Au garde-à-vous, un grand nombre d’organes de presse algériens, dont des chaines de télévision, ont assuré la couverture de la séance d’ouverture de d’une rencontre à Abuja dont le programme comprend notamment des interventions autour de ce que les représentants du Polisario ont qualifié d’ »exploitation des richesses du Sahara et d’atteintes aux droits de l’homme, ainsi que des exposés sur la libération du Sahara occidental et la lutte contre la colonisation en Afrique et l’Union africaine et le conflit au Sahara occidental, processus de paix de l’UA et de l’ONU : situation actuelle »

Une conférence de solidarité avec la « RASD » a entamé, lundi à Abuja, ses travaux, à l’initiative du syndicat nigérian, le Congrès des Travailleurs du Nigéria (NLC), pro-Polisario.

 

Ont pris part à l’ouverture de cette conférence, de trois jours, une délégation du Polisario, conduite par Bachir Mustapha Sayed, présenté comme « responsable politique du Polisario », comprenant notamment Sueilma Beiruk, présentée comme « vice-président du Parlement panafricain pour le Nord-Ouest de l’Afrique », et cinq séparatistes de l’intérieur, venus du Maroc.

 

 L’Algérie est représentée à cette rencontre par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, (qui s’est exprimé au nom du président algérien Abdelaziz Bouteflika), ainsi que par une délégation du « Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) », que préside Mahrez Lamari.

 

 Nombre de représentants de syndicats africains ont été invités à cette rencontre dont ceux de l’Afrique du Sud, de la Zambie, du Togo, du Bénin et du Cameroun.

 

 AU garde à vous, en grand nombre d’organes de presse algériens, dont des chaines de télévision, ont assuré la couverture de la séance d’ouverture de cette rencontre dont le programme comprend notamment des interventions autour de ce que les représentants du Polisario  ont qualifié d’ »exploitation des richesses du Sahara et d’atteintes aux droits de l’homme, ainsi que des exposés sur la libération du Sahara occidental et la lutte contre la colonisation en Afrique et l’Union africaine et le conflit au Sahara occidental, processus de paix de l’UA et de l’ONU : situation actuelle ».

 

 A l’ouverture, un film documentaire de 12 mn, en noir et blanc, intitulée « La Badil » (Pas d’alternative/sous-entendu à l’autodétermination), a été projeté.

 

 Après les interventions notamment du président de la NLC, Abdulwahed Omar, de Tayeb Louh (en arabe bien que le syndicat organisateur n’ait assuré aucune traduction), Bachir Mustapha Sayed (en arabe), Sueilma Beiruk (en espagnol), Yusuf Maitama Sule, un ancien ambassadeur nigérian à la retraite, et du président de la « Fédération des institutions espagnoles solidaires avec le Sahara occidental (FEDISSAH) », Carmelo Ramirez, un débat a été ouvert sur « la décolonisation au Sahara occidental : responsabilité de l’Union africaine et des Nations unies ».

 

Le programme prévoit, à l’issue de la rencontre, mercredi, un communiqué final dit, déclaration d’Abuja.

 

 Abdulwahed Omar, reprenant la litanie habituelle, a notamment émis l’espoir de voir cette rencontre faire la lumière sur les raisons qui, selon lui, empêchent le « peuple sahraoui » d’accéder à l’indépendance.

 

 Il a également réaffirmé « le soutien du Nigéria au Sahara occidental dans son droit inaliénable à l’autodétermination conformément à la légalité internationale ».

 

 Ce soutien, politique et matériel, a été aussi souligné par Bachir Mustapha Sayed qui a donné sa version propagandiste et truffée de travestissement des faits de l’aspect historique du conflit autour du Sahara.

 

Contrairement à la tendance générale à travers le monde qui accorde énormément de crédit à la proposition marocaine d’autonomie,  Carmelo Ramirez a, de son côté, prétendu que l’ »autodétermination du peuple sahraoui est la seule voie pour une solution au conflit du Sahara occidental ».

 

 Tayeb Louh pour sa part a mis l’accent sur « la nécessité de la mise en place d’un mécanisme de suivi et de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental, qui est plus que jamais d’actualité ».

 

 Prenant sa vessie pour une lanterne il a indiqué que  »l’Algérie demeure à cet égard convaincue que l’élargissement de la mission de la Minurso à la prise en charge par les Nations Unies de la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental est une nécessité », a-t-il déclaré, ajoutant que    »ce recadrage de la mission de la Minurso permettra aux Nations Unies de jouer pleinement leur rôle en matière de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental et ce faisant, complètera le mandat de la Minurso qui est la seule mission de maintien de paix des Nations Unies à ne pas englober les droits de l’Homme dans son mandat ».

 

Faisant l’impasse sur l’esclavagisme au sens médiéval qui sévit dans les camps de Tindouf et même en Algérie où l’on compte plus de 70 mille esclave, le ministre algérien a ajouté que  »la mise en place de ce mécanisme de suivi et de surveillance des droits de l’Homme dans  les territoires sahraouis occupés est d’autant plus nécessaire que l’organisation des Nations Unies, particulièrement le Conseil de sécurité sont, au quotidien, interpellés par les souffrances qu’endure le peuple du Sahara occidental depuis près de quarante années ». Le ministre algérien qui semble-t-il s’exprimait au nom de Bouteflika, présent d’esprit et absent de corps a prétendu que « les violations massives et systématiques des droits de l’Homme, qui ont lieu à l’intérieur des territoires occupés, pour réprimer la lutte pacifique des citoyens pour la liberté d’association, de manifestation et d’expression, ne sauraient laisser la communauté internationale indifférente ».

30/10/2013