Relations politiques / visites

Nos relations bilatérales, excellentes, sont marquées par un dialogue dense et régulier depuis le milieu des années 1990. Le Roi Mohammed VI avait choisi la France pour effectuer sa première visite d’Etat à l’étranger en mars 2000. Il a également été le premier chef d’Etat à être reçu par le Président François Hollande, une semaine après la passation de pouvoir. Cet entretien a été l’occasion de réaffirmer la place exceptionnelle qu’accorde la France à ses relations bilatérales avec le Maroc.

Les rencontres annuelles au niveau des Chefs de gouvernement, mises en place depuis 1997, ont permis de rapprocher notre dialogue politique du niveau de celui que nous entretenons avec nos partenaires européens les plus proches. Elles témoignent de la solidarité de la France avec le Maroc. La Xème rencontre a eu lieu le 2 juillet 2010 à Paris. Elle a réuni le Premier ministre François Fillon et son homologue, M. Abbas El Fassi, qui ont présidé ensemble un séminaire intergouvernemental rassemblant quinze ministres des deux pays. Une dizaine d’accords et de conventions ont été signés à cette occasion, notamment dans le domaine de l’énergie et du développement humain. La XIème RHN a eu lieu les 12 et 13 décembre au Maroc, coprésidée par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault et le Chef du Gouvernement Abdelilah Benkirane.

Relations économiques

La France est le premier partenaire commercial du Maroc en 2011. Les échanges commerciaux franco-marocains se sont élevés à 7,4 milliards d’euros en 2011.

En 2011, la France est restée le premier fournisseur du Maroc, avec 13,9% de part de marché. Toutefois, en dépit de la progression régulière de nos exportations, notre part de marché est en régression depuis 2000 en raison de l’ouverture du marché marocain, qui profite largement aux pays émergents (la Chine devenant le troisième fournisseur du Maroc en 2009).

La France est également le premier client du Maroc dont elle a absorbe 20,3% des exportations en 2011, après un déclin régulier depuis plusieurs années. Les exportations marocaines à destination de la France sont concentrées sur les produits textiles, les composants électriques et électroniques et les produits agroalimentaires.

La croissance du tourisme et l’importance des capitaux en provenance de France ont par ailleurs caractérisé nos relations économiques avec le Maroc pendant la décennie 2000.

La France est le premier pays d’origine des transferts de capitaux des Marocains résidents à l’étranger (MRE), avec 2 milliards d’euros transférés au Maroc en 2010, représentant 41% du total des transferts des MRE. Les Français constituent par ailleurs le premier contingent de touristes au Maroc (3,3 millions de visiteurs en 2011, soit près de 36% des arrivées en 2010) et les recettes associées à ce flux sont évaluées à 1,7 milliards d’euros. Les transferts de capitaux en provenance de France jouent ainsi un rôle déterminant dans l’équilibre de la balance des paiements marocaine, puisqu’ils permettent de compenser en partie le déficit commercial croissant de ce pays.

La France maintient par ailleurs son rang de premier investisseur étranger au Maroc.

En 2011, le flux d’investissements directs français au Maroc s’est élevé à 760 millions d’euros et la France détient 51% du stock total des IDE au Maroc. A cet égard, le Maroc est avec la Chine et l’Inde l’un des trois principaux pays de destination des investissements français à l’étranger. Enfin, l’implantation de Renault-Nissan à Tanger devrait, compte tenu des investissements directs prévus par l’entreprise (de 600 millions à 1 milliard d’euros) et de ceux probables de ses sous-traitants, générer un flux d’IDE français important au cours des prochaines années.

Le nombre de filiales d’entreprises françaises au Maroc serait de 750 sociétés employant plus de 80 000 personnes. Il convient d’y ajouter les très nombreuses sociétés marocaines dirigées par des entrepreneurs français ou à capitaux français. La plupart des grands groupes français sont présents au Maroc (36 entreprises du CAC 40, dont Total, Vivendi Universal, Suez, EDF, Renault, Saint Gobain, Veolia, Casino, Alcatel, Alstom, Aventis, Bouygues, EADS, Vinci, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Axa, …) mais les PME y sont également de plus en plus actives.

Le volume de placements concessionnels de l’AFD au Maroc sur la période 2010-2012 s’élève à 720 millions d’euros et les engagements cumulés de l’AFD sur cette période sont de un milliard d’euros.

 

Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre coopération s’inscrit dans le cadre suivant :

 les priorités définies par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) et les orientations établies lors des rencontres des Premiers ministres ;

 la Convention de partenariat du 24 juillet 2003 créant le Conseil d’orientation et de pilotage du partenariat (COPP) franco-marocain.

 le Document cadre de partenariat (DCP) signé le 13 juin 2006, qui fixe les orientations stratégiques autour d’axes prioritaires : la gouvernance, la lutte contre la pauvreté et le développement durable ; la dimension culturelle du développement ; et la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le développement.

Dans le domaine de l’éducation, les trente établissements français au Maroc (dont vingt-trois établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) accueillent près de 31000 élèves en 2012, dont la moitié de marocains. L’Institut français du Maroc, créé le 1er janvier 2012, compte onze sites (Agadir, Casablanca, Fès, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat, Kenitra, Tanger, Tetouan, El Jadida), deux Alliances françaises (Essaouira et Safi) et un espace Campus-France rattaché à l’IF de Rabat, assurant ainsi une présence active et notable dans le pays. Les 32 000 étudiants marocains constituent le premier contingent d’étudiants étrangers en France.

La langue française jouit du statut d’une véritable seconde langue au Maroc (on estime que 40% de la population peut s’exprimer en français). Notre appui au français, qui privilégie la formation des maîtres, vise à consolider cette position.

Le Maroc est le premier bénéficiaire des concours de l’Agence française de développement. Les engagements nets de l’AFD s’élèvent aujourd’hui à 1,7 milliards d’euros (dont 300 millions d’engagements de Proparco, filiale privée du groupe AFD), principalement dans les secteurs de l’eau, de l’environnement et des infrastructures socio-économiques ; ils s’orientent également depuis peu vers les domaines de l’éducation et la formation professionnelle.

La France a fournit plus du quart de l’aide publique nette reçue par le Maroc en 2010, avec 192 M€ d’aide bilatérale. Le Maroc est inscrit dans la zone de solidarité prioritaire. En 2012, sur l’enveloppe globale de coopération de 9,1 millions d’euros, 750 000 € relèvent du Fonds de solidarité prioritaire.

06/02/2013