Khadijetou El Mokhtar.

La république fantoche et ses soutiens, qui disséminent des mensonges et des allégations fallacieuses auxquels plus personne ne croit, ont reçu un coup dur et une gifle magistrale à Lima, capitale du Pérou, où les autorités ont mis à nu les allégations d’une séparatiste polisarienne et de ses semblables qui font le tour de capitales mondiales munis de passeports étrangers en usurpant le statut de diplomate.

 

La réalité est impossible à voiler comme la lumière du jour et peu importe les sempiternelles tentatives du polisario de la masquer en faisant porter à ses membres l’habit de diplomates présumés, de faux ambassadeurs ou de ressortissants étrangers. Ce genre de machinations et de stratagèmes ne convainc plus personne alors même que les chantres du séparatisme sont passés maîtres dans l’art de la fourberie et perfectionné un discours fait de mensonges dans lequel ils se complaisent à vivre depuis plusieurs années dans certains pays d’Amérique Latine.

 

Le dernier acte de la « pièce/scandale » remonte au 9 septembre lorsque la séparatiste Khadijetou El Mokhtar est arrivée à l’aéroport de Lima pour entrer dans un pays qu’elle avait visité du 19 juin au 18 août derniers en se présentant en tant que touriste, alors qu’elle avait pour dessein d’y mener des activités politiques et des actes contraires à la loi et au règlement migratoire, en s’arrogeant le statut de représentant de la fantomatique +rasd+, avec laquelle le Pérou a gelé ses relations.

 

Ce stratagème n’est pas passé inaperçu auprès des autorités qui ont inscrit la séparatiste sur la liste des personnes interdites d’accès au territoire pour usurpation du statut de diplomate, étant donné que la dénommée Khadijetou El Mokhtar n’avait aucune accréditation diplomatique et menait des activités contraires aux lois en vigueur au Pérou. Pire, elle s’est même immiscée dans les affaires internes du pays à coup de déclarations ayant provoqué un profond mécontentement à Lima.

 

A la suite de cette décision péruvienne souveraine, la séparatiste « a choisi de rester de manière volontaire et illégale dans l’un des bureaux des services d’immigration à l’Aéroport de Lima, a rejeté une proposition d’évacuation par voie aérienne et de manière gratuite et a, par la suite, rejeté la possibilité d’entrer dans le pays avec l’engagement express de mener uniquement des activités touristiques », poursuivant ainsi les allégations fallacieuses au sujet de son « arrestation » dans l’objectif de susciter le soutien de ceux qui sont encore crédules et facilement influençables, d’après les services péruviens de l’immigration.

 

La réponse à ces agissements n’a pas tardé de la part du ministre péruvien de l’Intérieur, Carlos Basombrío, qui a affirmé, de manière limpide et sans ambages, que la dénommée Khadijetou El Mokhtar, qui se présente en tant que représentante de l’entité fantoche, « n’est pas reconnue et n’a pas été invitée par le ministère des Affaires étrangères du Pérou ».

 

Cette mise au point du ministre Carlos Basombrío intervient suite à la publication par les services péruviens de l’immigration relevant du ministère de l’Intérieur, d’un communiqué sur leur site web, mettant à nu les allégations fallacieuses de la séparatiste du « polisario » concernant son arrestation et soulignant que cette citoyenne  »espagnole » ne dispose pas de visa diplomatique délivré par les autorités péruviennes et n’a obtenu aucun avantage ou immunité en tant que représentante du « polisario » à Lima, contrairement à ses allégations fallacieuses.

 

Les services péruviens de l’immigration ont assuré qu’ils ont agi dans le plein respect de la Constitution et des lois en vigueur vis-à-vis de cette citoyenne espagnole, qui ne dispose pas de visa diplomatique délivré par les autorités péruviennes lui reconnaissant un statut de diplomate, ni d’un rendez-vous pour tenir une réunion avec le Bureau ministériel des Affaires étrangères ou la présidence de la Commission des Affaires étrangères du Congrès péruvien.

 

Le ministère des Affaires étrangères du Pérou a, lui aussi, mis à nu les allégations fallacieuses de la séparatiste, en affirmant que la dénommée Khadijetou El Mokhtar, qui a usurpé le statut de diplomate, n’est qu’une touriste étrangère en situation irrégulière pour violation des lois migratoires.

 

Commentant cette affaire, l’expert argentin en relations politiques et diplomatiques, Juan Cruz Castineiras, qui a séjourné pendant plusieurs années à Lima, a affirmé que les autorités péruviennes appliquent des lois très sévères en matière d’immigration et par conséquent « nul individu entré sur le territoire du pays à des fins touristiques, ne peut usurper le statut d’un diplomate, ou encore mener des activités politiques comme ce fut le cas de la dénommée Khadijetou El Mokhtar, laquelle a tenté d’embarrasser les autorités péruviennes et de créer un problème dont ce pays n’avait pas besoin ».

 

« Les clous sont plantés un à un dans le cercueil de la thèse séparatiste particulièrement en Amérique Latine, un continent que le polisario considérait jusqu’à récemment comme un refuge sûr, mais il s’est avéré que plus personne n’est dupe quant aux manigances fallacieuses et au rôle de la victime » que d’aucuns pratiquent allègrement, a déclaré à la MAP, l’auteur du livre « Les Malouines à travers ses héros » (2017).

 

Et M. Castineiras de conclure qu’il y a une ferme conviction de la légitimité de la position marocaine et de la pertinence de la proposition d’autonomie du Sahara, ainsi qu’un refus de l’émergence d’une « entité » fantoche qui ne dispose pas des conditions minimales pour la création d’un État dans une région devenue aujourd’hui un terrain fertile pour les groupes terroristes.

27/09/2017