Les raisons du revirement espagnol

les raisons du revirement espagnol

En décidant de se positionner clairement en faveur du plan d’autonomie marocain, l'Espagne a non seulement assumé son rôle historique dans le conflit du Sahara, mais elle a aussi montré le chemin pour d’autres pays européens qui se complaisent depuis des années dans le langage de l’ONU et rechignent à se positionner clairement en faveur du Maroc.

Ce faisant, le gouvernement espagnol a montré à son homologue marocain que l’ère des discours grandiloquents non étayés par des actions concrètes est révolue. Et que, ayant tiré des enseignements de la crise diplomatique qui a, ces derniers temps, bouleversé les rapports traditionnellement cordiaux entre les deux pays, elle est désormais déterminée à traiter son voisin du sud avec le respect qui lui est dû, ainsi qu’à tenir compte de ses intérêts et de ses préoccupations.

Le Maroc : un leader régional en confiance

Après la grave crise diplomatique déclenchée l’an dernier, le Maroc a montré que le rétablissement des relations entre les deux pays devait se faire sur des bases plus solides, avec pour pierres angulaires le respect mutuel, la loyauté, la transparence et le respect des engagements.

Cette position marocaine a d’ailleurs été clairement exposée dans le discours du Roi Mohammed VI commémorant le 46e anniversaire de la Marche verte en novembre dernier. Quoique disposé à tourner la page avec Madrid et d’autres partenaires occidentaux pour s’engager dans la voie d’une nouvelle et solide amitié, le Roi a dit que le Maroc ne signerait aucune transaction commerciale avec des pays aux positions ambiguës ou ambivalentes sur la question du Sahara.

En adressant au Roi la lettre qui a annoncé le changement de la position espagnole en faveur du plan d’autonomie marocain, Pedro Sánchez a fait preuve de beaucoup de courage et de sagesse. Prendre le parti du Maroc de manière aussi claire n’est pas une mince affaire en Espagne, où de larges secteurs de l’opinion publique éprouvent beaucoup de sympathie pour le polisario. Il n’y a qu’à voir la virulence avec laquelle beaucoup de commentateurs espagnols ont attaqué le nouveau positionnement espagnol envers le Maroc, pour avoir une certaine idée de l’audace que cela a pris de rompre avec l’ambivalence historique de Madrid sur le dossier du Sahara.

Quant à la sagesse et à la lucidité de la décision de Sanchez, il faut voir dans la lettre du chef de gouvernement espagnol une certaine acceptation de la nouvelle configuration géopolitique dans la région méditerranéenne. Le nouveau Maroc, en effet, est une puissance régionale qui exige désormais réciprocité et respect dans ses rapports avec ses alliés occidentaux. Ceci est d’autant plus pertinent pour les relations Maroc-Espagne, et il semble que, finalement, le pouvoir espagnol se soit résigné à la simple vérité que maintenir de bonnes et solides relations avec le Maroc est essentiel pour la préservation d’une grande partie des intérêts économiques et sécuritaires de Madrid. Ainsi, en concédant au Maroc l’impératif de clarté sur la question du Sahara, l’Espagne reconnaît en même temps la position du Maroc en tant que havre de stabilité et de prospérité au Maghreb, son leadership croissant de nouvelle carte géopolitique africaine, et surtout le consensus international grandissant en faveur du plan marocain d’autonomie.

Certes, l’Espagne n’a pas encore reconnu explicitement la souveraineté marocaine sur le Sahara. Mais ce qui est nouveau et traduit l’importance capitale de la nouvelle position espagnole est que, pour la première fois, Madrid reconnaît l’importance que revêt le Sahara pour le Maroc, ainsi que la nécessité de « garantir la stabilité, souveraineté territoriale et prospérité de nos pays ». Faute d’une reconnaissance explicite, on est devant une reconnaissance en filigrane de la souveraineté marocaine.

Revirement soudain ou évolution logique ?

Et même si la décision de se positionner en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie pourrait être considérée comme un tournant historique, il ne s’agit pas d’un changement radical de la position espagnole. Contrairement à ce que les médias espagnols laissent entendre, cette prise de position de Madrid ne constitue pas un virage à 180 degrés, mais plutôt une évolution logique de sa position dans le sens que le Maroc exigeait et espérait d’un allié stratégique qui, de surcroît, a une responsabilité historique dans la genèse et la prolongation du conflit.

Lors de la visite du premier ministre marocain d’alors, Abass El Fassi, en décembre 2008, le premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, avait soutenu modérément le plan d’autonomie marocain en saluant les efforts « sérieux et crédibles » consentis par le Maroc. Et le chef du gouvernement espagnol avait même ajouté que l’initiative marocaine « constitue une contribution positive » à la solution du conflit.

En tenant un tel discours, Zapatero ne faisait que reprendre le langage utilisé depuis 2007, date de la présentation du plan marocain d’autonomie, dans les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Quoique cette prise de position espagnole ne constituait pas un soutien clair de la position marocaine, elle était regardée à Rabat avec satisfaction dans un contexte régional et international qui était loin d’être réceptif à la thèse marocaine.

L’Espagne a gardé cette position de neutralité positive même durant les deux mandats de l’ancien premier ministre, Mariano Rajoy. Mais les choses ont commencé à se gâter avec l’arrivée au pouvoir de Pedro Sánchez en 2018. Son arrivée s’est produite dans un contexte géopolitique favorable au Maroc. Non seulement le Royaume est devenu une locomotive incontournable en Afrique et dans la région méditerranéenne, mais le consensus international sans précédent dont bénéficie désormais le projet d’autonomie marocain, a fini par amener Madrid à revoir certaines de ses positions. Il fallait soit embarquer dans la nouvelle barque géopolitique d’un Maroc en confiance, soit résister à l’évidence et en payer le prix.

Or, à l’heure de la vérité et alors que la position marocaine a reçu un coup de pouce marquant avec la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, l’Espagne a manqué à l’appel de l’histoire en choisissant de croiser le fer avec le Maroc.

Avec ses prises de position frôlant l’hostilité, comme les remontrances de la ministre des Affaires étrangères espagnole d’alors à la reconnaissance américaine, le gouvernement espagnol a rompu sa neutralité positive. Ce qui a poussé le Maroc à reporter sine die la réunion de haut niveau maroco-espagnole qui devait se tenir à Rabat en décembre 2020. L’accueil du chef du polisario en Espagne sous une fausse identité et sans en informer le Maroc fut la goutte qui a fait déborder le vase, mettant au grand jour la duplicité de l’Espagne.

A travers ses déclarations hostiles à l’encontre du Maroc, le gouvernement de Sánchez a rompu un accord tacite entre Rabat et Madrid depuis 2004 en vertu duquel le Royaume devait mettre en veilleuse ses revendications territoriales sur Sebta et Melilia et renforcer la coopération dans la lutte contre l’immigration clandestine. En contrepartie, l’Espagne s’engageait à adopter une position de neutralité positive sur la question du Sahara. Depuis, et quoique dans ses déclarations publiques l’Espagne ne se positionnait pas en faveur du Maroc, dans les coulisses elle défendait le plan d’autonomie.

Avec le recul, il semble que la crise diplomatique qui a secoué les relations entre les deux pays durant les 18 derniers mois ait été un mal nécessaire. Avec sa nouvelle prise de position, l’Espagne a officialisé son soutien pour le projet d’autonomie marocain, un pas que le Maroc attendait depuis fort longtemps. En échange, il est fort probable que le Maroc se soit engagé à prendre des mesures destinées à atténuer la crise économique grave que traversent les deux enclaves de Sebta et Melilia depuis que Rabat a décidé de fermer leurs frontières il y a plus de deux ans.

Bien entendu, le Maroc n’ouvrira pas le robinet de la contrebande. Mais avec la nouvelle entente entre les deux pays, ils pourront réfléchir à des solutions de rechange susceptibles de servir leurs intérêts respectifs, sans que le Maroc remette en cause l’appartenance des deux enclaves à l’Etat espagnol. La lutte contre l’immigration clandestine et la délimitation de l’espace maritime des deux pays dans l’Atlantique seront aussi parmi les dossiers qui bénéficieront de la normalisation des relations entre Madrid et Rabat.

Les raisons de la concession espagnole

Quatre raisons principales ont poussé l’Espagne à franchir ce pas. Tout d’abord, il y a eu la fermeté et l’intransigeance du Maroc. A la suite à la fourberie dont le gouvernement de Pedro Sánchez a fait montre durant l’épisode Brahim Ghali, le Maroc s’est montré intraitable et inflexible, donnant des signaux qu’il était prêt à faire durer la crise diplomatique le temps qu’il fallait tant que l’Espagne ne montrait sa disposition à traiter le Maroc en égal.

Enragé par la « trahison » et un manque irrévérencieux de réciprocité de la part de l’Espagne, le Maroc a signifié qu’il ne pouvait y avoir d’alliance ou d’amitié avec l’Espagne alors même que le gouvernement espagnol ne respectait pas l’esprit de traité de paix, de coopération et de bon voisinage signé en juillet 1991; se refusait à assumer sa responsabilité historique dans la genèse du conflit du Sahara; et rechignait à reconnaître le plan d’autonomie marocain comme seule solution viable au conflit du Sahara.

Dos au mur, l’Espagne a ces derniers mois multiplié les clins d’œil à l’égard du Maroc afin de le pousser à assouplir sa position. Par exemple, elle fait un remaniement ministériel et sacrifie l’ancienne ministre des Affaires étrangères Arancha Sánchez Laya. Depuis la nomination de José Manuel Albarez comme chef de la diplomatie espagnole, Madrid a multiplié les déclarations favorables au Maroc et essayé par tous les moyens d’organiser une rencontre entre Albarez et son homologue marocain, Nasser Bourita. Mais le Maroc n’en a eu cure, décidant de faire la sourde oreille aussi longtemps que l’Espagne ne se montrait pas prête à en finir avec sa duplicité et à soutenir l’intégrité territoriale du Royaume.

Le deuxième facteur a été le changement de la position allemande sur le Sahara avec l’arrivée à la chancellerie d’Olaf Scholz. La décision de l’Allemagne de soutenir le plan d’autonomie marocain a pris les Espagnols au dépourvu, d’autant plus que l’Allemagne, par le passé, était à la tête des pays européens qui s’opposaient à tout accord entre l’EU et le Maroc qui englobait le Sahara. Plusieurs médias espagnols se sont fait écho de la position allemande, faisant remarquer que celle-ci montrait au gouvernement espagnol que s’il était désireux de rétablir les relations avec le Maroc sur des bases solides, il fallait tout simplement faire comme les Allemands.

Le troisième facteur -et c’est peut-être le plus important – est le gaz algérien. On sait bien que le gaz algérien est la pierre angulaire des relations entre l’Espagne et l’Algérie. Il était au cœur des accords que le gouvernement espagnol et son homologue algérien ont manigancé entre 1972 et 1975 pour empêcher le Maroc de récupérer son Sahara. Par exemple, à la suite du sommet tripartite tenu à Agadir en juillet 1972, à travers lequel feu le Roi Hassan II cherchait à établir un front commun avec l’Algérie et la Mauritanie pour contraindre l’Espagne à négocier avec le Maroc la rétrocession du Sahara, le chef de la diplomatie espagnole d’alors, Lopez Bravo, s’est empressé de visiter les deux pays afin de contrecarrer la stratégie marocaine.

Lors de sa visite à Alger, Bravo et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika ont signé un accord commercial d’une valeur de 500 millions de dollars, et en vertu duquel l’Espagne s’engageait à acheter le gaz algérien. Depuis, l’Algérie a toujours utilisé la carte du gaz pour mettre de la pression sur l’Espagne et la pousser à prendre une position équidistante entre le Maroc et l’Algérie. Ce jeu algérien a gagné en ampleur et en efficacité au fil des ans, d’autant plus que l’Algérie s’est arrogée pendant cinq décennies le rôle de premier fournisseur de l’économie espagnole en gaz naturel. Jusqu’à l’année dernière, 45% des besoins espagnols en gaz provenaient de l’Algérie dont une grande partie via le gazoduc Maghreb que l’Algérie a décidé de ne plus renouveler.

Or, la décision du gouvernement algérien de ne plus renouveler l’accord portant sur le gazoduc liant l’Algérie, l’Espagne et le Portugal via le Maroc a chamboulé tous les calculs stratégiques. D’un point de vue géopolitique, cette décision algérienne s’est révélée être une aubaine pour le Maroc. Car en décidant de punir le Maroc, l’Algérie a aussi porté une grave atteinte à l’économie espagnole, ce qui a créé une onde de choc au sein de l’establishment politique espagnol. Lequel a conclu que n’étant plus un partenaire fiable, l’Algérie n’est pas un pays sur lequel l’Espagne devrait compter pour subvenir à ses besoins énergétiques.
Pour suppléer le gaz algérien, l’Espagne s’est tournée vers d’autres marchés, notamment le marché américain, qui est devenu pour la première fois depuis février dernier la première source d’approvisionnement du marché espagnol à hauteur de 39%. Depuis la fermeture du gazoduc Maghreb, le marché algérien ne représente plus que 23% des besoins espagnols en gaz. Donc avec la diminution de l’importance du gaz algérien pour l’économie espagnole, l’Espagne va à terme s’affranchir de la pression algérienne et pourra désormais traiter ses relations avec le Maroc indépendamment de tout calcul politique. D’où la décision espagnole de reconnaître la prééminence du plan d’autonomie marocain.

Dans le sillage de la décision du gouvernement espagnol de se positionner en faveur du Maroc, les médias espagnols se sont fait échos de la peur de beaucoup d’Espagnols de voir l’Algérie prendre des représailles contre leur pays et couper les approvisionnements en gaz. Mais ils oublient un fait très important : les contrats gaziers sont des contrats à long terme et aucun État ne peut les rompre unilatéralement.

Peu importe le bruit que fera l’Algérie, elle n’aura d’autre choix que de continuer à fournir du gaz à l’Espagne et de respecter son contrat et ses obligations contractuelles qui s’étendent jusqu’en 2030. Ce que beaucoup ignorent, c’est que le commerce du gaz n’est pas comme le commerce du pétrole. S’il s’agissait du pétrole, alors oui, l’Algérie aurait eu le luxe de couper ses approvisionnements à l’Espagne, car les contrats pétroliers sont généralement des contrats à court terme. Ceci est un fait extrêmement important qui doit être pris en compte en analysant les raisons qui ont poussé le gouvernement Sánchez à se positionner en faveur du Maroc.

En effet, Sánchez sait que l’Algérie, qui a aussi besoin d’argent, ne pourra pas manquer à ses engagements envers l’Espagne. Et à supposer que l’Algérie décide de ne pas honorer les contrats gaziers qui la lie à l’Espagne, elle serait en violation flagrante du droit international qui régit ces contrats. Plus important encore, une telle audace exposerait Alger aux foudres de l’Europe et des Etats-Unis, surtout dans ce contexte international marqué par la guerre en Ukraine.

Mais que viendraient chercher les Etats-Unis dans une affaire de gaz entre Alger et Madrid ? La réponse est claire : la compagnie américaine Blackrock détient avec la compagnie espagnole Naturgy 49% du gazoduc Medgaz, les 51% restants étant détenus par la Sonatrach algérienne.

En plus de ces trois facteurs, la guerre qui a lieu en Ukraine et les chamboulements géopolitiques, politiques et sécuritaires qu’elle risque d’entraîner sur le court moyen et long termes ont aussi joué un rôle dans l’inflexion de la position de l’Espagne en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie. L’Espagne voit ce qui se passe en Ukraine avec appréhension et craint qu’une prolongation du conflit militaire n’entraîne des flux de réfugiés sans précédent et qu’elle ne soit débordée par l’arrivée de réfugiés ukrainiens. Afin de se préparer à une telle hypothèse et d’éviter une crise migratoire majeure, l’Espagne se devait de sécuriser son flanc sud en s’assurant que son voisin du sud, le Maroc, l’aidera à juguler les flux d’immigrés clandestins en provenance d’une Afrique subsaharienne fouettée par les effets dévastateurs du Covid-19, y compris l’insécurité alimentaire et l’instabilité politique.

Et la France dans tout ça ?

En se positionnant clairement en faveur du plan d’autonomie marocain, l’Espagne met la France sous pression. Certes, depuis que le Maroc a présenté son plan d’autonomie au Conseil de sécurité en 2007, la France a été à la tête des pays qui l’ont soutenu. Mais ce soutien n’est jamais allé au-delà de la reprise mot par mot du langage des résolutions du Conseil de sécurité, qui se félicitent du plan marocain et le considèrent comme une base « sérieuse et crédible » pour le règlement du conflit autour du Sahara.

Même après la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, la France n’a montré aucun signe d’une volonté d’embrasser le plan marocain, non plus comme étant « une base sérieuse et crédible », mais comme étant la base la plus sérieuse, crédible et réaliste pour mettre fin au conflit. Comme je l’avais dit dans une analyse précédente, il y a, surtout dans le langage diplomatique, une différence sémantique abyssale entre l’usage d’un article défini et d’un article indéfini. En disant que le plan d’autonomie est l’option la plus sérieuse, crédible et réaliste, l’Espagne ferme la porte à toute autre option, contrairement au langage de la France qui laisse la porte ouverte à une autre option.

Comme l’Espagne – et plus que tout autre pays du bloc occidental ou européen -, la France porte une responsabilité majeure dans la genèse du conflit du Sahara. Sans l’entente franco-anglaise d’avril 1904 et sans l’accord secret que Paris a signé avec Madrid en octobre de la même année, l’Espagne n’aurait jamais nominalement occupé le Sahara. Et sans l’aide militaire de la France et sa campagne de « pacification du Maroc » (qui était en fait une campagne de terreur contre la résistance) jusqu’en 1934, l’Espagne n’aurait jamais été capable d’occuper effectivement le territoire.

Au regard des derniers développements dans le dossier du Sahara – le consensus onusien et africain autour de la nécessité de compromis, la reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara, et maintenant les déclarations allemande et espagnole en faveur de la position marocaine -, il appartient dorénavant à la France de faire le choix qui s’impose à l’évidence.

Non seulement une telle décision contribuera à réparer une des cruelles injustices que la conquête coloniale occidentale a infligées au Maroc, mais elle servira aussi et surtout à démontrer au Maroc et au peuple marocain la sincérité de la position française. Entretemps, le Maroc devrait s’atteler à implémenter les directives contenues dans le discours du Roi Mohammed VI de novembre dernier : pas de partenariat stratégique avec les pays dont la position sur le Sahara est ambigüe ou ambivalente, voire subtilement hostile à la thèse marocaine.

Samir Bennis