AUJOURD'HUI QUAND ABDELAKADER MESSAHEL PARLE MÉCHAMMENT DE LA MUTATION DIPLOMATIQUE DE L'UA, ON A L’IDÉE CURIEUSE QU'IL PRÉPARE D'AUTRES COUPS FOURRÉS CONTRE LE MAROC.

 

       A l'évidence, quand on scrute les tergiversations du pouvoir algérien, on le sent désœuvré sans avenir et désappointé sans horizon ni espoir. Contrairement au Maroc qui, lui, son sérieux fait l'unanimité, non comme donneur de leçons mais un partenaire actif agissant d'égal à égal avec tous les pays africains pour éviter les coups fourrés des ennemis. Ainsi, après dix huit ans de présidence Boutaflika, on ne peut pas dire on ne savait rien des velléités des hommes de cette machine machiavélique de surcroit exécrable. Tellement, c'est une animosité sans pareil et sans limite que montrent ces gens du cercle fermé de Ksar Lamradia à Alger à l'égard des marocains. Pour preuve, les combines de certains Généraux de l'Armée et du renseignement par leurs attouchements avec les groupuscules terroristes et encouragements des hostilités du Polisario pour le déclenchement de l'affrontement direct avec le Maroc. Comme ça, dans ce contexte, quand Messahel parle à demi-mots offensants dans ses sorties médiatiques à propos de l'autorité morale du Maroc au sein de l'UA, on a l'idée curieuse qu'il cache quelque chose de plus roublard si ce n'est plus dangereux.  Et ce n'est pas une révélation que de dire, c'est une vengeance que le pouvoir algérien cherche à faire subir au Maroc. Et ce, au vu des données impressionnantes sur ses agissements hostiles dans les rencontres internationales, comme aussi via les attitudes des ennemis inconditionnels tels le Mozambique Zimbabwe Afrique du Sud Namibie Angola et peut-être même le Kenya.

 

       Effectivement, à écouter Messahel et à le voir enfermé dans ce rôle de diffuseur de chroniques anti Maroc presque montées en boucle, on a le sentiment qu'il est enferré, crachant son venin jusqu'à oser la mise en garde de l'UA. Laquelle, pour etre plus claire avec lui, elle ne veut aucunement lui céder le peu que ce soit, car, elle est convaincue que l'Algérie a perdu face à la détermination du Maroc. Et c'est encore le moins qu'on puisse dire, au vu qu'elle n'a guère envie de se ruer derrière ses spéculations et ses tartufferies en plus ne s’apercevant qu'il se fourre le doigt dans l’œil pour ne pas dire en restant poli, dans le baba. A cet égard, pour l'UA, comprendre la situation dont le système Boutaflika se trouve, c'est récupérer les valeurs de sérénité pour ne pas tomber dans le piège et ne plus refaire les erreurs d'autrefois. Autrement dit, la priorité pour elle, c'est ne plus rester sous l'influence attisant des peurs et surtout identifier les engagements encourageants par le fait de créer une stratégie d'anticipation pour éviter les dérives. Déjà, l'on peut dire, la première réponse marocaine, même sélective, sur le prolongement des balivernes algériennes, permet d'établir une analyse comparative des responsabilités entre Ksar Lamradia l'Armée et les Services de Renseignements. Dont, aujourd'hui toute la Communauté Internationale pourrait en voir les nuances et en déceler les différences qui ne sont pas celles attendues, et qu'au demeurant découlent de l'exercice du chantage et de la peur sur les pays du G5 Sahel. 

 

       Alors qu'y a-t-il sous les menaces déguisées de Messahel envers le Maroc qui a maintenant le privilège du soutien de plus de 44 pays pour mettre dehors la RASD ? N'est-ce là où l'on voit son intention sournoise pseudo-guerrière de se faufiler par les mensonges et opprobres tout en augmentant la provocation via pression sur les pays amis du Maroc à l'UA ? Dont, Gaid Salah, lui aussi, n'en a jamais détourné son attention comme un chef de chantier qui en surveille et épie non seulement les préparatifs par des mesures mafieuses coercitives à l'égard du voisinage, mais aussi via montage de la logistique qui ne trompe pas sur sa stratégie de déstabilisation du Maroc. En cela, n'en croyez pas que les balivernes venant de Messahel envers toute l'UA, ne sont lancées que pour restaurer ce qu'il appelle la conscience africaine de nettoyage des mémoires. Non, c'est un sondage des opportunités pour surprendre le Maroc et le mettre en souffrance, dès lors qu'il s'agisse de la part du pouvoir Boutaflika de sa volonté de faire main-basse sur les institutions africaines comme d'antan.  Mais, à quoi pense-t-on, en effet, quand on dit main-basse sur l'UA ? Aborde-t-on les questions essentielles de cette mise en scène de Messahel, en regardant d'abord comment la commission présidée par Moussa Mahamed Faki le voit ? D'autant plus, le Maroc diplomatique compte beaucoup sur son objectivité pour faire régner la sérénité et le calme dans les débats dans le futur, car c'est sa fonction et son rôle primordial pour que l'UA ne soit plus un machin pour les diplomates algériens.

 

       En fait, depuis 1963 Abdelkader Messahel, pur produit boumediennien, n'a cessé de diversifier ses angles d'attaque contre le Maroc. Tantôt, par des menaces de congestion relationnelle nord-africaine sans réfléchir ni à la stabilité ni à la prospérité du Grand Maghreb. Tantôt, en s'érigeant carrément comme un foyer de contamination, pour ne laisser l'espace Sahel subsaharien africain évoluer vers le destin commun et unique dans sa lutte contre le terrorisme pléthorique qui a malheureusement pinions sur rue. De ce point de vue, Messahel serait bien piètre tacticien s'il continue à développer pareille mauvaise foi, dont aujourd'hui, on connait surtout ses penchants destinés à piquer le peuple algérien, pour le monter contre les voisins. Notamment les marocains, en essayant de se venger de forfait pour une blessure ancienne, allant jusqu'à qualifier sans rougir, le Maroc, d'ennemi concurrentiel quand aux marchés qu'il ouvre chez-lui en tant que Hub pour l'Afrique dans les principales branches de haute technicité, comme l'automobile l'aviation le numérique la défense l’énergie renouvelable et l'agro-alimentaire. Aussi, on connait sa haine pour la France qu'il considère coupable des maux que vit l'Algérie, à même de penser qu'il y a échange informatif sur les officiels algériens transitant par le sol français en faveur du Maroc. D'ailleurs, n'est-ce triste et même terrible pour lui, d'en arriver à un degré de marocophobie systématique voulant forcer le destin sans prendre les dispositions matérielles pour ? N'est-ce déplorable qu'il en soit à avoir peur de tout ce qui est entrepris par le Maroc, allant jusqu'à vivre dans l'obsession de la consultation au quotidien de sa feuille de route. Du coup il s'en est réduit à recenser les preuves successives de la détermination de l'Etat-Maroc, mais sans savoir comment faire pour l'enrayer. Et c'est ce qui montre, manifestement, qu'on ne le veuille ou pas, le Maroc en tant que pays stable conquérant des marchés par partenariats gagnants-gagnants d'égal à égal avec tous les pays africains ? A bon suiveur, bon décryptage !

Publié par Aziz IKKROU

06/09/2017