Echéances politiques et provinces du Sud : Un exemple d'unité nationale

A l'approche du scrutin du 25 novembre 2011, une information relatée dans la presse électronique nationale dispose que des partisans de la thèse séparatiste, et derrière eux le Polisario et l'Algérie, se sont mobilisés dans les provinces du Sud pour convaincre les citoyens de boycotter les urnes. Ils auraient même lancé une campagne dénommée « La campagne sahraouie pour le boycott des élections ». Ces éléments perturbateurs, qui recourent pour ce faire à la rumeur, à la falsification des faits et à la diffusion des propos mensongers, laisseraient entendre que « la participation au scrutin ne fera que faire perdurer la prétendue occupation des provinces du Sud ». Parmi les rumeurs les plus insensées qu'ils ont propagées, le fait que la tribu Izerguine, l'une des tribus sahraouies les plus connues pour leur patriotisme et leur engagement en faveur de la marocanité du Sahara, compte s'abstenir le jour du vote.

Signalons tout d'abord que la tribu Izerguine n'a pas tardé à diffuser un communiqué à l'attention de l'opinion publique, nationale et internationale, dans lequel elle confirme sa participation aux élections précitées, met en exergue le climat de confiance et de transparence dans lequel se déroule la période électorale et dénigre les propos véhiculés à son endroit. D'autres tribus sahraouies ont adopté la même démarche. A proprement parler, les Marocains en général et les Sahraouis en particulier sont désormais habitués à ce genre de pratiques d'intoxication récurrentes, devenues une constante dans le comportement du tandem algéro-polisarien. Ce dernier ne trouve pas meilleurs moyens que la propagande et la surenchère pour se maintenir au devant de la scène.

Par ailleurs, au-delà de cette réalité désormais apparente que représente la mobilisation massive des populations du Sud à l'occasion de chaque échéance politique nationale, la démarche du Polisario et de ses mentors témoigne de la faiblesse de leur position, de la crise interne qui les déchire et de leur incapacité désormais à trouver des arguments pour contrer la thèse marocaine et pour nuire aux liens historiques et juridiques qui relient le Sahara aux autres régions du Royaume. En effet, depuis plusieurs années, les provinces du Sud ont donné l'exemple aux autres régions marocaines en matière de maturité politique et de sens de l'engagement national. A titre d'illustration, lors des élections législatives de 2007 et communales de 2009, le taux de participation dans ces provinces a dépassé les 67% alors que la moyenne nationale s'articulait autour de 36% pour les législatives et 51% pour les communales. De plus, lors du référendum constitutionnel du 1er juillet 2011, la moyenne de participation au Sud a varié entre 84 et 92%. Ce qui constitue un score très élevé. Ainsi, la région Guelmim-Smara a enregistré un score de 86,76%, la région Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra celui de 84,05% et la région Oued Eddahab-Lagouira le score le plus élevé qui a atteint 92,19%. Rappelons à juste titre que le taux de participation au niveau national a été de l'ordre de 72,65%.

Ces taux de participation élevés, renouvelés à l'occasion de chaque échéance nationale, électorale soit-elle ou référendaire, ne laisse planer aucun doute sur l'attachement des populations du Sud à leur marocanité et leur adhésion aux institutions du pays et au processus démocratique en cours. Les prochaines élections ne dérogeront sans doute pas à la règle. Aux autres régions du Royaume de tirer les leçons qui s'imposent.

Centre d'Etudes Internationales

03/10/2012