Les citoyens sahraouis des provinces du Sud du Maroc, toutes tendance politiques et statut social confondus, ont réitéré en 2012 leur attachement à l'intégrité territoriale du Royaume et à l'initiative marocaine d'autonomie en tant que seule solution à même de résoudre le conflit artificiel sur le Sahara.

Cet engagement a été exprimé ostensiblement par la population de ces provinces durant plusieurs occasions et rencontres tenues avec des responsables onusiens et des militants des droits de l'Homme qui avaient visité la région en 2012, au moment où de plus en plus de voix se sont élevées au sein des camps de Tindouf pour récuser la propagande tendancieuse du polisario et ses thèses séparatistes obsolètes. Concrètement, plusieurs bénéficiaires de l'opération d'échange de visites familiales, pilotée par le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) entre les camps de Tindouf et les provinces du sud du Royaume, ont décidé de s'installer définitivement dans la mère patrie et de ne pas retourner dans les camps de Tindouf.

De même, les chioukhs et notables des tribus sahraouies ont renouvelé leur attachement à l'initiative d'autonomie au Sahara et souligné les liens de la Beia (allégeance) entre les habitants de la région et les Souverains du Maroc, lors d'une rencontre avec des membres de la Fondation Robert Kennedy pour la justice et les droits de l'Homme, qui avait visité les provinces du Sud en août dernier.

Dans le même ordre d'idées, ils ont affirmé que les manœuvres ourdies par les ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume ne vont pas faire fléchir la détermination des populations sahraouies à continuer de soutenir le projet d'autonomie en tant que solution réaliste, qui jouit d'un large appui au niveau international, soulignant que cette proposition est de nature à garantir la dignité, la liberté et les droits de cette population, contrairement à ce qu'endurent les Marocains séquestrés à Tindouf victimes d'exactions et de persécution.

Les chioukhs et notables ont réaffirmé leur indéfectible attachement au glorieux Trône Alaouite auquel ils sont unis par le pacte d'allégeance depuis des lustres, rappelant que les réalisations et les grands chantiers ouverts dans les provinces sahariennes, notamment dans les domaines des infrastructures et du développement social, témoignent de l'engagement du Royaume sur la voie de la modernisation, de l'édification et de la démocratisation.

Dans le même sillage, les acteurs de la société civile et les élus locaux des provinces du Sud ont eux aussi réaffirmé leur attachement à la marocanité du Sahara et au plan d'autonomie au cours des rencontres avec les deux militantes américaines de droits de l'Homme, Nancy Huff et Kathryn Porter Cameron, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, Juan E. Méndez, et l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Christopher Ross.

S'agissant des conditions déplorables des Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, les acteurs sahraouis, dont la Ligue des défenseurs des droits de l'Homme au Sahara et l'Association des portés disparus du polisario, ont dénoncé les violations graves des droits de l'Homme dans ces camps. Les deux ONG ont pointé du doigt des genres de torture que subissent les séquestrés de Tindouf.

Cette situation honteuse a conduit beaucoup de bénéficiaires de l'opération d'échange de visites familiales à rester parmi les leurs au Maroc, la Mère patrie.

Le libre choix de ces personnes vient réaffirmer la volonté sincère des citoyens sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf de mettre un terme au calvaire vécu dans ces camps, situés sur le territoire algérien et dans lesquels le "polisario" commet de graves violations des droits de l'Homme, dont ont témoigné plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme, allant de la torture et de l'enlèvement jusqu'au détournement de l'aide humanitaire destinée aux populations des camps.

04/01/2013