La dynamique politique suscitée par l’Initiative marocaine

1. Constatant l’inapplicabilité du Plan de règlement et l’absence d’accord entre les parties sur la mise en œuvre des plans Baker 1 (2001) et 2 (2003), le Conseil de Sécurité n’a cessé, depuis 2004, d’appeler les parties à « mettre fin à l’impasse et à progresser vers une solution politique définitive et mutuellement acceptable » du différend régional sur le Sahara marocain. Le Conseil a, ainsi, demandé aux parties d’être les initiatrices et les promotrices d’une solution politique de compromis.

2. En réponse à cet appel, le Royaume du Maroc a soumis une initiative d’autonomie substantielle, novatrice et conforme au droit international.

3. Depuis son lancement, cette proposition de compromis a recueilli l’appui de nombreux pays, engendré une nouvelle dynamique au sein du Conseil de Sécurité, qui a qualifié les efforts qui la sous-tendent de « sérieux et crédibles ». Elle a permis l’ouverture, souhaitée, de négociations (4 rounds formels de négociations et 3 réunions informelles).

4. Les différentes résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité ont progressivement conforté la démarche marocaine et consacré la prééminence de l’Initiative marocaine d’autonomie. Elles ont, également, souligné l’importance du « réalisme et de l’esprit de compromis », deux vertus cardinales de cette Initiative, et appelé à des négociations intenses et substantielles sur cette base.

La stratégie de blocage et de diversion menée par les autres parties

1- En revanche, la position de l’Algérie et du polisario continue d’être fondée sur une lecture biaisée et orientée du principe de l’autodétermination et une philosophie contraire à l’orientation donnée par le Conseil de sécurité et souhaitée par la communauté internationale pour la résolution de ce différend régional.

2- Parallèlement à la politique d’immobilisme et aux tactiques d’obstruction au niveau des négociations, l’Algérie et le polisario ont multiplié les tentatives pour faire déraper le processus, à travers une instrumentalisation systématique de la question des droits de l’Homme.

3- Dans ce contexte, les autres parties ne reculent devant rien pour retarder l’avènement d’une solution réaliste et de compromis à ce différend. Elles font de l’instrumentalisation des droits de l’Homme leur outil stratégique pour « asphyxier » le processus de négociation politique et torpiller l’élan positif créé par l’Initiative marocaine d’autonomie.

4- Ainsi, et exploitant le climat d’ouverture politique et l’élargissement des espaces de libertés dans le Royaume, les autres parties ont mené des manœuvres de diversion, des actions de manipulation et des actes de provocation, brandissant cyniquement l’étendard des droits de l’Homme et faisant « feu de tout bois ».

5- Ces opérations récurrentes, volontairement provocatrices et tapageuses visent, en fait, à masquer le refus des autres parties à s’engager dans des négociations de fond. Elles contribuent, également, à entretenir un statu quo, porteur de tensions politiques et de dangers sécuritaires dans toute la région.

6- Ces opérations ont atteint un seuil nouveau et extrêmement préoccupant lors de l’affaire du campement de Gdeim Izik (voir note spécifique sur ces événements).

7- Dans ce contexte, les autres parties, avec l’appui de certains milieux politiques, associatifs et médiatiques ont eu recours à la désinformation et à la manipulation, en travestissant la réalité dans une tentative d’émouvoir l’opinion publique internationale.

L’impératif de préserver le processus de négociation

1- Le Royaume du Maroc demeure engagé à poursuivre la négociation et réaffirme sa volonté politique d’avancer vers une solution politique de compromis.

2- Les autres parties devraient se départir de la posture de blocage et de leur stratégie de déviation et s’inscrire résolument et de bonne foi dans la recherche d’une solution réaliste et réalisable porteuse de paix, de stabilité et de prospérité au Maghreb.

3- Les membres de la communauté internationale devraient soutenir la dynamique de négociation et dénoncer la stratégie, largement dévoilée, de l’Algérie et du polisario visant à contrecarrer la dynamique politique actuelle et à saboter le processus de négociations en cours.

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