Rabat - L’élaboration d’un nouveau modèle de développement économique et social des provinces du Sud dont la note de cadrage a été présentée, mercredi au Roi Mohammed VI, par le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), obéit à une démarche largement participative, en ce que cette instance s’attachera, à faire de ce chantier un exemple abouti en termes d’implication effective des populations concernées et de concertation avec l’ensemble des acteurs .

C’est à n’en pas douter l’un des gages essentiels de la réussite de ce modèle, appelé à concrétiser le système de régionalisation avancée, telle que prévue par la Constitution du Royaume. 

 

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), de par sa vocation d’institution constitutionnelle assurant des missions consultatives en matière d’orientation générale de la politique de l’Etat sur les thématiques économique, sociale et environnementale, se voit ainsi confier, un rôle clé pour mener à bien ce chantier d’envergure, partant de sa vocation en tant qu’instance dont les avis sont la résultante de la convergence de différentes composantes de la société et des forces vives du pays et qui se prévaut d’une expertise avérée et d’une grande capacité d’écoute des différentes sensibilités. 

 

Le Roi avait, en effet, souligné, dans le discours du 6 novembre 2012 que, vu ce projet ambitieux, et compte tenu de ce dont dispose le Conseil Economique, Social et Environnemental en termes de compétences, d’attributions et de composition plurielle, il est le plus apte à en assurer la préparation suivant une approche participative permettant la participation des populations concernées et le concours de tous les acteurs nationaux . 

 

En droite ligne des orientations royales prodiguées à cet effet, le CESE avait mis en place une commission ad hoc et pluridisciplinaire dédiée à l’élaboration du nouveau modèle de développement économique et social des provinces du Sud, dont la mouture finale sera fin prête au mois d’octobre 2013. 

 

L’enjeu majeur de ce chantier prioritaire consistera à assurer l’éclosion d’un système qui favorise un développement économique, social, culturel et environnemental au bénéfice et au service des populations locales concernées tel que l’a souligné Chakib Benmoussa, président du CESE dans son allocution prononcée devant le Roi. 

 

La note de cadrage sur le modèle de développement des provinces du sud constitue donc la première étape dans le processus d’élaboration de ce projet d’envergure. Un modèle, qui mettra à contribution, outre les compétences reconnues du CESE, d’abord les populations de ces provinces, à travers notamment leurs instances représentatives et les différentes potentialités du tissu sociétal, et ce dans le respect des paramètres qui ont été précédemment explicités par le Roi Mohammed VI. 

 

En effet, l’anniversaire du recouvrement par le Maroc de ses provinces du Sud avait été saisi par le Souverain pour insister sur l’impératif de consolider les réalisations historiques accomplies et de conforter la dynamique réformatrice enclenchée dans les différents domaines. 

 

En cohérence avec cette vision, le Roi avait affirmé l’engagement à mettre en oeuvre la régionalisation avancée, en commençant, en premier lieu, par Nos provinces du Sud, au regard de la possibilité qu’elle offre aux populations de participer à la gestion de leurs affaires locales et de contribuer au développement humain intégré et durable . 

 

Le Souverain avait, dans ce sens, appelé de ses voeux l’élaboration d’un modèle de développement régional intégré et rigoureux, s’appliquant à une échelle la plus large possible et visant à créer une synergie et une complémentarité salutaires de façon favoriser la mise en place d’un système économique régional, qui soit favorable à la croissance et à la création de richesses et générateur d’emplois, notamment au profit des jeunes . 

 

Dans le cadre de la réflexion conduite sous l’égide du Conseil économique, social et environnemental, il s’agit de donner effectivement sa pleine consistance à la régionalisation avancée, selon une approche qui embrassera en profondeur l’ensemble des thématiques de sorte à conforter le modèle de société novateur garant de l’unité et de l’intégrité territoriale du Royaume et inspirateur de la dynamique de développement tous azimuts qui devra permettre d’amarrer le pays au concert des Nations en phase avec l’évolution et le progrès. 

 

Il n’est pas inutile de rappeler dans ce contexte que cette démarche inclusive et novatrice procède de la foi inébranlable en la justesse de la cause de l’unité territoriale nationale et de l’attachement du Royaume à ses valeurs patriotiques qui lui interdisent de se laisser imposer par les attitudes obstructionnistes d’adversaires tablant sur l’immobilisme et le pourrissement de la situation régionale. 

 

Le Roi a été effectivement très explicite à ce sujet dans son discours à l’occasion du 37 ème anniversaire de la Marche verte en affirmant que le Maroc, de par le devoir qui lui incombe vis-à-vis des populations de son Sahara, ne permettra en aucune manière et sous aucun prétexte que le sort de son Sahara soit tributaire des calculs et des basses manoeuvres des autres parties , d’où l’option pertinente du Royaume de conforter les processus de développement et de modernisation à travers la mise en oeuvre judicieuse de la régionalisation avancée, en commençant, en premier lieu, par les provinces du Sud. 

 

Il s’agit en l’occurrence d’élargir le champ de participation des populations dans la gestion de leurs affaires locales et leur permettre de contribuer plus activement au développement humain intégré et durable, avec des effets ricochets attendus en matière de dynamisation sociétale et d’émergence de nouvelles élites, notamment parmi les femmes et les jeunes, dans le cadre du jeu démocratique sain et ouvert.

 

03/01/2013