Bien avant le procès de Mohamed Dihani, les médias du Polisario ont «fait preuve» d’attaques systématiques contre le Maroc. Une manœuvre qui visait à détourner les regards sur les faits retenus contre un présumé terroriste.

Les sites électroniques partisans de la thèse séparatiste et du Front Polisario ont publié récemment une série d’articles et un enregistrement vidéo révélant les supplices qu’aurait subis le détenu saharaoui Mohammed Dihani, condamné à une peine de 10 ans d’incarcération à purger à la prison de Salé 2, une peine réduite à six années d’emprisonnement en appel, ce lundi.

En vertu des déclarations recueillies par ledit enregistrement vidéos et les articles publiés, le détenu sus-mentionné prétend d’avoir subi des actes systématiques de torture au sein de l’établissement pénitentiaire, de même que la soit disant « organisation saharaouie pour la défense des victimes des atteintes aux droits de l’homme commises par l’État marocain » a affirmé Mohammed Dihani qui fait l’objet, au cours du mois d’avril 2010, d’un enlèvement de la part des éléments des services de renseignement civil (la DST), pour être victime d’une détention arbitraire pendant 6 mois dans un local secret situé à la ville de Témara durant laquelle il a enduré des actes de tortures, avant de subir les mêmes calvaires de la part du directeur de l’établissement pénitentiaire de Salé et ses adjoints en février de l’année 2012. La Délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, a démenti, dans un communiqué officiel, le fait que le détenu Mohammed Dihan a fait l’objet de quelconque traitement ou comportement portant atteinte à son intégrité physique ou dégradant de sa dignité. D’un autre côté, des sources judiciaires ont précisé que Mohammed Dihani a été arrêté par les éléments de la brigade nationale de la police judiciaire au cours du mois d’octobre 2010 à la ville de Laâyoune, avant d’être mis, sous la supervision du Parquet compétent, sous mandat de dépôt à la prison locale de Salé 2, pour être condamné en 2011 à 10 ans de prison ferme pour organisation de malfaiteurs visant la préparation et la perpétration d’actes terroristes portant atteintes à l’ordre public, et l’appartenance à une organisation religieuse non reconnue.

implication dans des faits de terrorisme

Dans ce même contexte, une source policière a affirmé que l’arrestation de Mohammed Dihani a été opérée suite à une suspicion de son implication dans le tissu de liens opérationnels avec les réseaux d’AQMI en Algérie, en vertu desquels Mohamed Dihani a sollicité un soutien matériel et logistique pour s’approprier un local à Laâyoune devant servir d’atelier pour fabriquer des explosifs en prévision de la perpétration d’attentats terroristes contre les intérêts nationaux ainsi qu’étrangers sur le territoire marocain.  La même source a dévoilé que les projets terroristes de Mohammed Dihani ont dépassé les frontières nationales, pour arriver à une coordination étroite avec les activistes d’Al-Qaïda en Algérie pour « triompher » l’image de l’Islam, à travers la planification et la programmation d’actes terroristes en Italie, notamment contres des intellectuels qui ne partagent pas leurs idées et des personnalités chrétiennes ainsi que dans des lieux publics italiens. Selon des sources bien informées, la campagne menée par les médias pro-polisario avait comme objectif d’influencer la justice marocaine qui avait fixé la date du 15 avril pour statuer en appel sur le dossier Dihani. D’autant plus que ces sorties médiatiques s’inscrivaient dans la perspective d’exercer une pression politique sur les autorités marocaines, en concordance avec la visite de l’envoyé spécial de l’ONU au Sahara marocain ainsi que la publication du rapport du SG Onusien sur la situation dans les provinces du sud.

17/04/2013