Hocine Aït Ahmed

Les faits, s'ils s'avèrent vrais, ne peuvent être qu'une autre honte pour l'histoire de l'Algérie poste-indépendance. En effet, c'est le chercheur Djamel Kada, fils du Moudjahid Ahmed Kada qui révèle un témoignage accablant du Moudjahid originaire des Aurès, Ami Abdeslam Ben Fila qui lui aurait relaté les faits quelques temps avant sa mort.

Selon le chercheur, qui raconte les faits sur les colones du journal arabophone Echorouk, Le Président Houari Boumediène a tenté de «liquider» la famille de Hocine Aït Ahmed, c'est à travers le commandement de la 1ère région militaire qui avait instruit Ami Abdeslam Ben Fila de conduire un camion blindé et scellé de Blida vers l’Ouest du pays. Celui-ci, qui était un des amis de Si Saïd Abid, chef de la 1ère région militaire, mort assassiné, n’avait à l’époque aucune idée du contenu du camion en question pensant qu’il ne pourrait s’agir que d’armement par exemple.

 

Mais en observant une pause en cours de chemin il s’était rendu compte qu’il y avait des personnes à l’intérieur. Il avait forcé la serrure pou7r ouvrir la porte. C’est à ce moment-là qu’Ami Abdeslam Ben Fila avait constaté qu’il s’agissait de personnes encore en vie. Et ce sont ces détenus qui lui avaient affirmé qu’ils étaient des proches d’Aït Ahmed. Les membres de la famille du chef du FFS n’avaient pas mangé et bu depuis 48 heures. Il y avait même une vieillard âgé de 75 ans.

 

Emu par leur sort, Ami Abdeslam Ben Fila s’était déplacé dans un verger pour leur apporter de quoi manger et boire. Des odeurs nauséabondes se dégageaient du camion. Les proches d’Aït Ahmed étaient forcés d’aménager un coin du camion pour le transformer en toilettes. L’ancien Moudjahid avait conclu ainsi que Houari Boumédiène par cet acte, aurait pu «assassiner» ces concitoyens. Révolté, ce «chauffeur» a décidé de démissionner dés son retour à son commandement prétextant des soucis de santé.

 

Le chercheur Djamel Kada est remonté encore plus loin, en enquêtant sur la vie de Hocine Aït Ahmed, en évoquant par exemple l’éviction du fondateur du FFS de la présidence de l’OS (organisation secrète), qu’il a dirigé, en 1946, après la mort de Belouizdad Mohamed, et ce, sous prétexte qu’il était berbériste. Selon le chercheur, beaucoup de zones d’ombre demeurent à propos du chef historique du FFS. 

15/01/2016