Des victimes des exactions du polisario ont livré, lors du FMDH, à Brasilia, des témoignages accablants sur les souffrances psychiques et physiques qu'elles ont endurées durant leur détention dans les geôles de ce mouvement séparatiste.

«Les tortionnaires du polisario enfonçaient sous terre, sous un soleil de plomb, les individus enlevés puis séquestrés dans une grande prison dite «Tindouf», où sont commises toutes sortes d'atrocités et de crimes contre l'humanité».

«Les dirigeants algériens et du polisario imposent un black out total dans ce territoire algérien de peur de voir leurs agissements dévoilés à la Communauté internationale». Ce sont là quelques uns des témoignages vivants et accablants de personnes ayant enduré toutes sortes de tortures de la part des dirigeants du polisario dans les camps de Tindouf, des témoignages livrés lors d'un débat sur «les droits de l'homme et la paix», organisé dans le cadre du Forum mondial des droits de l'Homme (FMDH) qui se tient du 10 au 13 décembre à Brasilia. Abdellah Lamani et Saâdani Maoulainine, victimes des atrocités du polisario et membres de la délégation marocaine présente au Forum, ont fait part, dans des déclarations à la MAP, en marge du forum, des souffrances psychiques et physiques qu'ils ont endurées de longues années durant dans ces camps de la honte.

La militante des droits de l'Homme, Saâdani, qui incarne un exemple vivant parmi des milliers qui subissent le même sort à Tindouf par le polisario qui ne sait pratiquer qu'un seul langage, celui de la torture et des violations des droits de l'Homme, n'a cessé de répéter que ce mouvement fait un fonds de commerce des souffrances des Sahraouis, à travers le recours à sa stratégie préférée: celle de la désinformation qu'il mène depuis 38 ans en Amérique comme partout dans le monde. Racontant en détail ses souffrances, avec une difficulté apparente de retenir ses larmes, Saâdani a révélé qu'elle était la première personne à être torturée en public, en compagnie de sa mère et de son père, alors que son âge ne dépassait pas 5 ans.

«Imaginez l'effet que cela produirait chez une enfant de ce bas âge qui avait du mal à comprendre les raisons de ces actes de violence et de cette agressivité, en violation flagrante des droits humains».  Devant une assistance très émue, la militante qui a vu le jour à Tindouf, a réitéré que «le polisario n'est pas le représentant légitime des Sahraouis», que le projet d'autonomie, présenté par le Maroc constitue la seule alternative pour un règlement de ce vieux conflit et que les Sahraouis en ont ras-le-bol de l'entêtement des dirigeants du polisario à maintenir le «non réglement».

Elle a ajouté avoir ensuite été déportée à Cuba, alors qu'elle n'avait pas encore 10 ans, pour retourner, 17 ans après dans les camps de Tindouf et apprendre que son père y a perdu la vie et que sa mère a eu la chance de pouvoir fuir vers le Maroc. «Le pire, raconte-t-elle, c'est que mon tortionnaire occupait toujours à cette époque un poste ministériel».

Lors de ce débat, axé principalament sur la question palestinienne, le polisario, fidèle à sa tradition, a voulu, sans succès, assimiler son cas à cette cause, par la voix de son représentant au Brésil. Ce dernier est intervenu, dans une vaine tentative, pour convaincre les participants de la similitude des deux cas, afin de gagner leur sympatie vis-à-vis d'une cause fictive et perdue d'avance. Mais, son vœux n'a duré que le temps de son intervention, car il ne s'attendait pas aux réactions fortes et immédiates des membres de la délégation marocaine participant au Forum.

Dans son intervention, le représentant du mouvement séparatiste n'a fait que répéter un discours obsolète, fondé sur des mensonges et des tergiversations. Néanmoins, après l'intervention de Saâdani, les Brésiliens et Latino-américains qui se sont habitués à n'entendre qu'une seule version des faits, se sont rendus à l'évidence en écoutant patiemment le témoignage objectif et poignant d'une véritable victime des bourreaux de Tindouf. Pour sa part, Lamani a dit se souvenir de de son enlèvement en 1980 par les éléments du polisario, jusqu'aux moindres détails, alors qu'il n'avait rien à voir avec l'armée ou les armes.

Il a été détenu pendant 23 ans dans les géôles de Tindouf où il a subi différentes formes de torture, en compagnie de milliers d'autres civils et militaires marocains. Il a été enlevé avec 7 autres civils à bord d'un autocar dans les provinces du sud du Royaume, à proximité des frontières avec l'Algérie, imputant aux autorités algériennes la pleine responsabilité des violations passées et en cours des droits de l'Homme. Après 22 ans de sa détention, Lamani a sorti un livre dans les géôles du polisario intitulé «l'horreur» dont le titre en dit long sur les atrocités commises à l'encontre de la population de Tindouf. Il a, par ailleurs, appelé à ce qu'une commission internationale des droits de l'Homme puisse y effectuer une visite pour se rendre compte de cette réalité amère et prendre connaissance des preuves irréfutables sur la situation alarmante et déplorable des droits humains dans ce coin du monde. 

14/12/2013