Madrid – Les crimes et violations des droits humains perpétrés par le polisario sont plus que jamais dénoncés en Espagne, pays où les séparatistes comptent avec un capital sympathie auprès de la société qui commence fortement à s’amenuiser au fur et à mesure que celle-ci découvre leur vrai visage.

Si ces crimes et violations sont commis depuis plusieurs décennies contre les populations des camps de Tindouf, sous le regard et avec la complicité du pouvoir algérien, ils ciblent aujourd’hui des citoyens espagnols.

Il s’agit de plusieurs jeunes femmes sahraouies, dont certaines sont de nationalité espagnole, qui ont été kidnappées et retenues contre leur gré dans les camps de Tindouf. Leur nombre dépasse les 150, selon le journal espagnol à grand Tirage ‘’El Mundo’’ qui a publié récemment un reportage sur la souffrance de ces victimes et de leurs familles adoptives espagnoles.

Ces jeunes filles, qui ont passé plus de la moitié de leur vie en Espagne, n’ont commis de tort que de rendre visite à leurs parents biologiques dans les camps de Tindouf, sans jamais pouvoir revenir en Espagne.

Parmi elles, figurent, entre autres, Koria, retenue dans les mêmes camps depuis 5 ans, Darya, qui a été empêchée de rejoindre sa famille adoptive à Tenerife et Najiba, séparée depuis plus de 3 ans de sa famille espagnole à Huelva.

Le dernier cas en date est celui de la jeune hispano-sahraouie Maloma Morales, kidnappée en décembre dernier à Tindouf.

Le drame de Maloma et de sa famille adoptive a suscité émoi et indignation en Espagne, ainsi qu’un large soutien de la société : plus de 60.000 signatures ont été collectées sur la plate-forme Change.org en faveur de la libération de Maloma, alors que plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi dans la ville andalouse de Mairena del Aljarafe (Séville-Sud) pour réclamer sa libération.

Cette manifestation a connu la participation d’acteurs locaux représentant différentes sensibilités politiques, dont le maire de la ville, le socialiste Antonio Conde, son prédécesseur, Ricardo Tarno (Parti Populaire-droite), et des conseillers du parti Ciudadanos (centre-droit).

Un cas similaire enregistré en 2014 avait déclenché un tollé en Espagne, celui de Mahjouba Mohamed Hamdidaf, une jeune femme âgée de 25 ans séquestrée dans les camps de Tindouf et qui a réussi à fuir les atrocités des séparatistes après une captivité qui a duré plusieurs mois.

Ces nouvelles violations commises par le polisario à l’encontre de citoyens espagnols viennent s’ajouter aux actes terroristes commis par les séparatistes contre des civils et des militaires espagnols durant les années 70 et 80, sans oublier la collusion entre le polisario et le groupe terroriste AQMI, dévoilée par plusieurs experts et organismes internationaux qui menace la stabilité du Maghreb, du Sahel et de l’Afrique dans son ensemble. Cette situation est née du désespoir d’une jeunesse dont l’avenir est spolié dans les camps de Tindouf par une bande de mercenaires, qui, par sa revendication, soutenue par le pouvoir algérien, de création d’un Etat factice au Maghreb bloque toute solution du conflit du Sahara et tous les efforts d’intégration économique et sécuritaire régionale.

Par Mohamed Taoufik Ennassiri

 

19/01/2016