1- La région du Sahara bénéficie d’un programme ambitieux de développement durable dans le cadre d’une approche globale qui prend en considération, conformément à la légalité et au droit international, l'intérêt et les revendications socio-économiques exprimées par les populations locales soit directement, soit à travers les instances élues et les représentants de la société civile. 2- Aucune instance internationale reconnue n’a qualifié l’exploitation par le Maroc des ressources naturelles vivantes ou non vivantes, d’actes illégaux de pillage au détriment des habitants de la région. 3- A cet égard, le Conseiller Juridique a conclu, dans son avis au Conseil de Sécurité en date du 12 février 2002, que : • Les Contrats de prospection signés par le Maroc aux larges des provinces du Sud ne sont pas illégaux (paragraphe 25); • L’exploitation des ressources naturelles est conforme au droit international si elle se fait au bénéfice des populations, en leur nom, ou en consultation avec leurs représentants. Le Conseiller Juridique n’a pas affirmé, comme le prétend l’Algérie que « toute exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental constitue une violation du droit international et du statut applicable aux territoires non autonomes ». 4- Concrètement, un budget important a été consacré, depuis 1976, au développement de cette région. Cet effort qui dépasse, de très loin, les recettes générées par l’exploitation des ressources naturelles se déclinent comme suit : • Pour la période 2001/2005, un montant de 9.5 milliards de dirhams/an en moyenne a été consacré aux provinces du Sud; • Depuis la création de l’Agence de développement des provinces du Sud, l’État a consacré plus de 7,7 milliards de dirhams pour la période de 2006 à 2009. 5- Cet effort considérable, explique largement, le fait que l’indice de développement humain dans cette région soit aujourd’hui supérieur à la moyenne nationale (Scolarisation, santé, éducation, accès aux infrastructures…). 6- En outre, la contre partie financière de l’accord de pêche Maroc/UE est à la fois dérisoire et incomparable avec les moyens financiers débloqués par le Maroc pour assurer le développement de ce secteur (ports, villages de pêche, infrastructures portuaires…) : 7- Concernant les phosphates, le gisement de Phos-Boucraa, ne représente qu’une partie minime et insignifiante aussi bien des ventes que des réserves de l’OCP. Le maintien de son exploitation, s’explique avant tout par des raisons sociales dictées par la nécessité de préserver les emplois des personnes déjà engagées qui font vivre plus de 700 familles.