Ces dictatures qui continuent de reconnaître la «rasd»

Les travaux de la 4è Commission de l’Assemblée générale, réunie hier lundi à New York, ont apporté la preuve, à qui veut bien voir, que la «rasd», réduite à sa portion congrue, ne trouve plus grâce qu'aux yeux d'une poignée de dictatures. Décryptage.

On a souvent focalisé sur les pays qui n’ont jamais reconnu la "rasd" (110) ou ceux qui ont désavoué cette entité à fin 2016 (45 pays), sans trop s’intéresser à ceux qui maintiennent leur reconnaissance de cette entité fantoche. Ce constat s’impose à la lumière des travaux de la 4è Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée de traiter, entre autres questions, celle de la décolonisation.

Passons sur l’Union européenne, la Ligue des États arabes, l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), les cinq membres du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France), qui n’ont jamais reconnu la «rasd». Ils sont 110 à n’avoir jamais reconnu cette entité surréaliste, autoproclamée en 1976 sous l'instigation de l'ex-colonel algérien Houari Boumediene, quoiqu’elle en soit dépourvue de tous les attributs de souveraineté nécessaires pour prétendre à ce statut (territoire, peuple, drapeau, etc).

 

Passons également sur les pays qui ont retiré leur reconnaissance de cette entité qui n’a d’existence que le nom! À fin 2016, pas moins de 45 pays ont désavoué la «rasd ».

 

Et ce n’est pas tou:. le Suriname, la Zambie, la Jamaïque, le Guatemala, le Laos, le Honduras, et, last but not least, le royaume du Lesotho, qui a procédé, pas plus tard que vendredi 4 octobre 2019, au gel de sa reconnaissance de la «rasd».

 

À ce jour, plus de 160 pays ne reconnaissent pas la "rasd". En revanche, près de 24 autres seulement maintiennent leur reconnaissance de cette entité. Fait curieux, parmi ces pays, nombre d’entre eux sont en rupture de ban. Et ce ne sont surtout pas leurs peuples qui diront le contraire. 

 

Qui se ressemblent s’assemblent

 

Parmi ces pays, qui continuent de prêter «foi» à la «république des selfies», figurent en premier lieu sa marraine l’Algérie, dont le régime voit ses piliers aujourd’hui vaciller sous la pression de la rue, qui revendique, depuis le 22 février, le départ de tous les résidus du système vert-kaki actuellement mené à la baguette par le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah.

 

Pas besoin donc de vous édifier sur les «vertus» de ce régime dictatorial, pas plus d’ailleurs que sur celui du timonier de Caracas, Nicolas Maduro, désavoué par la majorité du peuple vénézuélien, au profit du chef de l’opposition, Juan Guaido; celui du satrape de Damas, Bachar Al Assad; celui du timonier Kim Jong-eun (Corée du Nord); celui de l’African national Congrès (ANC), présidé par Cyril Ramaphosa…

 

Bien sûr, l’on ne peut généraliser et dire que tous les pays reconnaissant la «rasd» sont des dictatures. On pense notamment à la république du Nigeria ou celle du Rwanda, entre autres pays avec lesquels le Maroc est toujours en négociation pour les pousser à réparer l’erreur géostratégique commise par leurs prédécesseurs. 

 

 

Il faut noter que la politique africaine du Roi Mohammed VI, favorisée par l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants pragmatiques, a généré une nouvelle conscience des nouvelles réalités géostratégiques du continent, s'inscrivant à rebours des discours tiers-mondistes fossilisés que des régimes en déphasage, à l’instar de l’Afrique du sud, continuent malheureusementt de charrier, au mépris de l’avenir et des intérêts de leurs peuples. 

08/10/2019