11 membres des forces de sécurité avaient trouvé la mort suite à des agressions programmées.

Très attendu, après avoir été reporté à plusieurs reprises, ce procès suscite un vif débat dont les retombées médiatiques internationales semblent davantage en extrapoler la portée que faciliter la compréhension de ses tenants et aboutissants. Le fait a toujours été avéré, mais une ahurissante mauvaise foi l’entoure, elle est plus claire. Dans l’affaire en question, ce sont les forces de sécurité, les membres des Forces auxiliaires qui ont été victimes des violences et des assauts que les occupants du camp de Gdim Izik avaient lancés contre eux.

Rappel des faits

Ce sont 11 membres des forces de sécurité qui y avaient trouvé la mort, ensuite plusieurs blessés graves qui ont fait les frais des agressions programmées…Le démantèlement du camp illégal avait servi de prétexte à certains de ses habitants, noyautés comme on le constatera quelques heures plus tard, par le polisario : les images avaient démontré de manière plus que claire leur filiation et leur appartenance au mouvement séparatiste qui les instrumentalisait à des fins de déstabilisation avérée. Cette affaire a suscité une flambée de réactions et de commentaires, mais elle a posé également un problème d’autant plus grave qu’il relevait, encore une fois, de l’amalgame pur et simple.

Depuis deux ans en effet le procès des 24 détenus, relevant ni plus ni moins du droit commun et de la cour pénale, attendait d’être fixé et tenu comme il se doit. On ne comprend pas, ou peu en tout cas, que l’audience ait été renvoyée et reportée, alors que la procédures de l’instruction, les preuves, les pièces nécessaires, les pièces à conviction étaient réunies…C’est peu dire que les adversaires du Maroc, polisario et associations diverses qui le soutiennent, en Espagne, en Grande Bretagne voire en Italie ont eu, à la fois le temps et les moyens pour se mobiliser en faveur des séparatistes. L’instrumentalisation par le polisario et les services algériens des événements de Gdim Izik a été d’autant plus sournoise et bien orchestrée qu’elle a été , habilement, inscrite dans le cadre de cette polémique astucieuse, montée de toutes pièces, de ce qu’on a appelé les droits de l’Homme…Diplomates algériens, leurs suppôts aux Nations-unies, polisario bien entendu, des associations diverses qui bénéficient des largesses et des fonds des services algériens ont confectionné la mascarade des droits de l’Homme au Sahara, ils l’ont entretenue et mythifiée, à telle enseigne que la MINURSO (Mission des Nations-unies pour le Sahara) s’est trouvée obligée de créer une section de ce genre, au grand dam du Maroc…

Manque de réflexe et de communication

Les événements de Gdim Izik , pour avoir été efficacement instrumentalisés par le polisario et ses commanditaires, sont venus donc conforter la mauvaise fois des adversaires du Maroc. Non seulement la théorie des droits de l’Homme bafoués au Sahara a gagné en crédit, mais le gouvernement marocain n’a pas su, ou n’a pu lui rétorquer avec efficience et lui opposer la parade nécessaire et convaincante. C’est si vrai que beaucoup estiment qu’il a manqué de réflexe et d’une communication idoine. Sinon, pourquoi avoir attendu plus de deux ans avant d’organiser un procès en bonne et due forme, avec l’assurance et l’aisance qu’une procédure judiciaire argumentée et juste lui donnerait raison ? On s’en rend compte, en plus de la mauvaise gestion qui a caractérisé en son temps l’opération de démantèlement, que la suite des événements – autrement dit, l’impact sur l’opinion régionale et internationale, la mise en perspective des retombées qui en ont découlé – a été laissée au hasard, alimentant de prises de position injustes ou erronées, des critiques inappropriées et, surtout, grossissant les rangs des pseudo défenseurs des droits de l’Homme au Sahara… Au silence incompréhensible des autorités marocaines a correspondu, manifestement, l’activisme redoublé du polisario et de ses stipendiés. Aujourd’hui encore, faut-il répéter que les autorités marocaines risquent d’être dépassées ? Alors qu’elles peuvent arguer mille fois, argumenter preuves à l’appui que les morts dans ces événements tragiques se comptent dans les rangs des forces de l’ordre et des forces auxiliaires et non dans ceux des populations  affublées par la propagande du polisario de « sahraouies » pour les distinguer des autres, créant à vrai dire le mythe trompeur d’un affrontement entre ces dernières et « l’occupant marocain » !…Si le polisario n’était pas si impliqué jusqu’au cou dans cette tragédie, s’il n’en était pas le principal instigateur, pourquoi se serait-il démené avec tant d’acharnement, une propagande et des moyens faramineux pour mobiliser associations et groupes de pression, en Europe notamment ?  Le polisario veut organiser le procès du Maroc à l’échelle européenne, en se livrant à la surenchère, au lobbying habituel, la diplomatie et les fonds algériens aidant, pour donner crédit à la fumeuse théorie des « violations des droits de l’Homme au Sahara » ! D’un rassemblement de sympathisants à la saisine de juges observateurs, la campagne de mobilisation du polisario entend prendre de court le Maroc sur une question majeure, les droits de l’Homme dont, pourtant et « a contrario », il ne devrait éprouver aucun complexe…Pour la simple raison que les droits de l’Homme ont subi le traitement le plus moderne et le plus dynamique, avec en prime – ce qui n’existe nulle part ailleurs – la création d’un Conseil national qui leur est dévoué…

30/01/2013