New York - Le groupe des amis du Sahara doit réfléchir aux conséquences de toute tentative visant à altérer le mandat de la MINURSO, a affirmé l'universitaire et ancien haut fonctionnaire de l'ONU, Abdelkader Abbadi.

Avant d'entreprendre quoique ce soit au sein du Conseil de sécurité, le groupe des amis du Sahara doit prendre en compte et réfléchir aux répercussions et conséquences possibles de toute tentative touchant à la sécurité et à la souveraineté nationale, a affirmé à la MAP à New York, Abdelkader Abbadi, spécialiste des questions du CS. 

 

Le groupe des amis (du Sahara) devrait comprendre que dans le cas échéant, le peuple marocain ne resterait pas indifférent et ne se comporterait pas en spectateur, a averti cet universitaire basé à New York. 

 

Le peuple marocain est solidement uni derrière son Roi concernant le Sahara et ce consensus national constitue le rempart qui briserait toute tentative visant à toucher à l'intégrité territoriale du Royaume, a dit Abbadi. 

 

Le peuple marocain ira jusqu'au bout pour la défense de son intégrité territoriale, et la marocanité du Sahara est la première cause nationale, et le groupe des amis devrait prendre en considération cette réalité, a poursuivi Abbadi, auteur d'un ouvrage qui vient de parraître sur le Maroc indépendant, dont un chapitre traite de la question du Sahara marocain. 

 

Quant à parler de la situation des droits de l'Homme, le Maroc a été à maintes reprises cité en modèle, notamment dans le monde arabe, par la communauté internationale, a tenu à rappeler Abbadi qui a exercé aux Nations Unies de 1967 à 1997, où il a occupé notamment le poste de directeur politique dans le département du Conseil de sécurité. 

 

Dès lors, soulever cette question ici et aujourd'hui ne peut que provoquer naturellement la surprise, a dit Abbadi, exprimant toutefois l'espoir que le groupe des amis appréciera à leur juste valeur les efforts déployés par le Maroc dans ce domaine. 

 

Outre les Etats-Unis d'Amérique, le Groupe des amis du Sahara comprend la France, l'Espagne, le Royaume-Uni et la Russie. 

 

Une réunion consacrée aux derniers développements de la question nationale s'était tenue, lundi dernier au Cabinet Royal, en présence de Conseillers du Souverain, du Chef du Gouvernement, des leaders des partis politiques, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement. 

 

 

Cette réunion a été consacrée aux derniers développements concernant la question nationale au sein des Nations Unies, et plus particulièrement certaines initiatives tendant à dénaturer le mandat de la MINURSO. 

 

Le conflit du Sahara dit occidental, rappelle-t-on, est un conflit imposé au Maroc par l'Algérie qui finance et héberge sur son territoire à Tindouf le mouvement séparatiste du Polisario. Ce mouvement est soutenu par le pouvoir algérien et revendique la création d'un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une intégration économique et sécuritaire régionale.

 

20/04/2013