Abdelkader Messahel n'a pas commencé avec ses dérives vendredi quand il se fendait de déclarations irresponsables et futiles concernant le succès des banques marocaines et de la Royal Air Maroc en Afrique. Qui ne se souvient pas de ses insanités débitées envers les Africains?

 

Quand Abdelkader Messahel soulève sa moustache fournie qui cache sa lèvre supérieure, ce n'est pas seulement pour laisser échapper sa mauvaise haleine. Bien souvent, son animosité maladive envers les Africains, y compris les Marocains, en profite pour poindre au grand jour. 

 

La sortie hasardeuse du chef de la diplomatie algérienne, au mépris de la décence de son rang et en parfaite ignorance des normes de la GAFI et l'IFRS auxquelles sont soumises les banques marocaines, a de quoi surprendre, certes. Néanmoins, Messahel n'en est pas à son coup d'essai, c'est un récidiviste notoire, un haineux pathologique. 

 Plus tôt cette année, plus précisément en juillet, les Africains de tous les pays ont eu tout le loisir de découvrir la perfidie qui se cachait dernière ce visage de glace, quand Ahmed Ouyahia s'est fendu d'une déclaration aussi hasardeuse que regrettable sur les Subsahariens. Ce dernier, alors chef de cabinet du président Bouteflika, avait dit que les Africains sont "sources de crimes, de drogues et de plusieurs autres fléaux". Non content de ne pas infirmer de tels propos, Messahel qui était déjà ministre des Affaires étrangères, avait appelé à ce que soient prises des "mesures urgentes contre les Subsahariens". Sourire sournois aux lèvres, le chef de la diplomatie algérienne, s'était d'ailleurs bombé le torse en ajoutant: "l'Algérie n'a de leçon à recevoir de personne". 

 

Le message diplomatique était clair envers les pays d'Afrique subsaharienne qui avaient plébiscité le Maroc en acceptant son retour au sein de l'Union africaine (UA) et en changeant de discours officiel à l'UA vis-à-vis du Sahara qui n'est plus "un territoire occupé", mais aussi qui venait d'accepter le Maroc comme probable futur membre de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). A ces Africains, qui avaient montré qu'aucune des thèses algériennes ne les intéressait, il avait alors décidé d'exprimer ses ressentiments. 

 C'est exactement, ce qu'il a fait ce vendredi devant le patronat algérien qui n'a pas arrêté de se plaindre des succès de la diplomatie économique du voisin de l'Ouest. Ces chefs d'entreprises ne se doutaient certainement pas qu'ils venaient d'entraîner leur ministre des Affaires étrangères sur un terrain qui le ferait sortir de ses gonds. Une fois encore, l'haleine nauséabonde n'a pas suffi. En plus d'être haineux, il fallait qu'il se montre ignorant et irresponsable. 

22/10/2017