Depuis que Etats-Unis se sont opposés à la candidature de l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, au poste d’émissaire onusien en Libye, ce dernier essaie de se rappeler au souvenir du régime en faisant valoir sa proximité avec des cadres du Polisario.

Bien que dépourvu de toute responsabilité officielle, l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, candidat malheureux au poste d’envoyé spécial du SG de l’ONU en Libye, s’évertue par tous les moyens à soigner la posture d’une personne qui n’est pas au ban de la scène politique. Il tend à entretenir par des efforts pathétiques l’image d’un interlocuteur privilégié pour plusieurs commis de l’Etat algérien. Il fait valoir aussi sa proximité avec les cadres du Polisario qui continueraient à partager avec lui des informations et à se concerter avec lui au sujet de «dossiers stratégiques».

 

Comme faire-valoir de sa proximité avec les pontes du Polisario, Le360 a appris de ses sources à Alger que Ramtane Lamamra aime répéter que Sadik Malainine, ancien «ministre des Affaires étrangères» de la «RASD», ancien ambassadeur de cette même entité au Nigeria et aujourd’hui directeur d’un centre bidon «d’études stratégiques» à Rabouni, prend son avis sur tous les sujets importants. Mieux: il le tient régulièrement informé des activités de la direction du Polisario.

 

De ce point de vue là, on peut dire que Ramtane Lamamra connaît bien son pays. A ses yeux, le meilleur moyen de se repositionner est de mettre en avant sa marocophobie. Malheureusement pour lui, ceux qui se servent de la marocophobie comme d’un marchepied pour accéder à des postes supérieurs sont très nombreux en Algérie.

 

La guerre intestine, qui fait rage au MAE algérien où les hommes forts jouent des coudes pour placer leurs proches, n’arrange pas les choses. Il faut dire que les prétendants de Sabri Boukadoum (ministre des Affaires étrangères), de son protégé Lounes Magramane (ambassadeur d’Algérie aux Pays-Bas) et les candidates d’Abdelaziz Benali Chérif (ambassadeur d’Algérie en Argentine qui milite pour la féminisation de son département) laissent sur le banc de touche l’impatient Lamamra, âgé de 68 ans.

 

 

Depuis que les USA ont infligé un camouflet au candidat d’Alger au poste d’émissaire onusien en Libye, Ramtane Lamamra rase les murs et appelle ses contacts dans certains médias pour vendre son talent. Inconsolable d’avoir été éjecté alors qu’il a fêté dans le privé le poste de représentant spécial et chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye, Lamamra a essayé de survendre sa nomination au Conseil de direction de l’Institut international de Stockholm pour la recherche sur la paix (SIPRI).

 

Mais cette piètre consolation déçoit, y compris parmi les intimes de Ramtane Lamamra. La charmante journaliste à la télévision nationale algérienne (ENTV) Nadjia K. prend ses distances avec Lamamra, doublant ainsi sa déchéance professionnelle par un douloureux échec amoureux. Dans le privé, cette journaliste confie: «j’ai misé sur un tocard».

 

 

 

16/08/2020