La République de Zambie a décidé de retirer sa reconnaissance de la "RASD" et de rompre ses relations diplomatiques avec cette entité, a déclaré, samedi soir à Rabat, le ministre zambien des Affaires étrangères, Harry Kalaba. Une grande percée marocaine dans la citadelle africaine anglosaxonne.

 

Cette décision a été annoncée par le chef de la diplomatie zambienne, à l'issue d'un entretien avec le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Nacer Bourita.

 

La République de la Zambie rejoint ainsi le cortège de plus en plus important des pays africains ayant désavoué la "RASD" et plante un nouveau clou à cette entité soutenue par Alger financièrement, diplomatiquement et militairement depuis l'éclatement du conflit en 1973 autour du Sahara marocain. Près d'une vingtaine de pays africains sur cinquante-quatre reconnaissent aujourd'hui cette entité qui va en s'effilochant.

 

La décision de Lusaka est d'autant plus significative que la Zambie, pays d'Afrique australe, est gouvernée aujourd'hui par un parti socialiste et fait partie d'un environnement africain anglosaxon généralement acquis à la thèse séparatiste.

 

Avec cette décision, le Maroc entame ainsi une grande brèche dans un "Commonwealth" africain souvent considéré comme une "citadelle algérienne imprenable", la République de la Zambie ayant des frontières communes avec le Botswana et le Mozambique qui sont connus pour leurs positions résolument hostiles à l'intégrité territoriale du Maroc.

 

La décision de Lusaka, capitale de la République de Zambie, est d'autant plus opportune qu'elle présidera l'année prochaine l'Union africaine, devenue une chasse gardée du trio Alger, Abuja (Nigeria) et Johannesbourg (Afrique du Sud).

 

Cette décision intervient alors qu'Alger veut radicaliser davantage sa position à l'égard de la première cause nationale, le Sahara marocain, en  imposant à la tête du Polisario et de la "RASD" un "faucon des faucons" du mouvement séparatiste, en l'occurence l'ancien "ambassadeur" de la "RASD" et néanmoins tortionnaire Brahim Ghali qui fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 à son encontre par l'Associaition des disparus victimes du Polisario auprès de l'Audience nationale, plus haute juridiction en Espagne.

 

Une position qui venant d'un régime algérien dictatorial et déconnecté de la réalité ne devrait pas étonner. Pas plus d'ailleurs que sa chute qui commence à se préciser à l'horizon, autant que cette entité fantoche autoproclamée "RASD" qu'il a créée et qu'il continue d'entretienir au détriment du peuple algérien frère.

 

10/07/2016