Le phare de Boujdour constitue un monument historique de grande valeur et une mémoire vivante de la population de Boujdour, une ville créée en 1976 après la récupération des provinces sud en 1975.

Construit sur la façade atlantique dans les années 50 du siècle dernier, constitue une mémoire vivante de la cité. Il est le témoin de la naissance d’une cité animée et prospère au milieu du désert. Boujdour était à l’origine un village de pêcheurs implanté autour du phare du cabo Boujdour. Dès 1976, cette cité a commencé à affirmer un caractère urbain, appuyé sur une croissance démographique et sur son nouveau port. Émergée du désert, Boujdour est devenue le chef-lieu de la province. Celle-ci a bénéficié du programme « Al Aouda » et « Al Wahda ». L’effort de l’État en faveur de cette province est orienté également vers la réalisation des villages de pêcheurs. Pour lui assurer tous les atouts d confort, dès 1976, une unité de dessalement d’eau de mer y a été installée et des recherches ont conduit à la découverte d’eaux souterraines dans les environs de la ville. Boudjour possède un atout, sa corniche, située dans la ville et qui longe la côte. Elle constitue l’un des plus beaux sites de la région Laâyoune.

Composée de 246 marches d’escalier sous forme de spirale et alimenté par des moyens traditionnels, le phare témoigne du développement démographique et urbain de la ville du défi (180 km au sud de Laâyoune). Il a également résisté aux aléas du temps jusqu’à sa rénovation et équipement en technologie moderne et lampes à composante métallique à un rayon de 45 km et avec trois éclats toutes les 15 secondes.

Selon des sources concordantes, le phare, qui a été édifié par l’occupant espagnol pour observer et sécuriser les navires, est entré en fonction en 1956, six ans après sa construction. Il mesure 54 m de hauteur (70 m au-dessus du niveau de la mer) et trois mètres de diamètre.

Les Espagnols l’ont mis en place afin d’observer les navires étrangers, déterminer la trajectoire des navires espagnols et leur permettre de s’approvisionner en matériel et provision ou décharger leurs cargaisons.

Les bâtisseurs du phare ont décidé de le doter d’une lumière à rotation afin de toucher le point le plus loin dans la mer et sur terre par l’utilisation d’une force mécanique dite « le moulin ». Des plaques de verre transparent, soutenues par des plaques métalliques ont été placées au sommet du phare pour protéger les sources de lumière.

Equipé d’appareils modernes et trois multiplicateurs de lumières, le phare est aujourd’hui témoin des batailles majeures et épopées héroïques signées par le sang et l’âme des fils de la région pour la défense de la dignité du lMadevant l’occupant espagnol.

Le phare jouait un rôle principal dans l’amélioration des conditions de navigation et la promotion économique, en plus de son rôle historique et touristique en tant que monument typique de la région.

Ce phare, rénové bien plus tard pour qu’il puisse affronter les aléas climatiques, mais selon des critères ayant permis la préservation de ses caractères architecturaux, patrimoniaux et historiques, est aujourd’hui plus qu’un simple édifice accomplissant un rôle fonctionnel, mais un symbole historique et touristique de toute une région.

27/04/2014