Dans cette ambiance de fin d’année, marquée par des rétrospectives, des évaluations et des résolutions à prendre pour l’année qui suit, il serait intéressant de faire un bilan de toute autre nature : mesurer le degré de mobilisation du pays voisin contre le thème ‘’Maroc’’.
La dernière manœuvre algérienne en date dans cet agenda cynique est l’arrêt du tribunal de l’UE sur l’accord agricole Maroc-Union européenne.
Aveuglés par un argumentaire fallacieux mis en avant par des avocats véreux, les juges de ce tribunal, instrumentalisés dans le cadre de la sinistre entreprise antimarocaine de l’Algérie, se sont mélangé les pinceaux en rendant un arrêt, à classer plutôt en cette fin d’année dans la rubrique ‘’bêtisier’’, mettant en péril les intérêts politiques, sécuritaires et économiques de l’Europe.
Ces magistrats obnubilés par les jacasseries d’un duo d’avocats rompu aux techniques d’affabulations et de tromperies, par ailleurs généreusement payés par Alger, n’ont prêté aucune attention aux arguments solides présentés par le Conseil et la Commission de l’UE. A croire que les manoeuvres d’Alger, qui, d’ailleurs n’a pas caché sa joie après le prononcé du jugement, ont réussi impudiquement à jeter la poudre aux yeux de ces pauvres magistrats qui sont allés vite en besogne accordant crédit aux thèses fallacieuses du polisario au préjudice évidemment de l’équilibre de larges secteurs socio économiques européens et aux relations stratégiques avec le Maroc.
De La Haye, à New York, en passant par Genève, Stockholm, Madrid, Bruxelles, Londres, Pretoria, Abuja et tout récemment le Luxembourg, le machiavélisme algérien n’a épargné personne. Lobbying, argent sale, faux think tank, sites internet et pressions diverses sont mis en branle pour tenter de bouleverser l’agenda des institutions européennes et de la communauté internationale, les détourner de leurs objectifs et mettre en difficulté leurs alliances stratégiques.
Tous les instruments et mécanismes politiques, administratifs et juridiques conçus par les démocraties occidentales, par la communauté internationale, et même ceux des pays en développement se voient instrumentalisés, pervertis, souillés et avilis par le régime algérien sous perfusion. Toute une martingale mise en œuvre au seul objectif de déstabiliser le Maroc. Tout devrait se plier à la lecture du monde erronée et périmée d’Alger. Plus grave ! Cet activisme au service d’une marocophobie maladive affecte aujourd’hui les juridictions. En Espagne, en France, en Angleterre et tout récemment au Luxembourg, les tribunaux sont infiltrés par des parasites qui ne jurent que par l’argent algérien pour nuire à tout projet ou initiative touchant de près ou de loin le Maroc.
En Europe, les coordinations, les associations et les groupements à la solde d’Alger ne se comptent plus. Leurs adhérents, dont la plupart ne sait même pas situer le Maroc sur une carte, n’hésitent pas à jeter l’opprobre sur le Royaume chaque fois que l’occasion se présente pour justifier leur activisme auprès d’Alger.
Au parlement européen, les affidés d’Alger réussissent parfois, à coups de manigances et de pressions diverses, à faire passer des textes insensés et scabreux pour justifier les notes de frais payés au détriment du pauvre contribuable algérien. Ces textes, souvent vantés comme des victoires contre le Maroc, finissent par être rangés à jamais dans les tiroirs sans suites, ni incidence, ni effet.
En Suède, par exemple, c’est la jeunesse du parti Social Démocrate qui était la cible des tentacules d’Alger. Devenus plus tard des députés, les ex jeunes de cette formation politique, qui étaient souvent invités à Tindouf, sont devenus des fervents défenseurs de la thèse séparatiste et ont voulu pousser le gouvernement suédois à reconnaitre la fantomatique ‘’rasd’’. Cette bavure stratégique a été évitée de justesse à la Suède par le Maroc à la faveur d’une mobilisation tous azimuts et par la force des arguments historiques, politiques et juridiques mis en avant par la diplomatie marocaine officielle et parallèle.
Toutes les instances sont passées au peigne fin par Alger. Un véritable ‘’jihad juridico-politique’’ mené contre le Maroc et ses institutions, sans compter une presse et des médias algériens entièrement mobilisés pour s’inscrire dans un antimarocanisme pathologique érigé en doctrine par le système.
Pas moins de six articles par jour est la moyenne de production dédiée au thème ‘’Maroc’’ sur les colonnes de la presse algérienne, sans parler de la production des confrères de l’APS et de son pendant propagandiste la fameuse ‘’SPS’’, des chaines de télévision, des sites internet et de la radio.
La persistance dans cette ‘’croisade’’ antimarocaine sans répit figure d’ailleurs parmi les résolutions des dirigeants algériens pour l’année à venir. Tel qu’annoncé par l’APS, ils promettent, par polisario interposé, d’autres campagnes plus venimeuses contre le Maroc.
L’Algérie sature tous les agendas avec ses maoeuvres. Elle ne désespère pas malgré les échecs qu’elle essuie à répétition et la conviction partagée par la communauté internationale qu’il n’y aura jamais un Etat factice au Maghreb, que le Maroc met sur la table une proposition ‘’sérieuse, crédible et réaliste’’ qui sortira la région de la léthargie et qui garantit la sécurité régionale et l’intégration économique.
Que d’argent occulte versé, que de ballets diplomatiques, que d’instances manipulées, le régime d’Alger isolé et moribond, aveuglé par l’ambition démesurée de s’ériger en puissance régionale n’obtiendra pas gain de cause.
Le Maroc, lui, serein et confiant, fort de ses choix démocratiques, de ses institutions et de ses acquis économiques, qui profitent à tous ses citoyens sans exclusive de Tanger à Lagouira, restera mobilisé et vigilant pour atteindre ses objectifs de développement et mettre en échec les combines ourdies contre son intégrité territoriale, avec le soutien de ses partenaires du Sud comme du Nord et pourquoi pas par de nouvelles alliances.

Par Adil Zaari Jabiri

18/12/2015