L’Espagne au travers le récit romanesque de ses officiers dans la presse ibérique, invente un scénario rocambolesque d’une pseudo-opération militaire qu’elle présente comme une victoire face aux forces armées royales (FAR) lors de l’affaire autour de Jazirat Leila (2002).

Cependant, les faits sont tout autre : 

A l’époque, à l’approche du référendum de Gibraltar (Novembre 2002), l’Espagne cherchait à marquer les esprits des Anglais afin de pousser au moins à un report du référendum de rétrocession qu’elle savait perdu d’avance (le « non » l’emportera à 98%) en créant "une crise politique, militaire et diplomatique dans le détroit".

Ainsi, l’Espagne exercera-t-elle de nombreuses pressions vis à vis des anglais et des marocains (fermeture temporaire de la frontière avec Gibraltar, manœuvres navales au large du rocher britannique, attaques contre 6 forces auxiliaires marocains).

C’est en juillet 2002 , que l’Espagne met un plan à exécution : profitant des habituels opérations de renseignement marocain sur jazirat Leila (lutte contre les réseaux de trafiquants), il s’agissait pour le gouvernement de Jose Maria Aznar de mener au travers un budget de 3 millions d’euros un rocambolesque scénario militaire (5 hélicoptères, 6 navires de guerres, 330 militaires mobilisés, coupure d’un câble téléphonique etc) contre 6 forces auxiliaires non armés. A l’époque, le scénario militaire Espagnol fera rire toute la communauté internationale. 

Néanmoins la réaction du Maroc fût mesuré. En effet, l’Espagne menecait de représailles la communauté marocaine établit à l’étranger. 

En effet, le gouvernement espagnol menaçait de fermer la frontière terrestre et maritime en cas d’intervention militaire marocaine et ruiner ainsi la saison estivale 2002 en empêchant les marocains résidents de l’étranger de se rendre au Maroc à travers le transit par l’Espagne.                  

C’est la médiation américaine qui permettra d’éviter un conflit militaire direct aux conséquences incalculables entre le Maroc et l’Espagne. 

 

Latif OUBELLA 

Acteur associatif, membre de la tribu sahraoui Aït Brahim (confédération tribale Tekna), militant pou le réseau ferroviaire des provinces du sud.

13/07/2017