A la veille du CS sur le Sahara : L’Algérie à la manœuvre

Rabat rejette toute tentative de biaiser la mission de l’envoyé spécial du SG de l’ONU et de la MINURSO

Le conseil de sécurité (CS) doit se pencher, à nouveau, sur le conflit opposant le Maroc à l’Algérie, le 27 octobre courant. L’envoyé spécial du SG de l’ONU chargé de faciliter les négociations entre les parties, Christopher Ross, n’aura vraiment rien à présenter à ce conseil. Il s’est contenté depuis un certain temps de mener sa mission auprès d’une partie, avec laquelle il a prouvé avoir beaucoup d’affinité. Le Maroc, qui a demandé au SG de l’ONU de clarifier la mission de Ross, ne l’a pas accueilli depuis la décision du conseil de sécurité de proroger le mandat du MINURSO en avril dernier. La demande marocaine lors d’un entretien téléphonique avec Ban Ki Moon. Le roi avait insisté sur « l’impératif de préserver les paramètres de la négociation tels qu’ils sont définis par le conseil de sécurité, de sauvegarder le cadre et les modalités de l’implication de l’ONU et d’éviter les approches partiales et les options périlleuses » ajoutant que « tout écart de cette voie serait fatal pour le processus en cours et porteur de danger pour toute l’implication de l’ONU dans le dossier ».

Cet entretien exprimait, de la manière la plus claire, le de toute rejet tentative de biaiser la mission de l’envoyé spécial du SG de l’ONU et de la MINURSO et de mettre en échec la proposition d’autonomie des provinces du sud présentée par le Maroc, et qualifiée de sérieuse et crédible par le CS et par les puissances et les sages du monde. Le retour en arrière, sous aucun prétexte, serait considéré par le Maroc comme une prise de position hostile à ses intérêts nationaux.

La diplomatie algérienne, secondée par les séparatistes, s’est déployée dernièrement pour mettre la pression sur les membres du conseil de sécurité afin de changer la mission du MINURSO en le chargeant de contrôler le respect des droits de l’Homme. Ce déploiement survient avant que le contenu du rapport de Christopher ne soit connu, mais compte sur lui pour influencer les positions. D’ailleurs Ross a été critiqué par des représentants des membres permanents pour avoir pris des écarts par rapport à sa mission.

18/10/2014