La qualité du partenariat d’exception maroco-américain se manifeste, entre autres, à travers le soutien “clairement” affiché par le Président Barack Obama au plan d’autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, et trouve aussi son expression dans l’adhésion bipartisane effective, maintes fois affichée par le Congrès des Etats-Unis.
Le communiqué conjoint ayant sanctionné, en novembre 2013, la rencontre au sommet à la Maison Blanche entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Chef de l’exécutif US, réitère le soutien “clair” de Washington au plan d’autonomie que les Etats-Unis qualifient de “sérieux, crédible et réaliste”, et considèrent en tant qu’”approche à même de satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité”.
Le plan d’autonomie jouit ainsi du soutien sans équivoque de trois administrations américaines depuis celle de Bill Clinton, à l’actuelle en passant par l’exécutif que dirigeait le Président George W. Bush.
Il convient de noter, toutefois, que ce soutien ne se limite pas uniquement à la branche exécutive US, mais se manifeste aussi dans les deux Chambres du Congrès des Etats-Unis, à travers une adhésion bipartisane affirmée.
En effet, la loi de finances de l’année 2015 tel que adoptée par le Congrès et promulguée par le Président Obama consolide, sans équivoque, l’aide relative au développement dans les provinces du Sud.
Le budget 2015 stipule ainsi, avec emphase, que les fonds alloués sous le Titre III de la loi de finances US “seront rendus disponibles” dans le cadre de l’aide destinée aux provinces du Sud.
Le langage de la loi de Finances US non seulement souligne expressément que cette aide est destinée à cette partie du Royaume, mais va bien au-delà pour affirmer que cette démarche sera mise en œuvre par le Congrès à travers un mécanisme mis en place par les branches exécutive et législative du gouvernement des Etats-Unis.
Ainsi promulguée, la loi de Finances US au titre de l’année 2015 constitue la traduction dans les faits de l’engagement commun destiné à “l’amélioration des conditions de vie des populations du Sahara”, comme stipulé dans le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Barack Obama.
Pour Peter Pham, Directeur de l’Africa Center, relevant de l’influent think tank, Atlantic Council, le soutien “explicite” du Président Barack Obama au plan d’autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, “constitue une reconnaissance par Washington du leadership régional du Souverain en tant que force de projection stabilisatrice dans le continent africain”.
“Ce soutien explicite à la justesse du plan marocain d’autonomie par M. Obama, en droite ligne de la politique suivie par trois administrations US, se veut une reconnaissance par les Etats-Unis du leadership régional de Sa Majesté le Roi et de Sa force de projection stabilisatrice dans le continent”, a affirmé cet expert des affaires africaines, dont l’expertise est souvent sollicitée par le Congrès des Etats-Unis.
Robert Holley, ancien diplomate américain et spécialiste de la région, rappelle, pour sa part, que “le Maroc a investi des milliards de dollars pour le développement économique et social dans les provinces du Sud, dans la droite ligne d’une vision stratégique qui vise à préparer cette partie du Royaume à l’autonomie, dans un cadre épanouissant, favorable à l’engagement politique et à l’activisme social”.
Jordan Paul, un expert US spécialiste des questions législatives, a souligné que “le soutien concret des Etats-Unis aux efforts colossaux déployés par le Maroc pour le développement dans les provinces du Sud démontre, encore une fois, et bien plus clairement, la force de l’engagement des Etats-Unis vis-à-vis du plan d’autonomie en tant que règlement de compromis”.

03/11/2015