Ghali: Soyons vigilant pour éviter le scénario de Hugo Carvajal
Ce n’est pas la première fois que le gouvernement espagnol a pris une décision qui va à l’encontre de l’esprit de partenariat et d’alliance stratégique qui le lie avec d’autre pays.
La décision du gouvernement Sánchez de permettre l'entrée de Brahim Ghali sous une fausse identité sans en informer le Maroc n'est nullemeent une coincidence.
Elle est dans la droite ligne de la décision qu’il a prise à l’égard des Etats-Unis en ce qui concerne l’ex-chef des services secrets du Venezuela Hugo Carvajal.
Carvajal est toujours echerché par l’agence fédérale américaine de lutte contre les drogues, connue comme Drug Enforcement Administration. Après son arrivée en Espagne en avril 2019, le gouvernement américain a demandé son extradition.
Depuis son arrivée en Espagne, Carvajal fut pris en charge et choyé par le Centro Nacional de Inteligencia (services d’espionnage), qui lui a acheté une maison de plus de 300 mètres carrés dans le quartier de Valdebebas à Madrid. Le sort de Carvajal semblait être sellé en novembre 2019 et son extradition semblait etre une formalié. Or avant que le tribunal ne prononce son verdict, Carvajal a pris la fuite. Selon des informations relayées par plusieurs médias espagnols, britanniques et américains, la fuite fut possible grâce à la collaboration du gouvernement espagnol qui a eu vent de la décision de l’extradition 24 heures avant le jour du verdict. Cette décision a froissé l’administration américaine, qui l’a qualifiée de « honteuse pour le gouvernement espagnol ».
Le gouvernement espagnol a empêché son extradition aux Etats-Unis à cause des relations qu’il a tissées avec le Centre National d’Intelligence espagnol, avec lequel il a utilisé une route du trafic de cocaïne dont le centre fut les ports de la communauté autonome de Galice. Plus grave et plus embarrassant encore, Carvajal a aussi tissé des liens avec Pablo Iglesias, ancien leader de Podemos et ancien membre du gouvernement.
Iglesias et son parti politique fondé en 2014 sont accusés d’avoir financé une partie des activités de leur parties avec de l’argent sale émanant de la cocaine. Juan Carlos Monedero, co-fondateur de Podemos, fut entre 2004 et 2013 conseiller de l’ancien Président du Venezuela Hugo Chávez. Etant donné ce palmarès peu glorieux du gouvernement espagnol, le Maroc devrait rester vigilant et de le mettre en garde contre toute tentative de réserver le même traitement à Ghali et lui permettre de prendre la fuite. Un gouvernement qui fut capable de manquer à ses engagements à l’égard des Etats-Unis et du Maroc est capable d’aller encore plus loin. Ce gouvernement espagnol semble être perdu et déboussolé et le Maroc devrait prendre acte et agir en conséquence.
 
Dr Samir Bennis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22/05/2021