Sommet Afrique-Monde arabe

Le retrait du Maroc et de 8 pays arabes du 4e Sommet Afrique-Monde arabe confirme que «l'Afrique ne peut continuer à traîner le Polisario sans risquer de compromettre son avenir».

Huit pays arabes, dont cinq du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), ont annoncé leur retrait du 4e Sommet Afrique-Monde arabe, prévu ce mercredi dans la capitale équato-guinéenne Malabo. Pour nos confrères de Le360, Cette décision, prise en soutien au Maroc et contre la présence de la pseudo-RASD à la rencontre, est la confirmation que «l'Afrique ne peut continuer à traîner le Polisario, vestige de la Guerre froide, sans risquer de compromettre son avenir».

 

Les monarchies du Golfe ont déjà refusé la présence de l'entité séparatiste lors du Sommet Afrique-Monde arabe 2013 à Koweït-City. Elles ne pouvaient donc pas revenir sur cette position de principe. Et la Guinée Equatoriale, consciente de cela, s’est abstenue d'adresser une invitation au chef de l’entité séparatiste, Brahim Ghali, qui a d’ailleurs été inculpé par la justice espagnole pour des crimes de guerre.

 

Cependant, l'axe Alger-Pretoria, principal pourvoyeur de fonds à l'Union Africaine, ne l’entendait pas de cette oreille. Cette énième manœuvre, insiste Le360, démontre que cette alliance hostile à l'unité territoriale du Maroc «est prête à sacrifier les intérêts de tout un continent sur la "foi" d'une imposture qui n'a d'existence que dans l'imagination d'un régime algérien resté prisonnier de la défunte guerre froide».

 

Pour le portail marocain, le voisin de l’est, en particulier, «doit comprendre qu’il ne servirait à rien de continuer à soutenir une entité cartoonienne sans risquer de compromettre [son] avenir, ou encore celui de l'Afrique». Et  de s’interroger: «jusqu'où le berceau de l’Humanité peut continuer à traîner ce boulet hérité d'une époque révolue, celle de l'ancien dictateur algérien Mohamed Boukharrouba ?»

 

Le retrait des pays du CCG de la rencontre de Malabo risque de faire perdre au continent pas moins d'1 milliard de dollars promis lors de la grand-messe de 2013 à Koweït-City. «Un trou financier que le régime algérien, au bord du dépôt de bilan, ne peut évidemment combler, comme il le faisait lors de la belle époque de "l'embellie pétrolière"», conclut Le360.

24/11/2016