Ni le régime algérien, ni les ONG internationales y compris l’ONU ne peuvent ignorer l’histoire millénaire qui a toujours lié le royaume du Maroc à son Sahara. C’est là une vérité qui sort des lèvres d’un expert américain en matière de sécurité et de lutte anti-terroriste. Joe Grieboski a dernièrement affirmé que le plan d'autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, procède d'une vérité historique et d'une réalité sur le terrain que nul ne peut ignorer. Cette proposition comme solution consensuelle au vieux conflit du Sahara Occidental, assure-t-il, reflète la bonne foi du Maroc face aux "mauvaises intentions du Polisario et de ses soutiens algériens".

Ce plan présente aussi l'avantage de mettre fin aux souffrances qu'endurent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, explique l’expert américain. Ces campements constituent le théâtre de violations caractérisées des droits de l'Homme par le Polisario, au mépris des conventions internationales, ajoute-t-il, stigmatisant les méthodes totalitaires et répressives utilisées pour bâillonner ces réfugiés et attenter à leur intégrité physique et morale.

 

Pour preuves, Joe Grieboski cite les récits et témoignages d’anciens dirigeants dissidents du Polisario et des nombreux Sahraouis ayant réussi à s'extraire des camps de Tindouf au péril de leur vie, pour aller retrouver leur terre natale au sud du Maroc. L’expert cite également le cas des militants comme Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui souffrent aujourd'hui parce qu'ils ont osé s'élever contre la pensée unique, érigée en mode de gouvernante par les hommes forts du Polisario, et déclarer publiquement leur soutien au plan marocain d'autonomie.

Pour l’expert américain, la proposition marocaine constitue pour le moment, la seule solution viable pour résoudre ce conflit et il incombe désormais à la communauté internationale de faire pression sur l'Algérie et le Polisario afin qu'ils se rendent à l'évidence. Au passage, Grieboski a mis en garde contre le statu quo, qui, soutient-il, constitue un terrain fertile aux dérives mafieuses et terroristes dans les camps et une menace pour la stabilité et la sécurité en Afrique du nord et dans la région du Sahel.

Il revient aussi à l’Onu et au Conseil de sécurité, de mettre pression sur Alger et la direction du mouvement séparatiste, pour les dissuader de persister dans leur déni de la vérité aussi bien historique que factuelle.

13/11/2012