Le verdict n’a été sollicité ni d’une juridiction internationale, ni d’un cabinet conseil. C’est plutôt un pays souverain, de surcroit européen se prévalant d’une longue tradition démocratique qui l’a assené : la pseudo ”rasd” ne dispose ni d’un territoire, ni d’un peuple, encore moins d’une autorité effective pour être reconnue en tant qu’Etat. Elle ne remplit donc pas les critères de reconnaissance tels qu’ils sont définis par le droit international, avait affirmé le ministère suédois des Affaires étrangères dans un communiqué publié quelques heures après l’adoption par le parlement suédois d’une motion appelant le gouvernement à reconnaitre l’entité fantomatique. Plus qu’une position. La fin de non-recevoir du gouvernement suédois est une sentence sans appel, avec de lourdes conséquences juridico-politiques sur le cours de cette affaire montée de toutes pièces par Alger et financée, depuis des décennies, à coup de milliards de dollars au détriment du contribuable algérien. Et ce n’est pas d’une certaine presse algérienne, porte-voix privilégié des séparatistes et principal relais de leur machine propagandiste, qu’il faut attendre une attitude de bon sens qui reconnaît le bien-fondé de la position du Maroc. Loin s’en faut, puisque cette presse est passée maitresse dans l’antimarocanisme primaire pour mieux occulter les vrais problèmes dans lesquels se débat le peuple algérien. Et à quelque chose malheur est bon. La motion concoctée par une majorité de circonstance, pour précipitée et irréfléchie qu’elle fut, n’aura pas été une mauvaise chose. La question du Sahara est désormais perçue dans sa dimension réelle, délestée des affabulations que font circuler les détracteurs du Royaume. Le Maroc est dans son Sahara, et sa cause, qui a tant souffert des reniements et incartades politiques de certains Etats et organisations, se trouve aujourd’hui confortée à la faveur d’un vieux principe de droit international : La reconnaissance d’un Etat suppose l’existence d’un territoire, d’un peuple et d’une autorité effective. Or, dans le cas d’espèce, l’inconsistance de la position polisarienne est criarde. La soi-disant ”victoire diplomatique” du polisario et de ses acolytes n’aura donc été qu’une chimère, et la grossièreté de la manipulation a été telle que les autorités suédoises, soucieuses de leur crédibilité internationale, ont considéré de leur devoir de s’exprimer clairement et rapidement, en remettant à l’ordre les protagonistes de cette motion ridicule. En Suède, c’est le gouvernement qui décide en matière de reconnaissance d’un Etat , souligne encore le ministère des affaires étrangères. Et de faire valoir à bon escient qu”’ aucun pays de l’Union européenne ne reconnait la prétendue +rasd+”. Le gouvernement suédois donne ainsi une leçon magistrale à l’Union africaine et à tous ceux qui nourrissent le dessein obscur de créer une entité artificielle aux fins fonds du Sahara et de confier ses destinées à une bande de malfrats dont la collusion avec les pires réseaux de trafic de tout genre n’est plus a démontrer. Nul ne peut désormais douter de la justesse de la cause sacrée du Maroc et de ses droits légitimes et historiques sur son Sahara. map

   Par : Adil ZAARI JABIRI Rabat  -

Source : http://www.oujdacity.net/national-article-70914-fr/

12/12/2012