Décidément, la guerre au Mali tourne à la débâcle pour le Polisario à tous points de vue. Une source bien informée à Tindouf assurent que l’agitation du dirigeant du Front Mohamed Abdelaziz ne fait que s’aggraver avec la multiplication des arrestations de membres du Polisario sur le front malien. Aucun doute ne subsiste plus sur la présence de combattants du Polisario aux côtés des groupes terroristes présents dans le Nord du Mali. Une réalité qui rend malade non seulement Mohamed Abdelaziz, mais d’autres dirigeants du Front séparatiste, qui bénéficie de soutien militaire de l’Algérie et de l’accueil sur son territoire. Tous les chefs du Polisario sont conscients que la mort, annoncée mais non confirmée, de Abdelhamid Abou Zeid et de Mokhtar Belmokhtar, a fortement desservi le front séparatiste, selon la même source. La forte médiatisation de la mort de deux principaux émirs d’Aqmi dans les combats au Mali, a collatéralement braqué les projecteurs sur le Polisario, dont des combattants ont été capturés par les forces tchadiennes et maliennes.

 

L’embarras de Mohamed Abdelaziz n’a d’ailleurs pas baissé depuis que Tiéman Coulibaly, le ministre malien des affaires étrangères, a confirmé personnellement la présence de combattants du Polisario parmi les groupes jihadistes éparpillés dans les vastes espaces désertiques sahélo-sahariens. Mais ce qui a achevé d’atterrer Mohamed Abdelaziz, ce sont les larges échos faits par les médias africains et internationaux aux combats qui se déroulent au Mali, avec leurs lots de morts et de prisonniers, y compris parmi les sahraouis du Polisario. Les affrontements et les bilans ont été commentés en long et en large par le quotidien français Le Figaro et, surtout, par France 24, la chaîne qui dispose d’une large audience au Maghreb et en Afrique francophone.

07/03/2013