efforts du Roi et du peuple marocains pour faire éclater la vérité quant aux manigances visant à déstabiliser le Maroc ayant été couronnés de succès, c’est un grand Ouf ! de soulagement qui a été poussé par toutes les composantes de la société marocaine. Des congratulations ont été échangées, dont certaines, fort appréciées, sous la coupole du Parlement. 

La tentative désespérée de porter atteinte à la Souveraineté du Maroc en fourvoyant une proposition d’étendre les prérogatives de la MINURSO pour englober le contrôle des droits de l’Homme dans nos provinces du Sud a été avortée. Le Maroc a convaincu de sa volonté, son habilité et son aptitude à exercer par lui-même ce contrôle. A quelques rares exceptions, tout le monde s’accorde sur le fait que notre pays a réalisé une percée indéniable sur l’ensemble de ses territoires en matière de droits humains. Sur le plan national, il est vrai que, profitant de la liberté d’expression qui est désormais une règle garantie, des voix discordantes se sont manifestées. Au final, elles en ont eu pour leur grade, dénoncées comme étant les apôtres de la 5ème colonne, lesquels s’illustrent dans l’anti-patriotisme. Trêve de fourberie. 

Maintenant, il est grand temps que cette affaire de notre intégrité territoriale soit définitivement réglée, à la lumière de notre initiative d’autonomie s’entend. La Communauté internationale est appelée à se prononcer de la manière la plus claire. Il ne doit plus être permis que l’ONU se laisse berner par les manœuvres insidieuses des ennemis déclarés, non seulement de notre intégrité territoriale, mais également de tout essor économico-social que nous puissions réaliser, en tant que Maroc ou en tant que Maghreb.

Il est indispensable, pour sa crédibilité, voire pour sa viabilité, que l’ONU se prémunisse comme il se doit de tout glissement vers la partialité, contre toute influence perverse, contre toute forme d’instrumentalisation. Le «Machin» - comme De Gaule la désignait - ne doit pas perdre de vue le contexte historique, la réalité présente et les enjeux géostratégiques dans notre région. 

Le monde évolue et des changements remarquables interviennent dans les relations interplanétaires. Les Nations Unies se doivent de les assimiler. Au 21ème siècle, il n’est plus question de s’éterniser devant une situation quelle qu’elle soit qui exige un traitement communautaire. A fortiori une situation où tout est clair. Depuis un demi-siècle, Alger cherche à nuire aux intérêts du Maroc, tournant le dos à tous ses efforts de détendre l’atmosphère et d’instaurer des relations de bon voisinage où tout le monde est gagnant. Alger vivant mal son indépendance, et ses incongruités, a toujours sauté sur les occasions, quand ce n’est pas lui qui les crée, pour entretenir une tension malsaine à l’égard du Maroc. Elle persévère dans cette voie en dépit de la volonté de son propre peuple, faisant fi du changement qui s’opère dans le monde de génération en génération. 

Soyons sérieux, trêve de badinage. La vision obtuse et les petits calculs mesquins n’ont plus lieu d’être. L’ère est à la démocratisation politique et sociale, à l’entente fructueuse, aux rapports gagnant-gagnant, au sein d’une même société et comme régulateurs inter-pays. 

Mohammed SEDRATI

02/05/2013