Le Polisario vide ses dernières cartouches à blanc

Les dirigeants du Polisario ont profité de la présence dans les camps de Tindouf, du médiateur de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, pour vider leurs dernières cartouches à blanc à l’approche de la réunion décisive que le Conseil de sécurité doit tenir fin avril, pour l’examen de ce dossier.

Après son escale de mercredi à vendredi derniers à Rabat, Ross s’était rendu samedi 14 février, dans les camps de Tindouf, où il a rencontré des dirigeants du Polisario, sauf leur tête, leur chef, Mohamed Abdelaziz qui est porté disparu après une période de convalescence en Italie.

A cette occasion, les dirigeants du Polisario ont réitéré devant le médiateur onusien, leurs vieilles revendications à savoir : l’organisation d’un référendum d’autodétermination et l’élargissement du mandat de la MINURSO au contrôle des droits de l’Homme dans le Sahara Occidental.

Le soi-disant ministre de la défense de la fantomatique république sahraouie (RASD), Mohamed Lamine Bouhali, précisent des sources bien informées à Rabouni, a même tenté de faire pression sur l’envoyé personnel du S.G de l’ONU, en remettant sur la table des discussions l’option de la reprise des armes par le Polisario au cas où l’ONU ne réagit pas favorablement à leurs doléances.

Très gêné par le chantage des pontes du Polisario, Christopher Ross, ajoutent les mêmes sources, est resté de marbre. Il s’est abstenu de répondre aux interpellations provocatrices de ses interlocuteurs en se contenant de les écouter.

Ross semble avoir respecté à la lettre, les consignes de son patron, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon qui avait donné au Roi Mohammed VI, lors d’un appel téléphonique, le 22 janvier dernier, des garanties quant à la neutralité et à l’impartialité de son émissaire pour le Sahara et des agences de l’ONU dans le traitement du dossier du Sahara Occidental, dont la MINURSO qui est chargée de veiller au respect du cessez-le-feu établi le 15 octobre 1991.

Lors de sa première visite dans les camps de Tindouf, rappelle-t-on, la représentante spéciale du SG de l’ONU et chef de la MINURSO, la canadienne Kim Bolduc, s’est elle aussi, abstenue lors de ses entretiens et dans ses déclarations à la presse locale, de parler de l’élargissement du mandat de la MINURSO ou du référendum d’autodétermination.

Les Lieutenants Abdelaziz ainsi que leurs mentors algériens, assurent les mêmes sources, ont été profondément frustrés par l’attitude inattendue, des deux responsables de l’ONU, Ross et Bolduc.

Abdelhak Kettani

18/02/2015