A peine installé aux Affaires étrangères algériennes, Ramtane Lamamra déclara que son pays était le seul habilité à assurer le leadership de la région.

 

Pour lui plusieurs atouts prédisposeraient son pays à ce rôle : sa position stratégique, sa superficie et les ressources dont l’Algérie recèle.

 

Malgré son style diplomatique d’avant l’effondrement de l’empire soviétique  (vous allez voir ce que cous allez voir), il s’est abstenu d’ajouter : Et l’armée qui va avec.

 

Les ambitions hégémoniques d’Alger sur la sous région ne datent pas d’hier.

 

Avec le boum des prix du pétrole, l’Algérie qui a vu ses investissements dans l’armement augmenter de 277% entre 2003-2007 et 2008-2012, est passé du 22ème au 6ème  rang des plus grandes destinations d’armes contraignant le Maroc à suivre pour passer du  69ème au 12ème.

 

Cet effort pour les voisins de l’Est n’était qu’une mise en bouche.

 

Le journal Le Soir d’Algérie vient de dévoiler qu’un nouveau contrat avec les Russes est en passe d’être signé. « Ce contrat sera probablement de l’ordre du précédent accord de 2007 avec la Russie qui était à l’époque évalué à 7 milliards de dollars, ou celui signé en 2010 avec l’Allemagne et qui portait sur une enveloppe de 10 milliards de dollars ».

 

Alger fait feu de tous bois. Air, mer, terre. Un exemple qui livre une idée sur les ambitions algériennes selon le même journal. Rien qu’au plan maritime, l’armée poursuit la quête d’un équipement qui lui permettrait pas moins que de « complètement verrouiller la Méditerranée occidentale et bloquer le détroit de Gibraltar ».

 

Lors de la signature d’un contrat d’armement du Maroc avec les Etats Unis, un journal algérien s’était interrogé : « contre qui s’arme le roi du Maroc ? » Sur le ton de la plaisanterie on avait répondu contre les Américains.

 

On peut aujourd’hui lui renvoyer la question et même répondre à sa place. Les militaires algériens s’arment contre les Russes et contre l’Union Européenne.

 

Un conseil. Le régime algérien ferait mieux de s’occuper un peu plus du bien-être de son peuple et un peu moins de chimères prussiennes.

 

L’armement russe aussi efficace soit-il n’a pu empêcher la destruction de la Syrie.

30/10/2013