Les Algériens ne sont pas contents, mais alors pas du tout. Alors que l’information devrait leur faire plaisir. Le Maroc aurait décidé de construire un mur, un domaine où il est expert, de 450 km au long de ses frontières de l’est avec l’Algérie.

 

Pourquoi ? Pour se protéger du déferlement des candidats subsahariens à l’émigration clandestine. On sait depuis longtemps déjà que l’armée algérienne, c’est sa façon à elle de faire dans l’humanitaire, cueille ces candidats dans le sud de l’Algérie à des milliers de kilomètres du Maroc et les convoient jusqu’aux frontières marocaines.

 

Une épine dans le pied du frère marocain c’est toujours bon à prendre. Rabat s’y est fait sans crier au scandale. Rabat est allé même plus loin. Il n’a cessé de demander l’ouverture des frontières.

 

Alger s’y est refusé en posant des conditions pas très loin de l’injure.

 

Bien mieux, depuis des mois et des mois, à longueur de journées et de colonnes de journaux, il dénonce une guerre des stupéfiants contre l’Algérie sœur, et une vampirisation de ses biens pétroliers et alimentaires sans lesquels  l’oriental marocain mourrait de sa plus belle mort.

 

Ses gendarmes et ses policiers, colportés par sa presse, mènent une campagne sans merci aux trafiquants. Arrêtent à tour de bras, tirent sur les contrebandiers et creusent au long de la frontière des tranchées.

 

Surprise, le Maroc décide de donner un coup de main en construisant un mur. Les Algériens devraient s’en réjouir, mais non, ils s’en plaignent. « Mohammed VI joue à se faire peur » écrit l’Expression  et « confirme la volonté du Makhzen de se claquemurer, pour sans doute mieux se complaire dans un rôle de victimisation ».

 

Pourtant le mur ajouté à leurs tranchées, c’est win win. Un jour nos frères Algériens devraient savoir ce qu’ils veulent.

05/12/2013