Sur la formation stratocratique du Polisario : arguments de sociologie politique

L'atypisme du microcosme dit Polisario tient à une série de caractéristiques propres. L'identité politico-idéologique de cette organisation séparatiste s'inscrit et se reconnaît, en effet, dans une multiplicité de registres allant de la vulgate marxiste-léniniste au terrorisme transsaharien en passant par le fétichisme du territoire comme base exclusive d'identification communautaire et la promotion d'un modèle d'organisation sociopolitique que certains spécialistes désignent sous le label «stratocratie». Les présentes notes n'ont pas pour objet de traiter de toutes ces caractéristiques qui, on le sait, sont archiconnues de l'opinion publique nationale et internationale. L'accent sera mis, en revanche, sur le dernier aspect qui ne semble avoir capté que de façon incidente l'attention des spécialistes et des observateurs attitrés du conflit depuis sa naissance.  

Bien qu'en matière comparative, il soit toujours de règle de fuir les dichotomies manichéennes, il se trouve que la confrontation Maroc/Algérie dégage une disparité de taille au plan de la structure du pouvoir. Autant le système marocain de gouvernance se ressource dans le pouvoir civil qui administre l'ensemble de la société selon un registre pluraliste et libéralo-constitutionnel, autant la structure du pouvoir propre à l'Etat algérien se signale par sa configuration stratocratique, une espèce de régime politique où le pouvoir, ses ressources et sa dynamique pivotent autour de l'institution militaire[1]. La société civile et les autres institutions n'ont d'existence propre qu'autant qu'elles s'identifient aux objectifs et agendas du pouvoir militaire. On retrouve ici, par analogie et sans excès aucun, l'antinomie fondamentale qui marquait la Grèce de l'Antiquité. A une Athènes «sophocratique» (règne de la sagesse), où l'Agora et les autres institutions civiles garantissaient le plein exercice de la citoyenneté démocratique, s'opposait une Sparte «stratocratique» (règne de l'armée) dont la formation politique péchait par son caractère hiérarchisé et belliqueux.

Quoi donc de plus naturel que de voir les maîtres d'Alger transmettre leur héritage stratocratique à leurs affidés du Polisario. Et pour cause. Les dirigeants algériens avaient eux-mêmes hérité de ce mode d'organisation politique de leurs alliés soviétiques. L'hégémonie de l'armée et le monopole du parti unique sont loin d'être un pur produit de la culture et de l'histoire algérienne ; ils sont l'indice d'une technologie politique importée.

I.  la stratocratie : une  désagrégation de la société

Comme le montre l'étymologie grecque de ce vocable composé (stratos = armée, kratos = puissance de domination), la stratocratie signifie que l'armée a acquis une puissance telle qu'elle devient une sous-société autonome, voire dominante. Elle désigne une séquence de l'évolution du système social où le pouvoir militaire, en se superposant au pouvoir civil, s'auto-institue comme caste dominante. En pareille posture, la classe dirigeante, n'ayant pas de légitimité autre que guerrière, se mue en une stratocratie, c'est-à-dire un mode de domination fondé basiquement sur la coercition physique et les besoins de la guerre. Le mode de domination stratocratique repose ainsi sur un rapport asymétrique entre secteur civil et secteur militaire. Autrement dit, parce qu'il s'en nourrit, la caste militaire a besoin d'un secteur civil dépendant et faible. Plus le secteur civil s'enfonce dans le sous-développement, plus la caste militaire gagne en puissance et assujettit les forces civiles. La sphère militaire est constituée, ainsi que l'écrit Cornelius Castoriadis, le spécialiste attitré de la question,«par l'écrémage systématique des ressources les meilleures de tous ordres - et, en premier lieu évidemment, les ressources humaines - de tous les domaines d'intérêt pour l'Appareil militaire»[2].

«La Force brute comme fin en soi, la Force brute pour la Force brute, est devenue la "valeur" centrale de cette société, sa signification imaginaire dominante».

        Cornelius Castoriadis

Après une éclipse de plus de deux millénaires, le substantif «stratocratie» renaît de ses cendres et envahit la terminologie des sciences sociales vers le début des années 1980 lorsque le philosophe français, Cornelius Castoriadis, l'utilisa pour caractériser la mutation sociologique majeure que connut à l'époque la Russie soviétique et qui fit de l'Armée rouge un véritable corps social chargé d'assumer l'orientation politique et économique du pays. Dans «Devant la guerre», livre pionnier de Castoriadis sur la question, ce dernier note que«tout fait penser qu'il faudra considérer de plus en plus, la société russe comme une société stratocratique, où le corps social de l'Armée est l'instance ultime de la domination, laquelle, pour d'innombrables raisons, historiques et naturelles, doit et devra conserver à l'existence, comme masque et comme instrument (à la fois indispensable et déplorable) le Parti»[3]. En fait, dans le cas russe, la stratocratie désigne la tentative de fusion entre l'Armée et le Parti-Etat comme nouveau pôle de domination. Nul argument mieux que le déficit de légitimité dont pâtissait la nomenklatura moscovite de l'époque ne saurait expliquer ce glissement de la société soviétique vers une formation stratocratique. A une époque où l'idéologie communiste est devenue cynique et insipide, sans projet social ni pouvoir symbolique réel dans la société russe, les dirigeants du parti-Etat, le PCUS (Parti Communiste de l'Union Soviétique), prirent le parti de se replier sur des mécanismes guerriers, à savoir une pure logique des forces. La stratocratie annonce donc la fin de la dictature du parti-Etat puisque la domination de l'idéologie n'y est plus effective.

Intérieurement, le pouvoir d'intimidation de l'appareil sécuritaire permettait de neutraliser les mouvements sociaux qui dénonçaient çà et là le monopole politique du parti-Etat sur les destinées nationales. Extérieurement, l'Armée rouge et le KGB se partageaient la tâche de maintenir, par la menace comme par le recours à la force, l'allégeance des pays satellites ainsi qu'un niveau de compétitivité stratégique face aux Etats-unis. On comprend dès lors pourquoi les besoins de l'activité guerrière polarisaient la dynamique entière de la société soviétique. Plus qu'un simple accroissement quantitatif, la sphère militaire a fait subir à la société russe une transformation qualitative. Pour preuve, les citoyens qui contribuaient à son épanouissement comptaient par millions ; l'économie et le budget de l'Etat dépendaient des aléas de la course nucléaire, le potentiel soviétique de recherche était exclusivement concentré sur la puissance militaire, etc[4].

Le repli de la société russe sur une rationalité guerrière est ainsi le signe d'une désagrégation globale du sens de la société. Mais, une société cynique - chacun sait que tout est mensonge et tente de s'adapter à ce principe - est-elle capable de se maintenir comme société ? Castoriadis va jusqu'au bout du raisonnement en montrant que le mensonge intégral n'est pas possible : l'intérêt de chaque bureaucrate, écrit-il, est de falsifier les résultats de son action à son avantage ; il les falsifiera donc autant qu'il pourra. Mais la bureaucratie sait que les bureaucrates falsifient les résultats. Pour combattre cette falsification, elle institue des commissions bureaucratiques qui contrôlent les bureaucrates. Cela commence déjà avec Lénine[5].

II.  Le polisario : une stratocratie  sui generis

C'est assurément en puisant dans le modèle algérien que les dirigeants du Polisario ont créé sur lahmada de Tindouf une structure de pouvoir de type stratocratique.  On notera cependant que ce mimétisme n'est pas intégral dans la mesure où les dirigeants de la mouvance séparatiste ont passé outre le modèle algérien auquel ils ont apporté la «structure concentrationnaire» en tant qu'horizon organisationnel et «l'esprit de guérilla» comme composante idéologique et discursive. Ces deux aspects font de l'organisation séparatiste une stratocratie sui generis.

Au premier niveau (celui de la structure concentrationnaire), l'intégration dans l'organisation pyramidale du camp militaire de Tindouf s'opère à coups d'une coercition psychologique et d'un type d'arrimage totalitaire à la hiérarchie du front séparatiste. A l'évidence, cette coercition, qui s'exerce sur les individus désireux de survivre aux exactions des milices, nécessite un changement d'état chez les sujets. Comme nous le montre «l'expérience de Milgram»[6], l'intégration dans la hiérarchie ne peut se faire qu'à partir d'une modification interne de chaque individualité. Les contrôles individualisés de l'action, reflets de l'autonomie, doivent être abandonnés progressivement au profit des directives de l'agent ordonnateur. La structuration progressive du groupe coercitif passe obligatoirement par un remaniement des domaines respectifs de l'autonomie et de la dépendance au groupe.  Dans les camps de Tindouf, les techniques de coercition psychologique sont variables. Elles englobent notamment l'instauration d'un climat d'angoisse (les réactions d'une personne en état de peur étant plus prévisibles), l'arrimage à un groupe totalitaire (en vertu de la croyance selon laquelle le groupe est le seul à connaître La vérité), le réflexe de Pavlov, méthode selon laquelle un système de stimuli (récompenses/punitions) permet de programmer la physiologie et l'intellect des individus et d'orienter ainsi leurs réflexes en certaines circonstances, etc.

Le contrôle de très près des séquestrés de Tindouf passe aussi par celui de leur mobilité dans l'espace physique et social. Rappelant la politique concentrationnaire des totalitarismes d'antan[7], la Direction du Polisario interdit à tout individu de quitter les camps de séquestrés avec toute sa famille. Pour mieux s'en assurer, les enfants des séquestrés sont ou déportés principalement vers Cuba sous prétexte de scolarisation ou engagés, en dépit de leur jeune âge, dans les rangs des milices de l'organisation. Les critères discriminants de promotion ou de dégradation dans cette concentration qu'est lahmada de Tindouf sont, à n'en pas douter, absurdes : la haine envers le Royaume et son intégrité territoriale, la parenté ou la proximité à l'égard de la Direction du Polisario, l'ancienneté de résidence dans le camp, etc. L'arrimage des «sujets sahraouis» séquestrés au clan polisarien s'opère notamment à travers la distribution des aides en provenance de certains Etats ou ONGs humanitaires, la promotion ou l'abaissement dans la hiérarchie militaire, l'assignation à résidence ou l'octroi de «passeports diplomatiques». Dans ce contexte de ségrégation sociale, le clan polisarien dispose d'un statut privilégié et de gratifications matérielles et symboliques qui évoquent celles de la nomenklatura soviétique au temps de la guerre froide. Il s'agit, en fait, d'un système où le clientélisme et le comportement rentier sont monnaie courante comme en attestent les disparités socioéconomiques et le détournement de l'aide humanitaire.

Au second plan (celui de l'esprit de guérilla), la caste dirigeante du Polisario a tendance à user d'un lexique révolutionnaire et de pratiques discursives pour légitimer ou masquer sa forme stratocratique. Et pour cause, la légitimité, mais aussi les chances de survivance du Front Polisario dépendent, comme toute stratocratie, étroitement de la guerre et de ses avatars. La mobilisation du lexique révolutionnaire de la guérilla sert à la fois à légitimer «la guerre» contre le Maroc et à donner aux guérilleros du Polisario de bonnes raisons de «survivre» sur l'arène géopolitique régionale. Agissant en véritable stratocratie, la caste militaire du Polisario n'est pas en train d'assurer la sécurité de son «territoire», mais prépare, en temps de paix, une «guerre» contre l'intégrité territoriale historiquement consacrée du Royaume. Dans ces conditions, l'alibi de la «guerre juste» ou «guerre de libération» est destiné à forger un imaginaire social favorable à l'idéologie de la caste dominante, mais surtout à militariser la société entière en assurant davantage de conscription des personnes civiles. La politique du Polisario n'est pas déterminée par un souci de sécurité ou de défense ; elle prépare bel et bien une série d'opérations offensives au nom de la défense de son «territoire», la «défense», la «guerre de libération» étant alors la justification imaginaire de l'attaque. A rebours de l'argument clausewitzien, la paix serait, pour les adversaires de l'intégrité territoriale du Royaume, la continuation de la guerre par d'autres moyens. Autrement dit, la dichotomie guerre/paix n'a plus de signification opérante dans l'ordre politique du Polisario, car les mécanismes guerriers sont déjà mobilisés en temps de paix. La préparation à la guerre fait déjà partie de la guerre : la paix désigne alors l'espace de temps qui précède la confrontation armée visant la déstabilisation ou la victoire sur l'adversaire[8].

Mais, la stratocratie, c'est aussi un langage et un rapport belliqueux à l'autre. Les motions officielles du front séparatiste regorgent de formules belliqueuses du genre «arme», «armée populaire», «ennemi», «bataille», «guerre», «révolution», etc. Dans ce foisonnement terminologique, la guerre se taille la part du lion comme ingrédient discursif. Pour preuve, les manifestes politiques et les congrès du Front brandissent des slogans du genre «Ni paix ni stabilité avant le retour au territoire national et l'indépendance totale» comme si les citoyens sahraouis étaient prédestinés à faire indéfiniment la «guerre» à leurs compatriotes du nord[9]. Comme le fait remarquer Michel Rousset à propos du douzième congrès du Polisario[10] (Tifariti, le 14 décembre 2007), l'appel à la guerre est devenu une sorte de leitmotiv des différentes manifestations politiques de l'organisation séparatiste. Plutôt que d'appeler à la paix, au développement, au respect des droits humains, les meneurs du Front s'accommodent d'un langage belliqueux célébrant les «martyrs de la cause» et promouvant la haine envers le Maroc. C'est assurément en réaction à ces dérives bellicistes comme aux excès de radicalisme des dirigeants du Polisario que l'organisation «Le Polisario Khat Achahid» (Polisario, ligne du martyr) fut créée en 2004 par une vingtaine de cadres sahraouis basés principalement en Espagne et prônant la négociation avec le Maroc pour la résolution de la question du Sahara.

La formation stratocratique du Polisario culmine, à l'évidence, avec sa branche armée dénommée «Armée de libération populaire sahraouie» (ALPS) dont les coups de force ont fait de nombreuses victimes au Sahara et sur le territoire de la Mauritanie. Bras armé des séparatistes, l'ALPS sévit non seulement comme organe militaire du Polisario, mais aussi en tant qu'appareil d'intimidation et de répression des contestations politiques et territoriales qui lézardent ici et là le corps du front séparatiste. Les sanctions collectives infligées à des populations séquestrées ou contre certaines tribus sahraouies qui affichaient leur allégeance au pouvoir marocain sont typiques de l'action coercitive de l'ALPS comme l'illustrent bien les quatre vagues de répression de 1974, 1977, 1982 et 1988.

Au terme de cette digression sur la formation stratocratique du Polisario, rappelons un fait capital : le Polisario ne serait même pas une stratocratie au sens authentique du terme. Il lui manque une pré-condition cruciale, à savoir le caractère proprement national d'une armée. Or, comment prétendre constituer un ordre «étatique» national  stable et viable en s'appuyant sur des milices dont l'immense partie se considère ou est traitée comme de simples mercenaires à la solde des pétrodollars d'Alger ? C'est admettre qu'à la différence des FAR (Forces Armées Royales), le pouvoir milicien ne saurait fonder un symbole national. La leçon «machiavélique» sur les méfaits des milices mercenaires reprend ici tous ses droits : Les hommes doivent accepter tacitement le pouvoir du Prince et se reconnaître en lui pour être capables de se battre pour lui. «Les armes propres, lit-on dans Le Prince de Machiavel, sont celles qui sont composées de tes sujets ou de tes citoyens : toutes les autres sont soit mercenaires soit auxiliaires»[11]. Ceci se vérifie parfaitement dans le cas du Royaume où, de la Marche verte à nos jours, la mobilisation des unités militaires nationales revêt une double dimension patriotique et spirituelle[12]. Contrairement aux troupes mercenaires du Polisario, la conscience et la combativité des Forces Armées Royales se ressourcent dans ce que Cornelius Castoriadis nomme «la justification imaginaire» qui institue les significations minimales d'une armée. En l'occurrence, le triptyque national «Dieu, la Patrie, le Roi» remplit idéalement cette fonction d'édification morale des contingents marocains stationnés au Sahara. La caste militaire au pouvoir à Tindouf est, en revanche,  manifestement en panne d'arguments éthiques et symboliques pour  relever le moral de ses troupes, sauf à admettre que les pétrodollars d'Alger oau le discours mensonger sur une «guerre de libération» se suffisent à eux-mêmes pour fabriquer un imaginaire mobilisateur.

 

 


[1]- Sur la formation stratocratique du régime algérien, cf. les thèses stimulantes de Mohamed Cherkaoui dans Le Sahara. Liens sociaux et enjeux géostratégiques, Oxford, The Bardwell Press, 2007.

[2]- Cornelius Castoriadis, Devant la guerre, Paris, Ed. Fayard, 1981, p. 21. 

[3]- Cornelius Castoriadis, Devant la guerre, Paris, Ed. Fayard, 1981. On notera que l'analyse du régime soviétique en termes de «stratocratie» a provoqué un débat stimulant entre Castoriadis et l'historien/soviétologue, Alain Besançon (Présent soviétique et passé russe, Ed. Hachette, Paris, 1980) et le sociologue Edgar Morin (De la Nature de l'URSS, Complexe totalitaire et nouvel Empire, Ed. Fayard, Paris, 1983), qui ont placé l'évolution du régime russe sous le signe d'une «idéocratie». L'idéocratie renvoie plutôt à la prégnance et à la persistance d'un imaginaire étatique dominant présent dès la révolution d'octobre 1917 et culminant dans l'ère stalinienne et poststalinienne avec la fusion entre le parti et l'Etat. Pour une autre critique des thèses de Castoriadis, cf. Mihàly Vajda, «La stratocratie soviétique vue par un Européen du Centre-Est», Esprit, février 1983, p. 60-72.

[4]- Christophe Premat, «La mise à nu des mécanismes guerriers ou la stratocratie», La revue électronique Sens public, www.sens-public.org.

[5]- Cornelius Castoriadis, Sujet et vérité dans le monde social-historique, La création humaine I, Paris,  Le Seuil, 2002, p.286.

[6]- Stanley Milgram, Soumission à l'autorité, Paris, Calmann-Lévy, 1974.

[7]- Lire avec profit le classique d'Hannah Arendt sur cette question : Les origines du totalitarisme. Le système totalitaire, Paris, Le Seuil,  1972.

[8]- Christophe Premat, «La mise à nu des mécanismes guerriers ou la stratocratie», op. cit.

[9]- A titre d'illustration, le Manifeste politique du deuxième congrès (tenu du 25 au 31 août 1974) adopte le slogan «Les masses garantissent la guerre de libération». Dans la même veine, le 3e Congrès général du Front Polisario, Congrès dit du Martyr El Ouali Mustapha Sayed, se tient sous le slogan «Ni paix ni stabilité avant le retour au territoire national et l'indépendance totale».

[10]- Michel Rousset, «Le douzième congrès du Polisario: un constat de faillite», Cf. www.polisario.eu

[11]- Nicolas Machiavel, Le Prince, chap. XIV, Paris, PUF, 2000, p. 131.

[12]- Margueritte Rollinde, «La Marche Verte : un nationalisme royal aux couleurs de l'Islam», Le Mouvement Social, 2003/1, n°202, p. 133-151.

 

Abderrahim El Maslouhi
Professeur à l'université Mohammed V Rabat-Agdal
03/10/2012