En ce qui concerne le Sahara et les projets marocains, de Saidia à Lagouira, tout est permis dans les Médias, les documentaires, les commentaires et autres écritures d’analyse, de recherches diverses sérieuses ou opportunistes, de propagande comme des émotions aveugles. Les Mensonges, ou qu’on veut tout simplement «être économique avec la vérité» comme interprété par les Anglais «to be economical with the truth», les bourdes, les Tabous et tous les Interdits au Maroc ne diminuent rien de l’Histoire du Sahara marocain qui n’est qu’une continuité des valeurs marocaines amazighes, de la culture, des mœurs, des langues et des croyances qui ont traversés, évoluées et laissés leurs traces dans toute la région de l’Afrique du Nord et du Sahel jusqu’à l’Europe et ce depuis des millénaires de brassage avec le monde et l’Europe que l’Afrique a, elle-même, enfantée.

 

Le Sahara Marocain est un sujet plein de controverses, de Mensonges ou l’Etat ne dit que la moitié de la vérité et au lieu de promouvoir le savoir, il encourage les Tabous, renforce des Interdits et s’engage dans la propagande qu’il trouve des difficultés énormes à expliquer le double langage ou à convaincre l’opinion publique à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. Dans ces conditions il serait difficile d’admettre ou de surmonter certaines vérités lourdes de conséquences mais seulement si on pouvait regarder plus loin que l’égotisme d’un nationalisme totalitaire et arrogant qui règne toujours au Maroc et qui n’arrive pas à dépasser le seuil d’un pays sous-développé ou devient ainsi victime de sa propre colonisation par une classe ou une autre. C’est ce qu’a prévu Fanon dans ces écrits, car acquérir l’indépendance n’est que le début d’une bataille fratricide sanglante pour remplacer un colonialisme étranger par un autre ‘Home-made’. Jusqu’à récemment, on a ignoré le sort de plus de 40000 familles marocaines résidentes en Algérie et expulsés en 1975[1], comme on a étouffé celui et même l’existence des prisonniers de guerre marocains pendant longtemps et enfin la vérité s’est éclatée et aucun compte rendu n’a été présenté au peuple marocain en général, et aux victimes et leurs familles, en particulier. Il y’a encore un discours peu convainquant de parler des zones ‘tampon’ comme telles lorsque le Polisario tient son quartier général civil et militaires aussi bien que ses congrès dans ces zones qui sont interdites au marocains et ni le Maroc et ni la MINURSO réagissent ou tout simplement sont incapables d’agir contre ce fait accompli. Les marocains ont droit de savoir la vérité, toute la vérité et rien que la vérité pour être en mesure de comprendre et de répondre avec toute honnêteté à toute question interne ou externe.

 

Mais l’Etat marocain n’est pas le seul responsable des dérapages, des erreurs ou des mensonges car il y a ses adversaires, ses ennemis comme l’Algérie de Ben Bella à Bouteflika ou de Zuma de l’Afrique du Sud, des ONG mercenaires de tous genres offrant leurs services au mieux payant. Il y a également des observateurs, certains journalistes et écrivains qui s’expriment souvent en suivant la vague des stéréotypes et rare sont-ils connaisseurs de l’Histoire politique ou des faits, mais tout de même satisfaits de se donner à la spéculation ignorante sur tous les sujets où l’opinion personnelle devient la Bible de la vérité scientifique et sont présents, à un prix, sur plusieurs chaines et médias. En plus, il y’a d’autres motivations et c’est à eux de se clarifier et de rassurer leurs lecteurs de leur intégrité, de leur indépendance, et de leur dévouement à faire valoir une certaine vérité. Certains, comme par exemple Mostapha Tossa ou le Rapport de Mr. Mohammed Boughdadi Ancien Officier des FAR, sont, peut-être, pris par l’émotion, l’ignorance ou en quête de faveur. Mais il y’ a aussi la franchise des autres comme l’article d’un lointain collègue, Hassan Masiky sur l’usage ‘du Sahara occidental’, et je partage son avis exprimé sans diminuer, ni de l’importance, ni de l’attachement à la marocanité historique du Sahara, et apprécie toujours ses contributions bien réfléchies, sincères et suscitent l’admiration, comme les observations de tout autre journaliste respectueux de l’éthique et du code de son métier, même s’ils ne sont pas toujours du goût de tous, mais ça fait partie du job en main[2]. On ne peut pas plaire à tout le monde et c’est pour le mieux ou, ‘all the better for it’, dirait mes collègues anglais.

 

Si la Constitution de 2011 donne une place particulière au sujet de l’intégrité territoriale, l’interprétation se limite à la «vache sacrée» des territoires du Sud marocain, mais personne n’ose parler de Sebta et Melilla que le Roi Juan Carlos était sur le point de céder en 1979 comme le publie Le 360, «Nous sommes en 1979. Pour apaiser les tensions avec son voisin du Sud et éviter une nouvelle Marche verte, le roi d’Espagne était prêt à un «sacrifice» de taille: la rétrocession de Mélilia au Maroc et la mise de Sebta sous statut international»[3], ou encore les provinces de Colomb Béchar et de Tindouf, occupées par le Polisario et l’Algérie que personne n’ose mentionner, exception faite d’un certain Chabat. Il va de même pour Tlemcen ou la prière du Vendredi était prononcée au nom du Sultan du Maroc en 1830 et comme à In Saleh, un département de nos jour de Tamanrasset dans la profondeur du Sahara français et où le vendredi, la population priait au nom du roi du Maroc en 1961, suivant le témoignage de l’ambassadeur Alain Pierre sur l’époque et recueilli par Jean Pierre Péroncel-Hugoz[4].

 

De prime abord, il faut revoir la Constitution de 2011 sur d’autres sujets qui sont de l’actualité depuis plus de cinq ans. Le malheur de cette Constitution réside dans sa conception première promue par certains décideurs bornés et qui l’ont façonnée pour garder les mêmes prérogatives rétrogrades des idées des siècles derniers. Certes, elle est rédigée d’une façon différente, mais dans le fond, non plus sage que ses précédentes, que ça soit avec la tradition de la ‘Bay’a’ qui n’a aucun effet légal au niveau international et rejetée par l’ONU, sinon le Sahara aurait obtenu son statut de souveraineté marocaine après l’Accord de Madrid et après que des élus de la Jema’a ont donné leur aval comme convenu dans cet Accord lorsque des représentants des régions du Sud se sont inclinés devant le roi Hassan II. Au fait elle réduit de l’importance et sous-estime les élections et le rôle de la Constitution elle-même. Il y a une dévalorisation du Protocole royale qui date de l’antiquité et n’a pas su embrasser le XXIe siècle, protégeant ainsi le clientélisme traditionnel du Khalif qui est devenue une institution en elle-même. Il faut ajouter à cela les baises-mains à toutes les occasions et les protocoles particuliers qui sont humiliants comme celui des ‘personnalités’, civiles et militaires, qui se mettent dans les rangs et courent d'un site à l’autre pour assister à l’inauguration, dans la plus part du temps, d’un projet de quelques dirhams, et que le temps et les dépenses nécessaires pour ce déplacement dépassent de loin l’investissement réservé à cette tâche et personne ne se plaint. Ou encore ces garde-corps qui passent beaucoup de temps à courir et qu’ils auront très peu de temps de réagir à n’importe quelle éventualité, à moins qu’ils soient des cascadeurs des films asiatiques. Ces mêmes flagorneurs, pris par le zèle et leur innovation des temps anciens lorsqu’on inventait pour chaque nouveau Khalif un nom redoutable (Ibn Chaddad, Errachid etc…) ou pieux, ne cessent de surprendre ou de sous-estimer la force leur influence même dans les médias. Il  est déplorable d’entendre à la TV marocaine une nouveauté prophétique lorsque Mohammed VI, devient «Mohammadouna», un titre réservé au Prophète Mohammed comme «Notre Mohammed», alors qu’il est légitime de dire et se limiter à «Malikouna/notre Roi». Tout cet esclavage et ce gâchis sont acceptés, mais pour organiser une autre élection, après le blocage de Ban Karane, on crie au loup. Ce blocage n’est pas nouveau, car son histoire remonte au choix du premier et au deuxième gouvernement Ban Karane que la Constitution défectueuse adoptée en 2011 a produit et en produira plus si les articles en question ne sont pas fondamentalement révisés. Cette Constitution était mal conçue dès le début dans la façon d’imposer et non d’offrir plusieurs alternatives démocratiques de choisir «un Chef de gouvernement» comme le cas de la plus part les démocraties du monde. Elle traduit l’idéologie d’une infime minorité de traditionnalistes ignorants parmi les quelques flagorneurs du système qui date depuis l’arrivée des immigrés apatrides de par le monde au Maroc amazigh. C’est ainsi qu’on finit au Maroc d’avoir un ‘Commis ou Agent de l’Etat’, qui n’a pas plus de charisme ou de pouvoir qu’un Caid traditionnel ou même d’un Agent de l’autorité moderne qu’a créé la Réforme de Si M’Barek Bekkai Lahbil. Pire encore, on impose un autre successeur du même parti, lorsqu’il s’agit du rejet de tout un parti et non d’une personne quelconque que ça soit Ban Karane ou Othmani, deux faces de la même pièce. Ce n’est pas seulement Ban Karane qui a été rejeté par les partis représentant la majorité des marocains mais, le PJD dans son ensemble.

 

Les bourdes politiciennes osent insinuer qu’une élection couterait plus chère que six mois de paralysie et de gâchis avec encore 5 ans d’incertitude et de tractations politiciennes de 6 partis à partager le gâteau. Au lieu d’atteler le cheval ou plutôt l’âne de campagne pour se rendre à son travail à l’heure, il choisit la meilleure et la plus chère bagnole pour confirmer son autorité, car même marcher ou prendre le vélo ou le bus ne convient plus à «notre facteur du village [jadis] fier sur le dos de son âne comme un général». Et en sus, pourquoi ne pas harasser une employée jusqu’à un mariage polygame du fait qu’il a beaucoup de temps libre à ne rien faire dans les bureaux qu’il transforme en son harem et d’intimider les femmes de son département qui y travaillent. Ces idiots imbéciles heureux, conscients ou inconscients de toutes les retombées de ces dépenses inutiles que doit financer le pays ne pensent pas qu’elles soient un fardeau pour les marocains qu’une élection dont la règle des financements aurait pu être révisée et soumise en grande transparence et en partie au self-financement et aux sponsors.

 

Ou alors, choisir le deuxième parti, model de toutes les démocraties du monde, avec le plus de sièges au parlement pour former un autre gouvernement, plus cohérent et crédible que ce Méli-mélo de l’Imam et de l’athée, du laïc, du libéral, du communiste, du socialiste, de ‘Yes Sir’ et je ne sais quoi. C’est la solution la moins couteuse aux marocains et pour sauvegarder les principes démocratiques imposés par une Constitution défectueuse faite sur mesure par certains flagorneurs sages poubelles pour accommoder le système. Il n’y a pas que des journaux à sensation, mais aussi des législateurs scandaleux à tous les niveaux et veulent imposer leurs valeurs du Moyen Age que ça soit le mode vestimentaire, pour certains, ou encore la femme au foyer et reproduire la cuisine de sa mère, pour d’autres. Ils ont réussi et ils sont bien couverts, rétorque de leur part, les sages et grands savants législateurs qui réclament le respect des institutions et ne jurer que de la Constitution et rien que de l’Article défectueux 47 de la Constitution de 2011. Tout mène alors aux autres points chauds pour façonner une politique politicienne qui ne mène qu’à la défaillance comme la Révision d’un Code pénal exemplaire ‘bidon’ pour relever la démocratie à sa nature marocaine et rien que marocaine.

 

Le Code pénal et ses exceptions qui font barrage à toute critique soit-elle et ce Code devient une moquerie pour la démocratie marocaine d’une part et de ses Droits de l’Homme, d’autre part, lorsqu’on fait d’un ministre polygame un responsable de parité homme-femme, ou la violence contre les femmes n’a pas évolué d’un iota pendant son mandat échoué au Ministère de la Justice «([P] plusieurs Etats membres du Conseil des droits de l'Homme ont regretté que lors des deux premiers cycles de l’EPU en 2008 et en 2012, le Maroc avait déclaré son intention de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes alors que neuf ans plus tard aucune législation n’a vu le jour[5])», des mariages des filles mineurs est devenu une tradition culturelle et religieuse pour Ramid, de l’homosexualité un crime, alors qu’elle est admise dans l’Islam Chiite et une pratique banale en Arabie Saoudite comme avec certains Européens et d’en faire un pèlerinage sacré au Maroc pour booster le tourisme pédophile[6]. Critiquer le «Code pénal» constitue-t-il déjà un crime du fait qu’il soit soumis à un examen des uns et des autres pour ses exceptions qui visent ‘la Justice’, ‘le Roi et sa famille’ et bien sûr, ‘l’intégrité territorial’. Ce dernier volet, n’est-il pas d’ailleurs à l’origine du scandale de 2M qui s’est engagé dans une action préventive pour sanctionner sa meilleure journaliste qui a, dans le passé et toujours, défendu la marocanité du Sahara. Mais les responsables des Affaires Etrangères marocaines sont heureux et jubilants lorsqu’ils annoncent, «Le Royaume du Maroc se félicite des dispositions relatives au Sahara marocain contenues dans la loi budgétaire de l’exercice 2017 des Etats Unis d’Amérique, adoptées par le Congrès et promulguées, ce jour, par le Président Donald Trump", mais le texte américain ne parle pas du «Sahara marocain», mais du «Sahara occidental» comme suit: «les fonds alloués [au Maroc] sous le Titre III … doivent être rendus disponibles à l’assistance au Sahara occidental», et aucune sanction ou même une remarque du Maroc autre que chacun utilise le langage qui lui convient, mais peut-être n’est-il pas seulement une petite question de sémantique[7].

 

Peut-on parler alors de politique politicienne, des mensonges, de bourdes d’hommes d’Etat, de la désinformation, de la déception informatique, des justifications ridicules sur la corruption, des retards des grands projets comme la LGV dont l’accord fut approuvé par Mohammed VI et Sarkozy en octobre 2007 et prévoyait dans l’Article 5 que «les Parties s’engagent à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires afin que la ligne Tanger-Casablanca soit mise en service au plus tard le 30 juin 2013», nous sommes en mai 2017. L’intrigue se corse lorsqu’on considère qu’un autre grand projet concernant la Base Navale de la Marine Royale à Ksar Sghir qui a subi un retard de 7 ans. Le projet a commencé le 24 mars 2008 et devrait être opérationnelle à partir de juillet 2010, mais bien qu’une partie soit opérationnelle à partir de cette année 2017, mais aucune inauguration royale n’a encore eu lieu ou des précisions publiées à ce sujet ou de clarifications données sur la cause des retards en cours. Faut-il encore ajouter à cette liste des échecs de l’Etat au plus haut niveau des projets de grandes importances, comme celui du volet touristique «Plan Azur» 2001 à 2010 anticipant 10 millions de touristes et le «Plan Azur Vision 2020» qui voulait doubler la donne à 20 millions de touristes visitant le Maroc à la fin du projet, mais rien ne l’est. Faut-il souligner encore que 40% des «touristes» au Maroc sont des MRE et se vanter que le Maroc a reçu un peu plus de 10 millions en 2016 (un chiffre prévu pour 2010 et qui n’a pas beaucoup changé depuis) et qui n’est, en réalité que 6 millions, car les MRE sont des marocains qui retournent dans leur pays pour plusieurs raisons et en particulier l’obligation familiale, les mariages, les affaires ou passer leur temps à récupérer leurs pertes foncières ou autres, et non le tourisme qui n’est qu’une coïncidence accidentelle pour s’essuyer les larmes et se soulager des blessures administratives dont ils sont victimes y inclus le virus de la corruption, mais jamais ou presque jamais pour le tourisme comme il s’entend. Quant aux autres projets de moindre importance au niveau de la Province, de la Wilaya ou de la Région où le manque et la négligence de soutenir et de développer certaines régions comme la Région 2 des Beni Snassen et du Rif par rapport à Tanger-Rabat-Casa LGV, Tram pour Casa-Rabat, tandis que les voies rapides entre Oujda-Berkane-Nador et Taza-Nador, et la voie de contournement de Berkane qui attend toujours le feu vert des ‘autorités’ pour annoncer les commencement des travaux, ou encore la connexion avec l’autoroute Taza-Taourirt pour passer par Tafoghalt-Berkane et joindre celle de Berkane-Saidia et promouvoir et Zegzel et les Monts des Beni Snassen aussi bien que la perle de la Méditerranée, Saidia, qui attend toujours le feu vert des décideurs endormis, ont subi des années de retard, et ce sans en parler des projets mort-nés et d’un manque total de projets structurants, d’infrastructures, d’usines, de Park de loisirs, de théâtres, de Facultés Universitaire à Berkane, Taourirt, Figuig, Jerrada et Guercif, et on se demande pourquoi El Hoceima s’enflamme et, sans doute, d’autres suivront si l’Etat n’intervienne pas et continue d’ignorer certaines de ses régions. Le sort d’Al Hoceima[8] est historique et date depuis l’établissement de la République du Rif en 1920 et à l’indépendance, l’Armée marocaine a bombardé et brulé la population et depuis personne ne s’en occupe. La région était quasiment coupée ou isolée du reste du Maroc et l’Etat encourageait ou du moins était incapable de contrôler la culture du chanvre et la production du hachich est devenue la production du terroir déposée du Maroc. Cette population a vécu depuis des siècles et vit encore dans la pauvreté, la précarité et le cauchemar du chômage le plus élevé du pays et où la grande majorité vit sous la menace, la pression et à la merci de tous. Le HCP indique un chômage de 11% à 26% suivant l’âge et les régions[9], mais la vérité que dans certaines villes, villages et zones rurales, il atteint plus de 80%. Ce chômage est dû à la mauvaise gestion de l’éducation et du développement humain, comme l’a constaté Merza Hasan, membre du conseil des administrations du groupe de la Banque mondial, comme suit: «L’amélioration du capital humain est tout particulièrement la réforme de l’éducation, est apparue comme la priorité pour le développement[10]», pour autant dire de l’échec de l’éducation est causé, au premier lieu, par l’introduction de l’Arabe dans un pays Amazigh qui maitrisait mieux le Français que l’Arabe qui manque de toutes les connaissances scientifiques modernes, sinon la traduction souvent médiocre et ne remplacerait jamais l’original. C’est là que demeure l’erreur du Maroc qui a retardé le développement du pays. Ce retard a causé l’effet du domino et se trouve dans tous les domaines à commencer par le volet de la santé en général et de la couverture défectueuse du RAMED, en particulier. L’éducation, la santé et la couverture médicale sont les plus importants éléments nécessaires pour aider à protéger ces ressources humaines qui, jusqu’à présent, sont médiocres et mènent à la précarité que personne n’ose s’engager de front pour résoudre ses problèmes.

 

Ou encore la bourde foncière et comment peut-on conclure des projets sans l’appropriation des biens fonciers pour les mettre en chantier, sinon mettre la charrette devant le cheval pour ne pas avoir réglé l’affaire d’avance. Des défaillances majeures de la mise au point des projets d’études et de faisabilité ignorant totalement d’inclure l’expropriation des terres ou encore la gestion et les contrôles des grands chantiers routiers, autoroutiers, de l’habitat et autres. Pire encore, rien n’a été fait pour les projets qui ont été financés mais qui n’ont jamais vu le jour et que les responsables, à tous les niveaux, ne font que chanter des déclarations erronées ou des secrets de polichinelles sur des trivialités qui deviennent des secrets d’Etat et du Makhzen. La vérité c’est que tous échappent à la sanction ou à l’application des règles et payer des pénalités au retard contractuel et dommages et intérêts pour les travaux défectueux, et la prison pour les corrompus à tous les niveaux.

 

Peut-être y’a-t-il gain de cause de sanctionner certains journalistes comme certaines personnalités du monde pseudo-politique et du Makhzen au Maroc où personne ne sera épargné. Par contre, il ne faut museler personne pour dire la vérité universelle quoique difficile ou pénible soit-elle pour l’un ou l’autre[11]. Dire «le Sahara Occidental» n’est pas un crime et c’est l’expression légitime et la description légale de l’ONU et est utilisée même par les amis du Maroc, comme on vient de le voir par la décision positive du Congrès Américain. C’est cette vérité que l’Etat marocain doit avaler jusqu’à ce que la question soit réglée légalement et politiquement par cette instance même que le Maroc respecte et est respecté pour sa contribution sécuritaire à l’échelle mondiale. Il ne faut pas faire usage d’une politique politicienne et se fixer sur des chimères et des déclarations mesquines ou affectives pour amadouer les nationaux ou utiliser un verbiage contre un pays ou un autre utilisant un langage vulgaire et étranger à une diplomatie saine, car «deux faux ne font pas un droit.» La vérité triomphera toujours, et c’est ainsi que Le Roi du Maroc s’est prononcé lorsqu’Il s’est exprimé dans son message historique à l’Union Africaine où Il a rappelé que «La vérité n’a point d’autre preuve de son existence que l’évidence»[12]. Alors, faut-il que les marocains pratiquent d’abord ce qu’ils prêchent.

 

A cela Faut-il ajouter les controverses et le non-respect ni de la Constitution et ni de l’Histoire que certains mal informés et en particulier ceux  qui parlent du "Maghreb Arabe", que Mezouar et le Roi rejettent pour s’accorder le violon avec la Constitution de 2011, mais que Mostapha Tossa, pour qui j’ai beaucoup d’estime et qui n’est pas ignorant mais seulement inconscient de ce qu’il dit et écrit, comme il arrive à beaucoup d’autres, doit vérifier ses données historiques et mesurer ses mots avant de se prononcer sur certains sujets que de se fier aux stéréotypes, au langage émotionnel des ‘informés de la rue’ ou de ses flagorneurs ‘savant’ qui infestent le Maroc. Ou tout simplement pris d’émotions pour se faire une identité des maudits et damnés de la terre qui sont ces Bédouins respectueux du Hijaz sans histoire, ni culture ou savoir. Peut-être, n’est-elle qu’une habitude d’usage sociolinguistique comme elle peut être un idiolecte pour certains. Contrairement à El Hallaj, je ne suis ni la vérité ou prétendre la connaitre, mais je suis conscient, je m’actualise, je constate et je déduis en observant certains concepts de ce que j’appréhende dans la limite de mon expérience, mais jamais le tout qui m’échappe d’ailleurs et je ne formule que le peu de ce que j’interprète. Le mot «Arabe» est devenu courant, un idiolecte pour certains, ou une expression sociolinguistique abstraite que rare sont ceux, même au Maroc, qui sont conscient de l’implication réelle de cette habitude linguistique que l’école défectueuse marocaine n’a jamais maitrisé ou a pu distinguer entre ce qui est ethniquement «Arabe» de ce qui est «arabophone», de ce que sont les valeurs marocaines et celles du Moyen Orient ou des ‘Saoudiens’ d’Arabie qui n’ont rien de commun avec celles des marocains. Une personne parlant la langue arabe, comme une personne parlant la langue française, ne peut être ni Arabe ni français, mais arabophone et francophone. Les francophones marocains ne sont pas français parce qu’on mettait beaucoup l’accent sur la marocanité des citoyens, mais pour les arabophones, on fait le contraire: on veut faire d’un Amazigh non seulement un Arabophone mais un citoyen du Hijaz, sinon un descendant du prophète par affiliation à l’‘Uma’ de l’Islam, ce qui ferait de tous les musulmans des descendants du prophète, mais pas des arabes. Même en France la vulgarité de la langue française joue un rôle de contradiction, du racisme et de préjudice par excellence et les marocains comme les Nord Africains sont à la fois des bougnoules, des Beurs, des noirs africains, des arabes, des Berbères, même des Amazighs pour certains et rare sont les occasions ou on entend parler des marocains des tunisiens ou des algériens tout court, à moins qu’il s’agisse de crimes liés aux vols, aux viols, à la violence physique, ou à des actes sauvages et inouïs que seuls ces bougnoules maghrébins sont capables de commettre, exception faite des bourreaux Belges comme Dutroux ou des Islamistes européens, pour ceux qui sont un peu plus avertis.

 

Tossa, comme certains «journalistes» de 2M, Oula, Medi 1 Afrique (c’est du déjà vu de l’époque Kadhafi) et autres, ne cessent de lire dans leurs PC, leurs téléscripteurs, leurs notes, et répéter dans leurs discours ou écritures, ces mêmes bourdes que ceux qui parlent du ‘Maroc Arabe’ au lieu d'arabophone et que la Constitution ne reconnait nulle part le Maroc en tant que Pays Arabe comme l’a confirmé la courageuse Ms Sitaïl de 2M, et n’est pas un Pays Islamique non plus, mais Musulman. Autres osent parler «des marocains arabes» alors qu’il n’y a jamais eu d’arabe marocain ou de Maroc arabe depuis que Kusaila a liquidé Uqba Ibn Nafi’e et les tribus Imazighen ont anéanti les arabes qui voulaient coloniser le Maroc comme le feront encore plus tard les forces amazighes sous l'Empire Almoravid et en particulier Almohad, qui ont engagé une vague de nettoyage ethnique au Maroc et d’évincer les arabes du pouvoir en Andalousie. Ce sont ces Imazighen qui ont construit un vaste Empire englobant une bonne partie de l’Afrique du Nord, du Sahel et une partie de l’Europe méridionale. C’est ainsi que tous ceux qui étaient affiliés au prétendu Idris ont été pulvérisés, car Idriss, contrairement à l’imaginaire de certains flatteurs, n’était qu’un immigré en fuite venu tout seul avec son esclave au Maroc et a servi d’Imam pour les Tribus Awraba au pouvoir et s’est bondé en mariage avec la fille du Chef des Awraba et d’avoir des enfants amazigh de Kenza, parentés peut-être par Idriss, son esclave qui la hérité à sa mort, ou autres Imazighen. C’est ainsi que seront achevés plus tard, aux mains des Imazighen, tous les Chi’a Fatimide, Idrissid et les fanatiques de quelques immigrés des tribus des Banu Hilal qui ont arabisé une partie importante des Imazighen. C’est à cause de leur affiliation Amazigh qu’ils ont échappé à la mort et que les générations suivantes, dans l’ignorance de leur histoire, se prennent pour des Arabes ou des Hassani[13]. Quant aux autres, ils sont Ibériques de toutes origines confondues et qui ont été à la fois païens, chrétiens, juifs, musulmans souvent décrits comme des Mudéjar, Mouwalades ou Musalama, Morisco-Maure-Moro, Aljamiado, Mozarabe, Juifs Marranos Megorachim et leur langue Hakamia qui domine toujours un des parlers des juifs marocains. Tandis que d’autres parlent le Mozarabe, aljamiado, et plusieurs dialectes ibéro-latin-judéo-amazigh ainsi que d’autres mélanges régionaux de la Péninsule ibérique, mais jamais ne parlaient l’arabe classique. Ce qui est d’ailleurs le cas au Maroc où l’Amazigh et la Darija dominent le parler et pimente le quotidien de la rue, mais seule la langue Amazighe domine les foyers de la société marocaine à tous les niveaux et partout dans le pays. Plus est que la chanson du dialectal marocain, que ça soit en Darija ou en Amazigh, est plus primée et seule admise, comme d’ailleurs pour la comédie, la sitcom, le théâtre et le cinéma, en dépit de toutes les contradictions de ces ignorants qui se réclament arabes mais ‘maudissent’ les marocains qui chantent en langue orientale et exigent la Darija marocaine et l’Amazighe pour toutes les activités artistiques du pays, ce qui les distingues du Moyen Orient et des Bédouins respectueux du Hijaz.

 

Quant à l’article ou «Rapport de Mr. Mohammed Boughdadi Ancien Officier des FAR», il est basé sur une histoire du fantasme de certains apatrides habitant le Maroc et qui ont pris l’identité arabe pour profiter de la situation dans leur nouveau pays. Ils agiront de nos jours comme les Imams flagorneurs poubelles qui ont glorifiée les Khalifs pour quelques quirats ou dirhams et à leur tour vont glorifier et faire triompher leurs maitres par le mensonge et l’exagération de leurs qualités comme le faisait leurs ancêtres pour les Khalifats échoués du VIIe à la chute des Ottomans au début du XXe siècle.

 

Ces flatteurs hypocrites, plus prétendus que prétentieux se prennent pour des arabes et qui disaient et écrivaient n’importe quoi pour plaire au pouvoir et de récolter des pactoles au dos des Imazighen. Les Imazighen qui, en majorité, ignoraient cette langue du bédouin «colonisateur» qui, petit à petit, commençait à s’accaparer des Msids et des Mosquées d’abord en échange pour de la nourriture et un abri, l’administration ensuite pour arriver enfin au pouvoir politique par la ruse et la déception en utilisant la religion pour obtenir une légitimité divine. Plus encore, contrairement à ces Ulama poubelles, il faut prendre en compte les études scientifiques du XXe et surtout du XXIe siècle entreprises par “The National Geographic's Genographic project” qui clairement démontrent que la population marocaine, comme celle de l’Afrique du Nord, a plus de 90% du DNA Africains Amazigh de souche et a plus de 6% du DNA Européen et moins de 2% de DNA arabe, ce qui rend les marocains plus européens qu’arabes et on ne le dit pas, on ne l’admet pas, et le mensonge de certains apatrides avec la tête dure qui habitent au Maroc depuis des siècle sont restés dans leur ignorance et leurs habitudes héritées du VIIe siècle et  n’ont jamais pu évoluer et s’intégrer dans la modernité de la société amazighe marocaine[14].

 

Les Banu Hilal et Banu Salim, nous informe le Salafiste Ibn Khathir, ne se sont installés que temporairement au Maroc lorsque les Imazighen/Kabyles algériens les ont chassés de leur pays pour se diriger vers le voisin marocain qui les a repoussés vers des régions désertiques du Sud du Sahara marocain qui convenaient à leurs modes de vie de Bédouins nomades et qui ressemblaient aux régions Sahariennes du Hijaz. L’histoire des tribus des Banu Hilal et des Banu Salim et de ceux qui habitent au Maroc maintenant et prétendent être descendants des arabes lorsqu’ils ne sont que des faux monnayeurs arabisés et Roma venus de tous les horizons y inclus une grande majorité arrivée de l’Andalousie ‘gitane’ à partir du XVe au XVIIe siècle. Ils étaient des Ibériques de toutes races confondues reconvertis au Christianisme et à l’arrivée au Maroc, ils se sont de nouveau islamisés pour profiter d’un séjour respecté; le roi John d’Angleterre ne voulait-il pas se convertir à l’Islam en 1213 avec tout son pays en échange de la protection du Sultan Amazigh, el Nasir, contre son ennemi, la France à l’époque et depuis toujours. C’est ainsi que ces apatrides ont infesté le Maroc et l’Afrique du Nord amazighe en se déguisant comme des arabes ou des Chorfas/Aarfas, comme si les Imazighen ne sont pas des chorfas, c’est-à-dire des hommes honorables et rien d’autre. Mais ces flagorneurs n’ont rien d’honorable mais des bâtards de toutes origines et, comme les Roma qui sont, malheureusement, le rejet de tout le monde et réduit à la vie de vagabondage et de disputes, de troubadours, d’artistes de rue, de voleurs, autrement des vrais bougnoules et ainsi de suite. C’est ce qui se traduit parfaitement par la notion particulière et ironique de Charif/el Aarif qui n’a rien d’honorable, bien décrite dans l’œuvre de Ben Kirat: «[These are the original characteristics of a Sharif el Aarif or the troubadour poet performer, the sycophants Ulama scribblers embellishing, exaggerating their stories and actions in today’s equivalent Jama’ Lafna. In short, they started as troubadours trading in Islam and later succeeded in holding some functions, mostly in rural areas as preachers in small local Msids, Mosques or in the mythical Zawaya that have nothing Islamic about them, and gradually gained confidence to become, like Rogui Bouhmara, pretenders to Caliphate, Imamate and Emirate when they were no more than peddlers who made ‘ladies of prostitutes’ and ‘princes of thieves’, faggots, well-rehearsed opportunist charlatans capable to deceive ordinary and respectful people. These usurpers were in fact the product of the Banu Hilal and Banu Salim who were described by the Salafist Ibn Kathir as savages, hedonists, rapist, criminals and thieves, and belong to the «Qarmatian Ismaili Shi’a» and both tribes authorise theft and rape which form part of their culture and faith.[15]

 

Ce n’est pas uniquement ce que le Sahara marocain, l’origine de l’Empire Amazigh des Almoravid représente, mais aussi les valeurs du Grand Maroc qui ne peuvent être réduites à un mythe arabe, réel ou imaginaire, que celui du mythe de Noah, raconté dans les récits de Gilgamesh avant qu’ils soient usurpés par les juifs d’abord, les chrétiens ensuite et les musulmans enfin. Le Sahara est Africain Amazigh aussi bien que le poumon du Maroc et coexiste dans son unité depuis que les Sumériens ont inventé l’écriture et ont produit les codes d’Ur et d’Hammourabi. C’est cette écriture qui a tracée le chemin de notre civilisation, une et indivisible, et ce sont les sumériens qui ont écrit les premières lignes de l’Histoire, du moins du monde occidental, et les Imazighen avec les Pharaons figurent parmi les premiers de cette origine civilisationnelle du monde actuel.

 

Sources



[1] Presse Marocaine : « Le groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI) vient d’examiner trois cas de disparition survenus au moment de l’expulsion en 1975 de plusieurs centaines de milliers de Marocains vivant en Algérie. »

Youssef Roudaby, HuffPost Maroc, 27.5.2015, donne les chiffres suivants:

350.000 Marocains du territoire algérien, le 18 décembre 1975. Le drame, connu sous le nom de "la marche noire", a concerné environ 45.000 familles.

 

[2] Voir les articles de ‘Sahara Question’, version anglaise.

[3] Par Le360 le 05/05/2017

[4] Sahara Question, 2 avril 2017

[5] Medias 24, 5 mai 2017

[6] Résumé du Rapport du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, «Conduisant la délégation marocaine, le ministre d’État chargé des droits de l’Homme, Mustapha Ramid, s’est retrouvé dans une situation fort embarrassante dans la mesure où les recommandations du Conseil couvrent des dossiers auxquels il n’adhère pas. C’est le cas, entre autres, de l’interdiction de la polygamie. Une mission qui semble, de prime abord, impossible pour un responsable lui-même polygame.

D’autres recommandations du Conseil donnent du fil à retordre à Mustapha Ramid, comme la reconnaissance des enfants nés hors mariage, la dépénalisation des relations sexuelles consensuelles hors mariage et la levée des inégalités en matière d’héritage. La persistance du mariage des mineurs inquiète aussi le Conseil. Sur ce registre, l’ambivalence du Maroc n’est plus à démontrer. La loi interdit le mariage entre personnes de moins de 18 ans, mais l'autorise par ailleurs via des dérogations accordées par les juges.»

[7] Ziad el Alami, Le 360

[8] Le retard de la rocade Taza el Hoceima, comme celui subit par la rocade Ahfir Berkane Nador

[9] L'Economiste| Le 07/05/2017

[10] L’Economiste, Le 9/5/2017

[11] Alors que le monde célèbre ce mercredi 3 mai la Journée mondiale de la liberté de la presse, les associations des droits de l’Homme dénoncent au Maroc «le règne de la pensée unique et l’acharnement judiciaire contre des journalistes».YASSINE BENARGANE, Journaliste Yabiladi.com; https://www.yabiladi.com

[12] Le message de Mohammed VI à l’Union africaine, juillet 2016

[13] Voir les écrits d’Ibn Khaldoun sur l’histoire des Banu Hilal.

[14] The National Geographic's Genographic project.

[15] Dr Ben Kirat, THE HISTORY OF MOROCCAN IMAZIGHEN AND THE ARAB MYTH, Oxford: Joshua Horgan Partnership, 2017, page 136

15/05/2017