dit-rapport avait salué les développements positifs dans le domaine des droits de l'Homme au Maroc, qui permettent même aux parties pro-Polisario dans les provinces du sud d'exprimer publiquement leur position séparatiste. 

 

Dans l'autre camp, relève le communiqué, le polisario et sa marraine l'Algérie rejettent toute procédure de recensement intègre et indépendant par le Haut commissariat de l'ONU des réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf, s'interrogeant dans ce sens sur la partie qui viole alors les droits de l'homme. 

 

S'il arrive que le Conseil de sécurité tombe dans ce piège, il quittera son rôle de facilitateur du processus de règlement politique pacifique, négocié et accepté par toutes les parties, pour revenir au point zéro de la crise, considère l'Union des écrivains du Maroc, ajoutant qu'une telle situation serait un coup dur aux efforts pacifiques continus. 

 

L'organisation s'est dite étonnée qu'un tel projet de recommandation soit une initiative de l'administration américaine, ce qui a constitué un choc pour l'opinion publique marocaine dans toutes ses composantes. 

 

Elle appelle, dans ce sens, intellectuels, créateurs et défenseurs de la liberté d'exercer une pression morale sur l'administration américaine et sur toutes les parties qui soutiennent cette proposition de nature à faire durer la tension dans l'entourage maghrébin, à la lumière des dangers qui guettent la paix et la stabilité dans la région du sahel et le sud du Sahara. Des zones, poursuit l'Union, où des forces aspirent créer un Etat factice dans le corps maghrébin, alors que tous ses tissus historiques et sa nature géographique rejettent cette idée qui contraste avec la logique des alliances fortes auxquelles tous les pays et peuples s'acheminent. 

 

L'UEM forme le vÂœu de voir les bons offices et les consultations en cours avec les pays membres du Conseil de sécurité déboucher sur le rejet de cette proposition, quelle que soit sa forme, et que les efforts diplomatiques se poursuivent pour parvenir à un règlement pacifique définitif, en se basant sur le projet d'autonomie élargie présenté par le Maroc. Laquelle proposition qui a été salué par le Conseil de sécurité comme étant sérieuse, crédible et une base flexible pour un règlement qui écarte le spectre de l'anarchie et de la guerre de la région maghrébine, dans un contexte international troublé. 

 

 

Le conflit du Sahara dit occidental, rappelle-t-on, est un conflit artificiel imposé au Maroc par l'Algérie. Le Polisario, un mouvement séparatiste soutenu par le pouvoir algérien, revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. 

 

Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une solution du conflit basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain et une intégration économique et sécuritaire régionale.

 

19/04/2013