Les Etats-Unis ont considéré les propos tenus par le SG de l’ONU, au sujet du Sahara marocain, comme étant «un appel à aggraver la situation sécuritaire dans la région», en soulignant la nécessité de s’en tenir à l’obligation de neutralité par rapport au conflit.

Washington est «mécontente» du SG de l’ONU et l’aura fait savoir. «Des sources bien informées ont révélé que les Etats-Unis ont manifesté leur mécontentement à l’encontre de la position prise par le SG de l’ONU, Ban Ki-Moon, lors de sa visite, samedi dernier, à Tindouf», indique Al Massae dans son édition de ce week-end (12-13 mars).

 

«Les Etats-Unis d’Amérique ont reçu les propos tenus par le SG de l’ONU comme un appel pour aggraver la situation sécuritaire dans la région», affirment les sources d’Al Massae, précisant que Washington «refuse catégoriquement» la position litigieuse prise par Ban Ki-moon, en contradiction avec le rôle qui lui est dévolu en tant que facilitateur du dialogue entre les parties au conflit.

 

«Les Etats-Unis appuient les résolutions du Conseil de sécurité», instance décisive des Nations unies et, du coup, la seule habilitée à statuer sur le conflit autour du Sahara, relève encore Al Massae.

Et de préciser que «les Etats-Unis d’Amérique défendront leur position durant la discussion du rapport qui sera présenté au mois d’avril prochain par le SG de l’ONU au sujet du Sahara».

Une position qui fait d’ailleurs l’unanimité au sein du Conseil de sécurité, qui soutient les efforts «sérieux» et «crédibles» du royaume du Maroc pour trouver une solution politique définitive, juste et durable au conflit créé autour du Sahara.

 

«Le Conseil de sécurité demeurera fidèle à son choix de départ, soit à la recherche d’une solution équitable acceptée par les parties au conflit», aura précisé Washington, se démarquant ainsi clairement des propos «politiquement inappropriés» tenus par le SG sortant de l’ONU qui, à l’opposé de tous ses prédécesseurs, a failli à son obligation de neutralité pour exprimer un parti pris flagrant en faveur de la partie adverse.

 

Pour rappel, le SG de l'ONU a qualifié d'"occupation le recouvrement par le Maroc de son intégrité territoriale" lors de son équipée hasardeuse samedi dernier du côté de Tindouf, suscitant une riposte ferme et vigoureuse du gouvernement du royaume du Maroc qui a dénoncé des "dérapages verbaux" et une capitulation devant les maîtres-chanteurs algéro-séparatistes.

12/03/2016