Le Président américain Joe Biden offre 45 secondes de discussion au Chef du Gouvernement espagnol Pedro Sánchez, en marge du Sommet de l’OTAN.

Le Gouvernement espagnol a sollicité les bons offices des Etats-Unis d'Amérique dans sa crise avec le Maroc, ouverte depuis décembre 2020 et aggravée en avril 2021 par l'accueil du terropolisarien Brahim Ghali dans un hôpital de Logrono.

Raison pour laquelle, la Ministre espagnole des Affaires Etrangères, Arancha González Laya, a échangé le 11 juin 2021 au téléphone avec son homologue américain, Antony Blinken, pour lui faire part de la volonté de l’Espagne de régler cette crise qui n’est qu’une conséquence de la décision prise par Donald Trump de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

Mieux, il a été révélé que la question du Sahara marocain était inscrite sur l'agenda des discussions entre le Président américain, Monsieur Joe Biden, et le Président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez en marge du Sommet de l'OTAN à Bruxelles, le 14 juin 2021.

Finalement, la réunion Biden-Sanchez s'est résumée en une photographie prise en marge du Sommet de l'Otan au cours de laquelle les deux leaders n'ont pas eu l'occasion d’aborder des sujets brûlants, comme la reconnaissance de la marocanité du Sahara par l’Administration Trump.

Tout ce qu'ils ont pu partager en ces 45 secondes, ne peuvent dépasser l'échange d'amabilités de circonstances. Un échec que des quotidiens proches du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), au pouvoir, ont tenté de nuancer, indiquant que Biden et Sanchez « ont parlé brièvement durant le Sommet de l’OTAN, organisé à Bruxelles ».

Face à cet échec, le Gouvernement espagnol a essayé vainement de maquiller cet échec. Raison pour laquelle, la Moncloa, résidence officielle du Chef de Gouvernement espagnol, vend une marche d'environ 30 secondes, après la photo de famille de l'OTAN, comme une réunion bilatérale entre Sanchez et Biden.

Cette photo prise en marge de l’OTAN est du pain béni pour le Parti Populaire espagnol. La formation de Pablo Casado a toujours pointé du doigt la gestion de la politique étrangère du Gouvernement de coalition de gauche, principalement avec les Etats-Unis d'Amérique et le Maroc.

Farid Mnebhi.