Au moment où le président et les membres du conseil municipal de Laâyoune recevaient l’adjoint du rapporteur spécial de l’Union européenne (UE) pour les droits de l’Homme, Jonathan Lis, en visite à Laâyoune où il avait pris contact avec de nombreux acteurs associatifs et politiques de la région qui ont tous réitéré que l’unique solution au problème du Sahara consiste en l’application de la proposition marocaine d’autonomie et de régionalisation avancée, M’Hamed Khadad qui assure la mission de coordination avec la Minurso, en plus d’être l’un des hommes de confiance de Mohamed Abdelaziz, déclarait: «Le Front Polisario est en train de chercher les moyens à même de lui permettre l’exploitation des ressources naturelles des territoires libérés du Sahara occidental», (sic). 

Gisements chimériques sur territoires inexistants

 

Le même Khadad avait présidé  les 7 et 8 mars derniers, la délégation du Polisario à la réunion de Londres, avec les représentants de «sociétés pétrolières britanniques» qui avaient soumissionné l’offre de licences de pétrole et de gaz sur le littoral du Sahara marocain, lancé le 17 mai 2005. Une année plus tard, le Front signait neuf «accords» avec des «compagnies internationales». 

M’Hamed Khadad, natif d’Atar en Mauritanie, a avancé que le Front avait signé un projet de contrat avec une firme australienne, dont il a, sans surprise, tu le nom, pour le lancement des travaux de recherche de gisements de fer, or et uranium dans lesdites régions. Ce contrat «ne sera opérationnel, lance-t-il, pince-sans-rire, qu’après l’adoption par le conseil national (pseudo-parlement du  Polisario), de la loi sur les mines, en cours d’examen». 

Rappelons qu’en 2006, le Polisario avait lancé un tout aussi fantasmagorique appel d’intérêt pour la recherche de pétrole on shore, suscitant étonnement et dérision. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Mohamed Benaïssa avait adressé une lettre au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, dans laquelle il lui expliquait que  «la zone tampon qui a été conservée entre le mur de sécurité et la frontière avec l’Algérie était destinée à atténuer les tensions entre les deux pays et à éviter tout risque d’escalade et il n’a jamais été question de consacrer une division du territoire ou de légitimer la notion de “territoire libéré”, puisqu’il s’agissait d’une zone tampon inhabitée».A noter que le Polisario considère que les territoires si prétendument libérés sont au nombre de huit :Aghouinit, qui abrite un siège de la Minurso, Amgala, Bir Tirissit, Douguej, M’Hairiz, un autre siège de la Minurso y est installé, Mijek, Zoug et le plus connu de la liste, Tifarity. 

Et pour des dirigeants mercenaires qui, sans scrupules, exploitent à leur profit, les aides internationales destinées aux pauvres séquestrés des camps de la honte, l’attrait du pétrole, de l’or, ou de l’uranium … (rien que ça !), bien que trop hypothétiques, et sur des «territoires» non moins hypothétiques doit leur permettre de caresser bien d’autres rêves de s’engraisser.

Ahmadou El Katab

 

02/09/2013