La dernière visite à Lâyoune capitale du Sahara a mis la situation dans cette région sous une autre lumière. Les images retransmises sur internet ou par les médias marocains montre une liesse populaire à l'accueil du souverain marocain, une ville très urbanisée, des rues paisibles et une ambiance générale marquée par la tranquillité mais aussi par la fête.
Le lendemain des formalités de son arrivée et de son discours à l'occasion du 40 ème anniversaire de la Marche Verte les habitants de Lâyoune ont filmé le Roi se baladant dans la ville dans sa voiture qu'il conduit lui-même, avec un service de sécurité très réduit.
Des images et des informations autour de cet évènement on peut tirer deux choses essentielles:
- D'abords, comme le savent ceux qui s'intéressent de près à ce territoire, le Sahara est non seulement stable et paisible mais les gens y vivent et travaillent en toute sécurité, comme ailleurs dans le Maroc.
- Après avoir réussi à sédentariser les population en faisant de la capitale du Sahara et de ces quelques villages de vrais centre urbains, alors qu'elles étaient de simples casernes sous la colonisation espagnoles, le Maroc entame une nouvelle phase avec des investissements lourds et une vision et une stratégie pour intégrer la région encore plus dans l'ensemble marocain et en faire une pièce maîtresse de sa dynamique africaine.
L'image d'un Sahara qui brûle telle que veulent la propager le Front Polisario et ses supports est lointaine, voire absurde.
L'approche actuelle pour la résolution de ce conflit s'avère anachronique car elle se base sur des paramètres de conflit et de tension armés, d'abus des droits humains, de l'absence de toute alternative et de toute vision pour la population de la région.
On ne peut pas parler du Sahara comme si c'était le Darfour qui brûle ou le nord du Mali qui était sous l'assaut de terroristes.
Une nouvelle évaluation de la situation au Sahara, maintenant une trentaine d'années après, devient impérative.
Voici quelques questions en guise de réflexion dans le sens d'une nouvelle appréciation du conflit et des modalités de sa résolution:
1- La MINURSO était créée pour organiser un référendum au Sahara et superviser le cessez-le-feu.
Maintenant que le referendum a été mis à part depuis des années et ne parait pas à l'ordre du jour, que fait cette mission au Sahara?
N'est-il pas plus pratique de la rendre mobile, c'est à dire que ces fonctionnaires viennent prendre la température de temps à autre où ils seront hebergés dans des hotels pour leur mission?
La mission coûte 50 millions de dollards par an qui pourraient être mis à la disposition des populations locales pour leur development social, économique et humain.

2- Est-il à l'ordre du jour de créer un Etat indépendant avec pas plus de 350 milles habitants dans une zone de Sahel hautement instable et ou des pays plus grands comme la Mauritanie ou la Mali sont basculés par les groupes terroristes?
3- Est-il juste de les exclure des developmenents que vit le Maroc, de ses vastes programmes pour la region, et d'une perspective ou ils pourront se gérer eux-meme tout en etant intergés dans un grand pays africain avec une stratégie africaine impressionnante?
4- Le Polisario représente-t-il tous les sahrawis? Non! Le Polisario Représente-t-il tous les sahrawis qui veulent l'indépendance? Non plus!
Pourquoi insiste-t-on a imposer le Polisario comme le seul interlocuteur du Maroc dans ce conflit?
Il faut donc limiter le Polisario à une opinion bien spécifique et ouvrir le chemin a tous les autres groupes et mouvements sahrawis qui veulent exprimer leur voix dans ce conflit.
5- Sur quoi se base la nomination du Polisario? Le chef de cette organisation est à son poste depuis plus de 40+ ans. Il est impératif que l'ONU exige des procédures de choix démocratiques et transparentes au sein de l'organisation pour que ceux qui se voient représentés par le Polisario puissent choisir en toute liberté et en toute transparence les personnes qui les y représentent.
6- L'ONU exige le recensement des sahrawis à Tindouf, quand est-ce que cela sera fait? L'ONU doit déterminer une date pour ce recensement et imposer à l'Algérie les règles et les procédures en vigueur pour les refugiés. Si Tindouf est sur le sol algérien, les sahrawis eux ne le sont pas, la communauté mondiale telle que représentée par l'ONU doit garantir leur sécurité et leurs droits élémentaires.
Ceci est d'autres élément montrent qu'il est urgent que l'ONU adapte l'approche de la résolution du conflit à réalité du terrain.
Le statut-quo dans lequel les responsables onusiens enferment les paramètres du conflit ne fait que le prolonger et créer des déséquilibres qui pourraient aboutir à de nouvelles tensions.
Mr Salah Bourezza

13/11/2015