C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, au cours du point de presse quotidien, le jeudi 19 avril à l’ONU. Un rappel qui est conforme à l’accord militaire n°1 et qui conforte parfaitement le Maroc.

 

Pourquoi la machine de propagande du polisario s’est-elle emballée suite à cette déclaration anodine? Elle cherche en fait à faire croire que cette déclaration onusienne désavoue le Maroc. C’est faux et c’est même le contraire.

 

Le cessez-le-feu a été signé séparément, Maroc-ONU et polisario-ONU, en septembre 1991. Son objectif était “d’acheter du temps“ en maintenant le statu quo pour laisser toutes ses chances à la recherche d’une solution politique.

 

En décembre 1997 et en janvier 1998, l’accord militaire n°1 a été signé.

 

Il prévoit (cartes ci-dessous):

 

-une zone tampon de 5 km de part et d’autre du mur de défense marocain.

 

Accord militaire n°1:

 

Art. 13-. (…) Bande tampon: Cette zone est de 5 km de large à l’est et au sud du mur. Elle comprend également le mur proprement dit. Aucune entrée du personnel et de l'équipement FAR ou polisario, par voie terrestre ou aérienne. Pas de tir d'armes dans ou au-dessus de la zone. Ceci est interdit en tout temps et toute infraction est considérée comme une violation du cessez-le-feu.

 

Zones interdites: De 25 km de profondeur à l’est du mur et de 30 km à l’ouest du mur.

 

Il est évident que ni Bir Lahlou ni Tifariti e se trouvent dans la zone tampon. Et le Maroc n’a jamais dit le contraire.

 

Il y a en fait deux cas différents, tous les deux au désavantage du polisario :

 

1.  Vouloir faire de Bir Lahlou sa “capitale“, y construire des bâtiments, y recevoir des “ambassadeurs“ étrangers, vouloir l’imposer à la Minurso comme lieu des réunions, y implanter des populations, y déplacer des structures administratives, c’est profiter du cessez-le-feu pour changer le statu quo. Si cela continue et si l’ONU ne réagit pas, le cessez-le-feu devient caduc, c’est évident.

 

2.  Les régions de Mahbas et de Guergarat se trouvent bien dans la zone tampon. La présence du polisario y est tout simplement interdite. Or, les violations sont répétées, documentées par le Maroc et constatées par l’ONU. Si le polisario l'existence de zones tampon, pourquoi se trouve-t-il et de manière ostentatoire, à Guergarate?

 

Le premier cas est une violation du statu quo et du cessez-le-feu, qui risque de rendre caduc ce dernier.

 

Le second cas est une violation du cessez-le-feu et de l’accord militaire.

 

Que Tifariti et Bir Lahlou se trouvent ici ou là, ne change rien à la réalité des violations.

20/04/2018