Accord de pêche Maroc-UE: La diplomatie persévérante porte ses fruits

Le nouvel accord de pêche que le Maroc et l’Union européenne (UE) ont paraphé mardi à Rabat, vient consacrer un principe inébranlable de la diplomatie marocaine, à savoir qu’aucun accord international ne saurait être conclu s’il ne respectait pas la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud.

 

Grâce à la détermination du Royaume à faire respecter ses fondamentaux en matière d’intégrité territoriale, et à l’esprit de confiance ayant prévalu tout au long du processus de négociation entre le Maroc et l’UE, les deux parties sont parvenues à un accord qui érige la durabilité comme priorité tout en renforçant la dimension socio-économique en faveur des populations locales.

 

Le texte comprend plusieurs nouveautés, à commencer par le nombre de marins marocains à embarquer dans les navires européens qui a été revu à la hausse, et ce pour plusieurs catégories de navires dont le nombre reste limité à 128.

 

Par ailleurs, en vue d’optimiser au mieux les retombées et les bénéficies socioéconomiques pour les populations locales des régions concernées, notamment des provinces du Sud, l’accord maintient un volume de débarquement obligatoire avec une augmentation du niveau des pénalités à 15% au lieu de 5% en cas de non-respect des débarquements.

 

Autre amélioration, et non des moindres, l’accord prévoit une augmentation de la contrepartie financière qui passera de 40 millions d’euros à 52,2 millions d’euros par an.

 

Ils auront eu beau tramer, intriguer et manigancer dans les couloirs du Parlement et autres institutions européennes, les marionnettes du “Polisario” et leurs sponsors algériens ont subi une immense désillusion vendredi 20 juillet lorsque le Royaume du Maroc et l’UE avaient annoncé, dans un communiqué conjoint, s’être entendus sur le contenu du futur accord de pêche durable et son protocole d’application.

 

Alors que la guérilla judiciaire des séparatistes pensait avoir brisé l’élan de la diplomatie marocaine suite à l’arrêt de la Cour de justice européenne (CJUE) qui, s’égosillait-elle, excluait des champs d’application de l’accord de pêche les territoires du Sahara marocain, voilà que, par un véritable coup de Trafalgar, le Maroc a réussi, par sa patience et par un laborieux travail de persuasion, à mettre en échec ces gesticulations politiciennes d’un autre âge.

 

En effet, cet arrêt de la CJUE n’a fait que renforcer le Maroc dans sa conviction qu’il ne pourrait plus se permettre de négocier un quelconque accord commercial à l’avenir sans y mentionner explicitement ses provinces du Sud.

 

Il n’en fallait pas tant pour que ce soit chose faite, puisque, comme l’a souligné le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), “les négociations sur le renouvellement de l’Accord de partenariat dans le domaine de la pêche conclu entre le Royaume du Maroc et l’Union Européenne ont abouti en incluant le Sahara marocain”, ce qui constitue “une étape qui vient conforter le Maroc dans sa qualité d’unique interlocuteur pour négocier des accords internationaux incluant le Sahara”.

 

Sept rounds de négociations auront donc suffi à réduire en miettes ces plans ourdis par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume qui n’ont pas lésiné sur les moyens, à coups de banquets et de dessous-de-table, dans le seul but obsessionnel de freiner le Maroc dans sa marche immuable vers un progrès inclusif dont les populations du Sahara marocain sont les premières bénéficiaires.

 

La débandade est totale pour les lobbyistes algériens et leurs pantins de la fantomatique “RASD” qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer et des communiqués hystériques pour condamner cette déroute. Le Maroc, quant à lui, sort plus renforcé que jamais dans ces acquis grâce à cette victoire historique, tout à l’honneur de sa diplomatie et à la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

 

Il s’agit surtout du triomphe de la raison et du pragmatisme sur des revendications périmées, basées davantage sur un sentimentalisme suspect que sur de véritables arguments juridiques et légaux.

 

Du côté de Rabat et de Bruxelles, on se tourne déjà vers l’avenir pour le renforcement d’un partenariat d’exception. En 2019, les deux parties célébreront en effet le 50-ème anniversaire de leur premier accord de libre-échange.

 

Avec des échanges estimés à 35 milliards d’euros en 2017, l’avenir de la coopération entre Maroc et l’UE est on ne peut plus prometteur et le nouvel accord de pêche cimentera davantage cet édifice en perpétuel construction.

24/07/2018