L’agence de presse algérienne (APS) nous apprend qu’un accord de jumelage a été signé en 2004 entre Alger et l’un des camps de réfugiés à Tindouf, dit «El Ayoun». Mon œil !

Approchez, mesdames, messieurs. Il se passe quelque chose d’exceptionnel chez le voisin de l’est. «Un accord de coopération entre la commune d’Alger centre et la wilaya d’El Ayoun (camp de réfugiés sahraouis) a été signé mardi à Alger dans le cadre de l’accord de jumelage entre les deux villes signé en 2004», claironne l’agence de presse algérienne.

 

La nouvelle, rapportée par l’APS, est on ne peut plus édifiante. C’est la première fois que l’on apprend qu’il existe un accord de jumelage entre Alger et un camp de réfugiés sahraouis. Et pourtant, cet accord, d’après nos confrères de l’APS, a été signé il y a maintenant 12 ans !

 

Mais comment un acte de cette ampleur a-t-il pu être conclu sans que personne au monde, à part évidemment nos confrères de l’APS, s’en rende compte ?

 

C’est chose faite. Simplement, la ficelle est trop grosse pour passer inaperçue. Quoi ? Accord de jumelage entre Alger et un camp d’infortune baptisé du nom de «El Ayoun», devenu «Wilaya» sous la plume de l’auteur de cette «illumination» ?

 

Circulez, rentrez, il n’y a rien à voir. A part, -et c’est sûr-, que l'agence officielle du voisin de l'est a pour injonction de balancer autant que possible des sujets qui contrarient le Maroc. Ne trouvant rien à se mettre sous la dent, elle sort de son chapeau un jumelage entre Alger et un camp du Polisario et le saupoudre avec un zest d'actualité. Le tout donne un ragot qui fait rire même les dromadaires du Sahara.

11/05/2016